Affaires courantes

Affaires courantes est le bulletin d'information mensuel d'Électricité Canada qui présente les efforts de représentation, les réussites des membres et les nouvelles concernant le secteur.

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Nouvelles 79 - juillet 2025

Chaque ligne compte — célébrons la Journée nationale de reconnaissance des monteurs de lignes!

Chaque année, le 10 juillet, Électricité Canada rend hommage aux monteurs de lignes de tout le pays, qui travaillent sans relâche à s’assurer que l’électricité se rend dans nos foyers, nos écoles, nos hôpitaux et nos entreprises. Ces hommes et ces femmes spécialisés installent et entretiennent le réseau électrique d’un littoral à l’autre et réparent une infrastructure essentielle à notre réception d’électricité. Affaires courantes a rencontré Fatima Khan, graphiste à Électricité Canada, pour en savoir plus sur la campagne « Chaque ligne compte » dans les médias sociaux.

Bonjour, Fatima, et merci d’avoir accepté de nous rencontrer! Parle-nous un peu de la Journée nationale de reconnaissance des monteurs de lignes et explique-nous pourquoi elle est importante.

Électricité Canada célèbre chaque année la Journée nationale de reconnaissance des monteurs de lignes le 10 juillet. Nous reconnaissons ainsi l’engagement des monteurs de lignes de tout le pays qui s’assurent que notre quotidien continue d’être énergisé. Ces hommes et femmes travaillent souvent dans un milieu dangereux et dans des conditions météorologiques extrêmes. En plus de tâcher de rétablir le courant, ils doivent travailler de façon sécuritaire et efficacement en équipe. Je crois que c’est important de leur témoigner reconnaissance et respect pour le rôle central qu’ils jouent dans notre secteur de l’électricité.

Pourquoi le slogan « Chaque ligne compte » et comment l’as-tu trouvé?

C’était pour la campagne de médias sociaux de l’an dernier que j’ai trouvé ce slogan. J’avais déjà emprunté la voie de l’illustration l’année d’avant et je voulais rester sur cette voie. Mais pour varier un peu, j’ai décidé d’inclure de l’animation pour rendre les choses plus interactives et intéressantes.

J’ai décidé de dresser un trait continu pour illustrer des monteurs de lignes et j’ai regardé différentes manières de l’animer, afin que notre auditoire voie l’image du début à la fin. C’est de là qu’est venu « Chaque ligne compte ». L’idée, c’est que si une ligne électrique est coupée, des gens et des services sociaux importants sont sans électricité. Le monteur de lignes fait tout ce qu’il peut pour que les lignes restent connectées.

Quel type de contenu peut-on s’attendre à voir dans nos chaînes de médias sociaux pendant la campagne de cette année et comment Électricité Canada tente-t-elle d’impliquer ses membres?

Le contenu qu’on peut s’attendre à voir dans nos chaînes (LinkedIn, Facebook et Instagram) cette année est certaines des belles illustrations linéaires et animations de l’an dernier. Parmi les quatre illustrations que nous avons affichées, signalons que deux sont tirées de photos reçues de nos entreprises membres. Comme nous avons reçu de bons commentaires l’an dernier, nous avons communiqué avec nos membres pour leur demander de nous soumettre des photos de leurs employés qu’ils aimeraient voir illustrer, que ce soit un monteur de lignes sur un poteau électrique, un camion-nacelle ou une tour de transport, ou une photo d’une équipe sur le terrain. Dans cette campagne, nous voulons représenter le plus grand nombre possible de nos membres et montrer à tout le monde les gens dans les coulisses qui composent le secteur de l’électricité.

Nous avons entendu parler d’un cahier d’activités sur le thème des monteurs de lignes. Peux-tu nous en parler?

Oui! En plus des illustrations et des animations, nous voulions trouver une autre idée pour les mettre en valeur. Julia, notre vice-présidente des communications, a pensé au cahier d’activités. Dans ce cahier, il y aura des pages à colorier, des mots croisés, des mots mystères et des « relie les points », le tout en conformité avec le thème de la Journée nationale de reconnaissance des monteurs de lignes. Nous allons imprimer le cahier et en envoyer des exemplaires à nos membres, en plus de leur remettre le fichier électronique pour qu’ils puissent le faire parvenir à des collègues, à des amis et à des membres de leur famille. C’est un projet créatif qui permet de nouer un lien avec les jeunes pour les inspirer au sujet de l’industrie qui électrise leur monde.

