Affaires courantes

Affaires courantes est le bulletin d'information mensuel d'Électricité Canada qui présente les efforts de représentation, les réussites des membres et les nouvelles concernant le secteur.

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Nouvelles 80 - août 2025

La fiabilité de la distribution

Le Comité de la fiabilité de la distribution d’Électricité Canada a récemment publié son rapport annuel. Le document renferme des données sur les interruptions de courant survenues en 2024. Il précise la durée de la panne moyenne, sa fréquence et bien plus! Affaires courantes a rencontré Dan Gent, directeur du transport et de la fiabilité, pour en savoir plus sur les effets de ces interruptions sur le client.
À quoi servent les données sur la fiabilité que renferme ce rapport?

Quand on y pense, c’est comme si c’était un rapport de référence. Un service public peut consulter le rapport et comparer sa performance à celle de tous les participants qui siègent au Comité de la fiabilité de la distribution d’Électricité Canada. Grâce au rapport, on peut savoir quels facteurs sont le plus en cause, par entreprise, lorsque survient une panne.
Lorsqu’on sait ce qui cause la plupart des pannes (arbres, météo, animaux, etc.), on peut déterminer comment utiliser ses ressources. Le rapport montre des tendances croissantes et permet aux services publics de justifier, dans leurs demandes tarifaires, la hausse de leurs investissements d’immobilisations.

Pourriez-vous décrire les indicateurs nationaux et ce qu’ils représentent?

Il y a plusieurs indicateurs nationaux, mais je vais parler des plus populaires, soit SAIDI et SAIFI. Ce sont des normes mondiales. Donc, si vous allez en France, au Brésil ou en Allemagne, ils mesurent tous la performance de cette manière. Les gouvernements et les organismes de réglementation s’en servent aussi pour déterminer la performance du système d’électricité.

SAIDI, c’est l’acronyme de System Average Interruption Duration Index. Cet indice correspond au nombre de minutes pendant lesquelles le client moyen manque de courant.

SAIFI, c’est l’acronyme de System Average Interruption Frequency, c’est-à-dire, le nombre d’occasions où les clients ont manqué d’électricité.

Pour avoir une vision d’ensemble, on calcule l’indice CAIDI (Customer Average Interruption Duration Index). À l’échelle nationale, il s’agit du nombre d’heures pendant lesquelles un seul client moyen a manqué d’électricité.

Le rapport de cette année comportait-il des faits amusants?

Depuis quelques années, les arbres ont été la première cause des interruptions de courant. En termes de durée des pannes, ils arrivent en première place à 33 % en 2024. Si un arbre tombe sur une ligne électrique, c’est une question de sécurité : il faut mettre la ligne électrique hors tension et s’assurer que la zone est sécuritaire pour que le service public puisse l’enlever. Il faut aussi tenir compte des débris provenant de l’arbre et des choses qu’il a frappées en tombant, en plus d’identifier les arbres tombés ou qui sont sur le point de tomber. Les chutes d’arbres ne se produisent pas seulement pendant les tempêtes. Il tombe aussi des branches lorsque le ciel est bleu. Replacer la ligne électrique et rétablir le courant prend un peu plus de temps.

Aussi, en 2024, 15 % des pannes ont été causées par un bris d’équipement. Aujourd’hui, les vents violents et les tempêtes de verglas sont plus fréquents, ce qui use l’équipement et les infrastructures plus rapidement. Combien de fois une ligne ou un poteau de distribution peuvent-ils résister à des vents de 120 km/h? Ou combien de fois une ligne électrique peut-elle supporter deux tonnes de glace avant de se rompre? Elle pourrait peut-être rester intacte la première fois, mais après trois fois, elle se brisera.

Les données montrent donc que nous devons penser à l’âge de l’équipement et à son usure d’année en année.

Si le réseau électrique est fiable 99,9286 % du temps, comment se fait-il que des personnes soient privées de courant pendant des semaines, et d’autres, pendant seulement quelques minutes?

Eh bien, l’indice de fiabilité est calculé en fonction de la population totale. On fait la somme des heures de pannes et des heures où les gens sont branchés au réseau électrique.

Vous êtes branché au réseau électrique 8 760 heures par année, mais vous pouvez subir une panne d’un mois. Alors, on divise les 720 heures du mois par 8 760, ce qui correspond en fait à moins de 10 %. Lorsqu’on inverse les choses, la disponibilité ou la fiabilité du branchement au réseau correspond en réalité à 92 %.

On tient compte de TOUTE la population et de CHAQUE panne, qu’elle dure une minute ou une semaine, sur 8 760 heures. Pour le client touché, l’impact est important. Mais du point de vue de la disponibilité du système, c’est très peu.

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Nouvelles 79 - juillet 2025

Chaque ligne compte — célébrons la Journée nationale de reconnaissance des monteurs de lignes!

Chaque année, le 10 juillet, Électricité Canada rend hommage aux monteurs de lignes de tout le pays, qui travaillent sans relâche à s’assurer que l’électricité se rend dans nos foyers, nos écoles, nos hôpitaux et nos entreprises. Ces hommes et ces femmes spécialisés installent et entretiennent le réseau électrique d’un littoral à l’autre et réparent une infrastructure essentielle à notre réception d’électricité. Affaires courantes a rencontré Fatima Khan, graphiste à Électricité Canada, pour en savoir plus sur la campagne « Chaque ligne compte » dans les médias sociaux.

Bonjour, Fatima, et merci d’avoir accepté de nous rencontrer! Parle-nous un peu de la Journée nationale de reconnaissance des monteurs de lignes et explique-nous pourquoi elle est importante.

Électricité Canada célèbre chaque année la Journée nationale de reconnaissance des monteurs de lignes le 10 juillet. Nous reconnaissons ainsi l’engagement des monteurs de lignes de tout le pays qui s’assurent que notre quotidien continue d’être énergisé. Ces hommes et femmes travaillent souvent dans un milieu dangereux et dans des conditions météorologiques extrêmes. En plus de tâcher de rétablir le courant, ils doivent travailler de façon sécuritaire et efficacement en équipe. Je crois que c’est important de leur témoigner reconnaissance et respect pour le rôle central qu’ils jouent dans notre secteur de l’électricité.

Pourquoi le slogan « Chaque ligne compte » et comment l’as-tu trouvé?

C’était pour la campagne de médias sociaux de l’an dernier que j’ai trouvé ce slogan. J’avais déjà emprunté la voie de l’illustration l’année d’avant et je voulais rester sur cette voie. Mais pour varier un peu, j’ai décidé d’inclure de l’animation pour rendre les choses plus interactives et intéressantes.

J’ai décidé de dresser un trait continu pour illustrer des monteurs de lignes et j’ai regardé différentes manières de l’animer, afin que notre auditoire voie l’image du début à la fin. C’est de là qu’est venu « Chaque ligne compte ». L’idée, c’est que si une ligne électrique est coupée, des gens et des services sociaux importants sont sans électricité. Le monteur de lignes fait tout ce qu’il peut pour que les lignes restent connectées.

Quel type de contenu peut-on s’attendre à voir dans nos chaînes de médias sociaux pendant la campagne de cette année et comment Électricité Canada tente-t-elle d’impliquer ses membres?

Le contenu qu’on peut s’attendre à voir dans nos chaînes (LinkedIn, Facebook et Instagram) cette année est certaines des belles illustrations linéaires et animations de l’an dernier. Parmi les quatre illustrations que nous avons affichées, signalons que deux sont tirées de photos reçues de nos entreprises membres. Comme nous avons reçu de bons commentaires l’an dernier, nous avons communiqué avec nos membres pour leur demander de nous soumettre des photos de leurs employés qu’ils aimeraient voir illustrer, que ce soit un monteur de lignes sur un poteau électrique, un camion-nacelle ou une tour de transport, ou une photo d’une équipe sur le terrain. Dans cette campagne, nous voulons représenter le plus grand nombre possible de nos membres et montrer à tout le monde les gens dans les coulisses qui composent le secteur de l’électricité.

Nous avons entendu parler d’un cahier d’activités sur le thème des monteurs de lignes. Peux-tu nous en parler?