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Nouvelles 78 - juin 2025

Figures de l’industrie donne le coup d’envoi au Mois national de l’électricité

Électricité Canada annonce avec fierté les lauréats du deuxième prix annuel Figures de l’industrie. Le prix met en valeur le travail de six personnes de partout au pays qui se sont distinguées dans le secteur par leur leadership et leur innovation. Dans le cadre du Mois national de l’électricité en juin, Électricité Canada racontera leurs histoires inspirantes dans tous les médias sociaux. Affaires courantes a rencontré Graeme Burk, directeur des communications d’Électricité Canada, pour découvrir ce qui rend le prix de cette année spécial.

Bonjour, Graeme, et merci d’avoir accepté de nous rencontrer. Qu’est-ce que le prix Figures de l’industrie et pourquoi est-il important pour notre secteur?

Le prix Figures de l’industrie est une nouvelle distinction lancée l’an dernier pour répondre à un besoin au sein de notre association. Nous avions tendance à remettre des prix à des entreprises. Le secteur se compose peut-être d’entreprises, mais il comporte aussi des personnes. Elles représentent un éventail de rôles, allant du service à la clientèle au travail sur les lignes, en passant par les cadres supérieurs.

Nous voulions un prix qui représente toute la gamme de ce qui se fait dans le secteur de l’électricité et des personnes qui le composent. D’où le prix Figures de l’industrie.

Qui sont les Figures de l’industrie de cette année?

Cette année, nous avons un groupe de lauréats incroyables. Ils représentent à peu près tous les domaines du secteur de l’électricité.
Il y a deux ingénieurs qui font un travail très, très similaire, mais différent.

Mohamed ElNohazy, de la SIERE, s’occupe d’électromagnétique transitoire et est à la fine pointe de la modélisation dans ce domaine. C’est un processus qui va aider les technologies d’électricité intermittente comme les énergies renouvelables à intégrer le réseau électrique de manière plus fiable.

En Nouvelle-Écosse, Joy Brake s’occupe de la stratégie qui vise à mettre fin d’ici 2030 à la production au charbon dans sa province. Elle connaît les secrets du métier et a appris pendant sa carrière en planification des systèmes des choses utiles pour réaliser cet objectif.

En Saskatchewan, Dan Irvine est spécialiste de l’approvisionnement. Il est à l’avant-garde des chaînes d’approvisionnement et s’assure qu’elles se répercutent favorablement sur les collectivités locales et les communautés autochtones.

Et puis, il y a Jeff, ingénieur des lignes électriques, qui a laissé sa trace dans un domaine auquel je n’avais jamais réfléchi. Il a vu des lacunes dans la sécurité des monteurs de lignes et a trouvé une façon d’y remédier. Il a remarqué que ces travailleurs utilisaient des cordes d’escalade, ce qui n’est pas l’idéal dans un environnement énergisé. Il a donc créé des cordes qui conviennent mieux à un milieu électrique, ce qui est plutôt incroyable!

Sandra Haskins, chef des finances à Capital Power, excelle dans les marches de capitaux et a amassé 3 milliards de dollars pour des projets d’infrastructures.

Et la dernière, mais non la moindre, Jennifer Williams, PDG à Hydro Terre-Neuve-et-Labrador. Elle a réussi à faire signer une entente qui, essentiellement, va changer du tout au tout le développement hydroélectrique au Labrador et au Québec.

C’est donc un excellent groupe qui représente tous les volets du secteur, toutes les régions du pays, et qui montre la vaste de gamme de talents que nous avons dans le secteur de l’électricité.


Électricité Canada en est à sa deuxième édition du prix Figures de l’industrie. Comment cette année se distingue-t-elle de 2024?

Pour être franc, nous avons moins paniqué! Je crois qu’il est intéressant d’inventer quelque chose, puis de se demander comment les lauréats seront choisis, comment les réunir, comment créer le contenu pour les médias sociaux à l’occasion du Mois national de l’électricité, etc. Cette année, nous n’avions plus à nous poser ces questions dans l’ensemble, alors nous n’avions qu’à exécuter le projet.

Cette année, la remise des prix s’est faite pendant une réception dans le hall d’entrée du siège social d’Électricité Canada à Ottawa et c’était vraiment beau et significatif. Je crois que les gagnants s’y sont sentis vraiment très appréciés et c’était très bien.

Je crois que nous sommes arrivés à bien comprendre que le tout consiste à produire une campagne de médias sociaux pour le Mois national de l’électricité. Nous voulons seulement faire de ce mois le meilleur possible pour le secteur de l’électricité. C’est dans cette optique que nous avons administré le programme des prix de cette année et nous allons obtenir de bons résultats à cause de cela.

À quoi va ressembler le Mois national de l’électricité?

Eh bien, il y aura beaucoup d’excellent contenu! Nous avons des publications pour Instagram, pour LinkedIn, pour YouTube ; nous avons du contenu pour les médias aussi. Nous avons de la matière sur des personnes vraiment excellentes qui ont une merveilleuse perspective. Alors, allez dans nos chaînes de médias sociaux pour voir ce qu’il y a. Je crois que le mois vous réserve de belles surprises.

Pour en savoir plus sur nos lauréats des prix Figures de l’industrie, consultez notre site Web.

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Nouvelles 77 - mai 2025

Atténuer le risque d’investissement par la réglementation économique

Le forum annuel d’Électricité Canada sur la réglementation réunit des experts de tout le secteur de l’électricité et porte sur les pratiques exemplaires et les grands enjeux de la réglementation de l’électricité. Ayant pour thème « gérer et atténuer le risque d’investissement dans notre avenir énergétique », le forum de cette année traitera des défis et des possibilités de l’agrandissement de notre réseau électrique. Affaires courantes a rencontré Joe McKinnon, gestionnaire de la réglementation et des normes économiques à Électricité Canada, pour en savoir davantage.

Bonjour Joe, et merci d’avoir accepté de nous rencontrer. Parlez-nous du forum annuel sur la réglementation et de ce qu’il réserve aux participants cette année.

Le forum se tient immédiatement après un congrès annuel CAMPUT, qui met en évidence les défis que pose la réglementation pour l’industrie des services publics. Cela permet à Électricité Canada de mettre en valeur nos propres solutions de réglementation économique du secteur de l’énergie. Nous voulons diffuser un message cohésif qui s’accompagne de stratégies pour la réforme de la réglementation économique et comporte des mesures à prendre pour renforcer le secteur dans le futur. Cette année, nous aurons d’excellentes tables rondes sur trois volets distincts de notre thématique : l’électrification et la croissance de la charge, l’adaptation climatique et la résilience. Nous voulons connaître l’avis de nos services publics membres, mais aussi de nos fournisseurs et d’autres acteurs de l’industrie.

Pendant le forum, nous lançons notre rapport annuel sur la réglementation, qui a pour thème le risque et l’incertitude entourant l’investissement dans notre avenir énergétique.

Pourquoi le thème de cette année est-il si important?

Le thème de cette année est important parce que les politiques et la politique dans le monde, au pays et dans les provinces apportent tant d’incertitude aux marchés et aux chaînes d’approvisionnement.

En ce moment, la charge ne cesse d’augmenter. Cette tendance devrait se poursuivre dans un avenir prévisible dans certains territoires et provinces. Il faut investir beaucoup pour accommoder cette croissance et l’électrification future. À mesure que le réseau électrique prend de l’expansion et change, les préférences du client changent aussi et la modernisation du réseau fait partie intégrante de ce paysage. Cela exige des dépenses d’exploitation et d’immobilisations, mais certaines de nos structures de réglementation ne sont pas conçues pour optimiser les mesures qui incitent à investir.

Quant à l’adaptation climatique et à la résilience, il y a des tempêtes et des incendies de forêt. En somme, le risque climatique augmente. Il faut investir pour assurer au cours des prochaines décennies l’abordabilité de l’électricité pour le client, la résilience etla fiabilité, de même que la sécurité et la durabilité du réseau électrique.