Oui! En plus des illustrations et des animations, nous voulions trouver une autre idée pour les mettre en valeur. Julia, notre vice-présidente des communications, a pensé au cahier d’activités. Dans ce cahier, il y aura des pages à colorier, des mots croisés, des mots mystères et des « relie les points », le tout en conformité avec le thème de la Journée nationale de reconnaissance des monteurs de lignes. Nous allons imprimer le cahier et en envoyer des exemplaires à nos membres, en plus de leur remettre le fichier électronique pour qu’ils puissent le faire parvenir à des collègues, à des amis et à des membres de leur famille. C’est un projet créatif qui permet de nouer un lien avec les jeunes pour les inspirer au sujet de l’industrie qui électrise leur monde.

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Nouvelles 78 - juin 2025

Figures de l’industrie donne le coup d’envoi au Mois national de l’électricité

Électricité Canada annonce avec fierté les lauréats du deuxième prix annuel Figures de l’industrie. Le prix met en valeur le travail de six personnes de partout au pays qui se sont distinguées dans le secteur par leur leadership et leur innovation. Dans le cadre du Mois national de l’électricité en juin, Électricité Canada racontera leurs histoires inspirantes dans tous les médias sociaux. Affaires courantes a rencontré Graeme Burk, directeur des communications d’Électricité Canada, pour découvrir ce qui rend le prix de cette année spécial.

Bonjour, Graeme, et merci d’avoir accepté de nous rencontrer. Qu’est-ce que le prix Figures de l’industrie et pourquoi est-il important pour notre secteur?

Le prix Figures de l’industrie est une nouvelle distinction lancée l’an dernier pour répondre à un besoin au sein de notre association. Nous avions tendance à remettre des prix à des entreprises. Le secteur se compose peut-être d’entreprises, mais il comporte aussi des personnes. Elles représentent un éventail de rôles, allant du service à la clientèle au travail sur les lignes, en passant par les cadres supérieurs.

Nous voulions un prix qui représente toute la gamme de ce qui se fait dans le secteur de l’électricité et des personnes qui le composent. D’où le prix Figures de l’industrie.

Qui sont les Figures de l’industrie de cette année?

Cette année, nous avons un groupe de lauréats incroyables. Ils représentent à peu près tous les domaines du secteur de l’électricité.
Il y a deux ingénieurs qui font un travail très, très similaire, mais différent.

Mohamed ElNohazy, de la SIERE, s’occupe d’électromagnétique transitoire et est à la fine pointe de la modélisation dans ce domaine. C’est un processus qui va aider les technologies d’électricité intermittente comme les énergies renouvelables à intégrer le réseau électrique de manière plus fiable.

En Nouvelle-Écosse, Joy Brake s’occupe de la stratégie qui vise à mettre fin d’ici 2030 à la production au charbon dans sa province. Elle connaît les secrets du métier et a appris pendant sa carrière en planification des systèmes des choses utiles pour réaliser cet objectif.

En Saskatchewan, Dan Irvine est spécialiste de l’approvisionnement. Il est à l’avant-garde des chaînes d’approvisionnement et s’assure qu’elles se répercutent favorablement sur les collectivités locales et les communautés autochtones.

Et puis, il y a Jeff, ingénieur des lignes électriques, qui a laissé sa trace dans un domaine auquel je n’avais jamais réfléchi. Il a vu des lacunes dans la sécurité des monteurs de lignes et a trouvé une façon d’y remédier. Il a remarqué que ces travailleurs utilisaient des cordes d’escalade, ce qui n’est pas l’idéal dans un environnement énergisé. Il a donc créé des cordes qui conviennent mieux à un milieu électrique, ce qui est plutôt incroyable!

Sandra Haskins, chef des finances à Capital Power, excelle dans les marches de capitaux et a amassé 3 milliards de dollars pour des projets d’infrastructures.

Et la dernière, mais non la moindre, Jennifer Williams, PDG à Hydro Terre-Neuve-et-Labrador. Elle a réussi à faire signer une entente qui, essentiellement, va changer du tout au tout le développement hydroélectrique au Labrador et au Québec.

C’est donc un excellent groupe qui représente tous les volets du secteur, toutes les régions du pays, et qui montre la vaste de gamme de talents que nous avons dans le secteur de l’électricité.


Électricité Canada en est à sa deuxième édition du prix Figures de l’industrie. Comment cette année se distingue-t-elle de 2024?

Pour être franc, nous avons moins paniqué! Je crois qu’il est intéressant d’inventer quelque chose, puis de se demander comment les lauréats seront choisis, comment les réunir, comment créer le contenu pour les médias sociaux à l’occasion du Mois national de l’électricité, etc. Cette année, nous n’avions plus à nous poser ces questions dans l’ensemble, alors nous n’avions qu’à exécuter le projet.

Cette année, la remise des prix s’est faite pendant une réception dans le hall d’entrée du siège social d’Électricité Canada à Ottawa et c’était vraiment beau et significatif. Je crois que les gagnants s’y sont sentis vraiment très appréciés et c’était très bien.

Je crois que nous sommes arrivés à bien comprendre que le tout consiste à produire une campagne de médias sociaux pour le Mois national de l’électricité. Nous voulons seulement faire de ce mois le meilleur possible pour le secteur de l’électricité. C’est dans cette optique que nous avons administré le programme des prix de cette année et nous allons obtenir de bons résultats à cause de cela.

À quoi va ressembler le Mois national de l’électricité?

Eh bien, il y aura beaucoup d’excellent contenu! Nous avons des publications pour Instagram, pour LinkedIn, pour YouTube ; nous avons du contenu pour les médias aussi. Nous avons de la matière sur des personnes vraiment excellentes qui ont une merveilleuse perspective. Alors, allez dans nos chaînes de médias sociaux pour voir ce qu’il y a. Je crois que le mois vous réserve de belles surprises.

Pour en savoir plus sur nos lauréats des prix Figures de l’industrie, consultez notre site Web.

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Nouvelles 77 - mai 2025

Atténuer le risque d’investissement par la réglementation économique

Le forum annuel d’Électricité Canada sur la réglementation réunit des experts de tout le secteur de l’électricité et porte sur les pratiques exemplaires et les grands enjeux de la réglementation de l’électricité. Ayant pour thème « gérer et atténuer le risque d’investissement dans notre avenir énergétique », le forum de cette année traitera des défis et des possibilités de l’agrandissement de notre réseau électrique. Affaires courantes a rencontré Joe McKinnon, gestionnaire de la réglementation et des normes économiques à Électricité Canada, pour en savoir davantage.

Bonjour Joe, et merci d’avoir accepté de nous rencontrer. Parlez-nous du forum annuel sur la réglementation et de ce qu’il réserve aux participants cette année.

Le forum se tient immédiatement après un congrès annuel CAMPUT, qui met en évidence les défis que pose la réglementation pour l’industrie des services publics. Cela permet à Électricité Canada de mettre en valeur nos propres solutions de réglementation économique du secteur de l’énergie. Nous voulons diffuser un message cohésif qui s’accompagne de stratégies pour la réforme de la réglementation économique et comporte des mesures à prendre pour renforcer le secteur dans le futur. Cette année, nous aurons d’excellentes tables rondes sur trois volets distincts de notre thématique : l’électrification et la croissance de la charge, l’adaptation climatique et la résilience. Nous voulons connaître l’avis de nos services publics membres, mais aussi de nos fournisseurs et d’autres acteurs de l’industrie.

Pendant le forum, nous lançons notre rapport annuel sur la réglementation, qui a pour thème le risque et l’incertitude entourant l’investissement dans notre avenir énergétique.

Pourquoi le thème de cette année est-il si important?

Le thème de cette année est important parce que les politiques et la politique dans le monde, au pays et dans les provinces apportent tant d’incertitude aux marchés et aux chaînes d’approvisionnement.

En ce moment, la charge ne cesse d’augmenter. Cette tendance devrait se poursuivre dans un avenir prévisible dans certains territoires et provinces. Il faut investir beaucoup pour accommoder cette croissance et l’électrification future. À mesure que le réseau électrique prend de l’expansion et change, les préférences du client changent aussi et la modernisation du réseau fait partie intégrante de ce paysage. Cela exige des dépenses d’exploitation et d’immobilisations, mais certaines de nos structures de réglementation ne sont pas conçues pour optimiser les mesures qui incitent à investir.

Quant à l’adaptation climatique et à la résilience, il y a des tempêtes et des incendies de forêt. En somme, le risque climatique augmente. Il faut investir pour assurer au cours des prochaines décennies l’abordabilité de l’électricité pour le client, la résilience etla fiabilité, de même que la sécurité et la durabilité du réseau électrique.

Quelles sont les trois grandes difficultés auxquelles se butent les investisseurs?

Le premier défi, c’est que les décideurs, les organismes de réglementation et les services publics ne sont pas sur la même page lorsqu’il s’agit d’assurer à long terme l’adéquation des ressources, la résilience du réseau électrique, la fiabilité et la sécurité. Par ailleurs, l’électricité doit demeurer abordable pour le consommateur. Nous devons trouver le juste équilibre entre tous ces facteurs.

Le deuxième défi, c’est que les organismes de réglementation ne fournissent pas assez d’orientation, de flexibilité et de mesures qui incitent à investir pour réaliser les objectifs sectoriels et stratégiques. Dans l’ensemble, la croissance de la charge prévue est une source d’incertitude. Nous savons qu’il y a une croissance, mais nous ne savons pas comment elle évoluera ni où investir. Ce sont d’importantes questions à résoudre. Pendant ce temps, les politiques n’ont plus les mêmes répercussions qu’auparavant. À mesure que changent les administrations, d’anciennes politiques cèdent la place à de nouvelles, et cela aussi contribue à l’incertitude généralisée.

Enfin, il y a aussi une incertitude commerciale. Et nous avons commencé à rédiger ce rapport bien avant les problèmes commerciaux actuels! Dans l’ensemble, investir dans l’industrie pose des défis.

Même si l’organisme de réglementation n’a pratiquement pas de contrôle sur ces facteurs, la réglementation économique peut aider à réduire au minimum ces répercussions sur le risque dans son ensemble.

Pendant le forum, le nouveau rapport « Réglementation et risque : surmonter l’incertitude » sera lancé. Que voulez-vous que ses lecteurs en retirent?

Il n’est pas nécessaire de changer du tout au tout le cadre de réglementation actuel des services publics. Les réformes peuvent se faire sans l’intervention officielle des décideurs ou du gouvernement. Elles sont essentielles pour réduire l’incertitude et le risque et pour permettre les investissements nécessaires afin d’assurer la fiabilité, la sécurité et la durabilité ces prochaines décennies.

L’organisme de réglementation a à sa disposition une série d’outils et de mesures pour améliorer les choses. Leur application peut varier selon l’organisme dont il s’agit, mais l’objectif est de réduire l’hésitation et l’incertitude. Même si aucun organisme de réglementation n’adoptera tous ces outils, chacun trouvera son compte dans ce rapport. De petits changements peuvent avoir un impact durable.


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Nouvelles 76 - avril 2025

Propulser la production

Le Conseil de la production d’Électricité Canada s’est réuni à Ottawa pour discuter de la création d’un réseau électrique plus fiable pour les Canadiens. Les membres se sont penchés sur les pratiques exemplaires, les défis à relever et les possibilités à saisir dans ce grand projet. Première étape? Bâtir plus! Nous avons rencontré Brittany Botting, directrice de la production à Électricité Canada, pour en savoir davantage.

Bonjour Brittany, et merci d’avoir accepté de nous rencontrer! Comment le Canada peut-il se préparer à la future croissance de la charge?

Nous sommes dans une période de croissance : je pense à une population et au nombre de logements qui sont à la hausse, à l’électrification industrielle, à la prolifération de l’intelligence artificielle et des véhicules électriques. Et ce n’est là qu’une partie du portrait! La croissance de la charge nécessitera qu’on bâtisse plus d’infrastructure électrique plus rapidement que jamais. On estime à 55 milliards de dollars, au bas mot, les sommes que nous devrons investir chaque année dans nos réseaux électriques pour continuer de répondre à la demande.

Mais pour investir à ce rythme et à cette échelle, les bailleurs de fonds veulent plus de sécurité. Les gouvernements canadiens doivent faire sauter les obstacles à la construction et s’assurer que les règles sont claires, prévisibles et pratiques. Ils devraient chercher à stimuler les investissements au moyen, par exemple, de crédits d’impôt à l’investissement et de prêts avantageux et remboursables. De plus, il faut sensibiliser les éventuels investisseurs aux avantages d'investir dans des réseaux électriques aujourd’hui afin de bâtir un système énergétique plus propre, plus résilient et plus sûr, épine dorsale de notre future économie.

Quels sont les plus grands obstacles à une hausse de la production d’électricité au Canada?

Le défi pour nos membres consiste à trouver le juste équilibre entre abordabilité, fiabilité et durabilité. On se base sur de nombreux facteurs avant de décider d’investir et il peut y avoir des obstacles à chaque étape. Avant de jeter la première pelletée de terre, il faut réaliser quelques prouesses :

Capital – Les projets de production peuvent comporter de longs délais et sont extrêmement couteux. Une entreprise doit obtenir les capitaux nécessaires avant d’investir.

Réglementation – Les nouveaux projets de production électrique doivent passer plusieurs évaluations et obtenir plus d’un permis avant d’être entamés.

Technologie – Certaines technologies de production ont pignon sur rue, mais d’autres sont des nouvelles venues. Elles arrivent avec un cortège de questions techniques et logistiques à résoudre avant d’aller de l’avant.

Accord social – Les nouveaux projets de production électrique sont des projets d’infrastructure gigantesques auxquels il faut rallier les collectivités locales et les groupes autochtones.
Logistique – Les retards dans la chaîne d’approvisionnement et les pénuries de personnel généralisés dans le secteur doivent être tenus en compte.

Comment les membres d’Électricité Canada relèvent-ils ces défis?
À notre dernière réunion du Conseil de la production, j’ai été vraiment frappée par le fait que nos membres collaborent beaucoup pour résoudre certains de ces problèmes. Ainsi, notre représentant de la Société d’énergie du Yukon a expliqué que son organisme a pu participer à une commande de composantes essentielles passée par ATCO pour avancer dans la file d’attente de l’approvisionnement. De même, mais à une échelle beaucoup plus grande, le nouveau protocole d’entente de Churchill Falls stimule la collaboration sur plusieurs plans entre Hydro-Québec et Hydro Terre-Neuve-et-Labrador, avec pour résultat une capacité accrue dans les deux provinces.

Pourquoi la sécurité énergétique est-elle aussi importante et que devons-nous faire pour que le Canada l’atteigne?
L’électricité est la base de tout ce que nous faisons et les Canadiens tiennent si souvent pour acquis qu’en activant un interrupteur, ils allumeront la lumière. Préserver cette certitude pour les familles et l’entreprise en toute circonstance signifie, à mon avis, avoir une sécurité énergétique.
Le réseau électrique nord-américain a accru notre sécurité énergétique depuis des décennies. Mais les menaces qui proviennent des États-Unis pourraient perturber le commerce électrique intégré de nos deux pays. Les Canadiens ont dû s’arrêter pour réévaluer l’état de nos systèmes énergétiques.
Face aux menaces que subit le système, nous devons renforcer notre capacité énergétique nationale pour garantir notre résilience actuelle et future. Pour commencer, nous devons bâtir afin de répondre à une future demande en électricité qui est garantie. Nous pourrions aussi en profiter pour voir grand et nous montrer créatifs face aux problèmes épineux de secteur. Par exemple, serait-il possible de fabriquer en sol canadien des composantes essentielles de l’électricité? Si oui, comment pourrions-nous y parvenir? Aussi, demandons-nous si le branchement est-ouest serait possible.

Remplis l’espace vide – Le secteur de l’électricité doit _____________ ces 10 prochaines années.
bâtir plus d’infrastructure électrique.

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Nouvelles 75 - mars 2025

Énergiser les talents

Dans le secteur de l’électricité, la croissance de la main-d’œuvre pose des défis. Sont en cause des pénuries de personnel, une main-d’œuvre vieillissante et l’évolution rapide des compétences recherchées. Avec la hausse de la consommation et de la demande énergétiques, le secteur tente d’attirer ses atouts les plus précieux – les gens. Nous avons rencontré Natasha Honey, gestionnaire de la sécurité et des ressources humaines à Électricité Canada, pour en discuter dans le cadre de sa nouvelle table ronde intitulée « Énergiser les talents ».

Bonjour, Natasha, merci d’avoir accepté de nous rencontrer. À quoi la première table ronde Énergiser les talents a-t-elle ressemblé?

La première table ronde a eu lieu le 26 février. C’était la première d’une série de conversations approfondies, mais ciblées sur les défis que pose la main-d’œuvre dans le secteur de l’électricité. Elle a porté sur la collaboration entre le gouvernement et l’industrie. Nous avons abordé l’impact des politiques actuelles sur le marché du travail, les éventuelles améliorations à apporter et la manière dont l’industrie et le gouvernement pourraient renforcer leur collaboration pour répondre aux demandes de main-d’œuvre.

Notre objectif était de tracer la voie à suivre, d’arriver à une compréhension commune des principaux défis et de trouver d’éventuelles mesures à prendre. Ce type d’échanges servira idéalement à jeter les bases d’un dialogue continu et d’une planification plus stratégique de la main-d’œuvre.

Qui était présent?

Nous avons réuni des dirigeants de tout le secteur de l’électricité, de la fonction publique et d’organisations syndicales afin d’avoir des perspectives diversifiées.

Des délégués de Ressources humaines, industrie électrique du Canada et du Congrès du travail du Canada étaient à la table. Du côté de nos membres, nous avons accueilli des représentants de Hydro One et d’Ontario Power Generation. Emploi et Développement social Canada a délégué des membres de son personnel, tout comme l’Université d’Ottawa, la Toronto Metropolitan University et la Fraternité internationale des ouvriers en électricité.

Quels sont certains des défis que pose la main-d’œuvre dans le secteur énergétique?

L’un des défis les plus urgents à relever est la pénurie de main-d’œuvre. D’ici 2028, selon des études sur le marché du travail, notre secteur devrait être à court de plus de 20 000 travailleurs. De plus, 17 % de la main-d’œuvre actuelle est censé prendre sa retraite bientôt. Ainsi, la main-d’œuvre est gravement déstabilisée et la planification de la relève devient très difficile.

En revanche, notre secteur évolue à la vitesse de l’éclair. Les nouvelles technologies abondent : production d’hydrogène, systèmes réseau avancés, énergies renouvelables intégrées, etc. Ces technologies nécessitent des compétences que les travailleurs actuels ne possèdent pas. La formation ne suit pas la cadence.

Pour ce qui est des dossiers plus complexes, nous parlons de programmes gouvernementaux qui visent à faire sauter les obstacles administratifs à la croissance de la main-d’œuvre nécessaire pour répondre aux besoins du secteur.

Quelles possibilités la main-d’œuvre du secteur de l’électricité offre-t-elle?

Je crois qu’il y a beaucoup de place à l’amélioration en ce qui a trait à la collaboration publique-privée, thème de la première table ronde. En collaborant, nous pouvons nous assurer que nos politiques et nos programmes de ressources humaines répondent mieux aux besoins du secteur et aident à réduire les pénuries de main-d’œuvre. Nous voulons que le soutien de la main-d’œuvre et de la formation soit plus accessible et souhaitons tracer des cheminements plus clairs pour les personnes qui entrent dans le secteur et qui y évoluent.

Autre avenue à explorer, de nouvelles données et informations permettent de prévoir les travailleurs et les compétences recherchés. Cela facilite une planification plus stratégique de la main-d’œuvre.

De plus, nous pouvons attirer des travailleurs sous-représentés dans le secteur de l’électricité, comme les nouveaux arrivants, les femmes et les Autochtones. Nous pouvons vraiment diversifier l’industrie, projet que je trouve très motivant.

Selon toi, qu’est-ce que les participants peuvent retirer de ces conversations?

J’aimerais que tout le monde reparte en comprenant mieux comment le gouvernement et l’industrie peuvent collaborer davantage pour relever les défis de main-d’œuvre. Plutôt que de donner des normes à suivre, ce que nous voulons avec cette table ronde, c’est découvrir les domaines où nous pouvons apporter plus de soutien et jeter les bases d’éventuelles interventions. En fait, nous espérons lancer ainsi une conversation ouverte qui se poursuivra à mesure que le secteur évoluera.

As-tu des idées pour la prochaine table ronde?

Elle portera probablement sur notre collaboration avec des établissements d’enseignement de tous les nouveaux pour attirer et retenir des talents. Nous voulons que les élèves et les étudiants comprennent le fonctionnement de l’industrie et qu’ils sachent qu’ils peuvent y faire une longue et fructueuse carrière. C’est très important.

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