Quelles sont les trois grandes difficultés auxquelles se butent les investisseurs?

Le premier défi, c’est que les décideurs, les organismes de réglementation et les services publics ne sont pas sur la même page lorsqu’il s’agit d’assurer à long terme l’adéquation des ressources, la résilience du réseau électrique, la fiabilité et la sécurité. Par ailleurs, l’électricité doit demeurer abordable pour le consommateur. Nous devons trouver le juste équilibre entre tous ces facteurs.

Le deuxième défi, c’est que les organismes de réglementation ne fournissent pas assez d’orientation, de flexibilité et de mesures qui incitent à investir pour réaliser les objectifs sectoriels et stratégiques. Dans l’ensemble, la croissance de la charge prévue est une source d’incertitude. Nous savons qu’il y a une croissance, mais nous ne savons pas comment elle évoluera ni où investir. Ce sont d’importantes questions à résoudre. Pendant ce temps, les politiques n’ont plus les mêmes répercussions qu’auparavant. À mesure que changent les administrations, d’anciennes politiques cèdent la place à de nouvelles, et cela aussi contribue à l’incertitude généralisée.

Enfin, il y a aussi une incertitude commerciale. Et nous avons commencé à rédiger ce rapport bien avant les problèmes commerciaux actuels! Dans l’ensemble, investir dans l’industrie pose des défis.

Même si l’organisme de réglementation n’a pratiquement pas de contrôle sur ces facteurs, la réglementation économique peut aider à réduire au minimum ces répercussions sur le risque dans son ensemble.

Pendant le forum, le nouveau rapport « Réglementation et risque : surmonter l’incertitude » sera lancé. Que voulez-vous que ses lecteurs en retirent?

Il n’est pas nécessaire de changer du tout au tout le cadre de réglementation actuel des services publics. Les réformes peuvent se faire sans l’intervention officielle des décideurs ou du gouvernement. Elles sont essentielles pour réduire l’incertitude et le risque et pour permettre les investissements nécessaires afin d’assurer la fiabilité, la sécurité et la durabilité ces prochaines décennies.

L’organisme de réglementation a à sa disposition une série d’outils et de mesures pour améliorer les choses. Leur application peut varier selon l’organisme dont il s’agit, mais l’objectif est de réduire l’hésitation et l’incertitude. Même si aucun organisme de réglementation n’adoptera tous ces outils, chacun trouvera son compte dans ce rapport. De petits changements peuvent avoir un impact durable.


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Nouvelles 76 - avril 2025

Propulser la production

Le Conseil de la production d’Électricité Canada s’est réuni à Ottawa pour discuter de la création d’un réseau électrique plus fiable pour les Canadiens. Les membres se sont penchés sur les pratiques exemplaires, les défis à relever et les possibilités à saisir dans ce grand projet. Première étape? Bâtir plus! Nous avons rencontré Brittany Botting, directrice de la production à Électricité Canada, pour en savoir davantage.

Bonjour Brittany, et merci d’avoir accepté de nous rencontrer! Comment le Canada peut-il se préparer à la future croissance de la charge?

Nous sommes dans une période de croissance : je pense à une population et au nombre de logements qui sont à la hausse, à l’électrification industrielle, à la prolifération de l’intelligence artificielle et des véhicules électriques. Et ce n’est là qu’une partie du portrait! La croissance de la charge nécessitera qu’on bâtisse plus d’infrastructure électrique plus rapidement que jamais. On estime à 55 milliards de dollars, au bas mot, les sommes que nous devrons investir chaque année dans nos réseaux électriques pour continuer de répondre à la demande.

Mais pour investir à ce rythme et à cette échelle, les bailleurs de fonds veulent plus de sécurité. Les gouvernements canadiens doivent faire sauter les obstacles à la construction et s’assurer que les règles sont claires, prévisibles et pratiques. Ils devraient chercher à stimuler les investissements au moyen, par exemple, de crédits d’impôt à l’investissement et de prêts avantageux et remboursables. De plus, il faut sensibiliser les éventuels investisseurs aux avantages d'investir dans des réseaux électriques aujourd’hui afin de bâtir un système énergétique plus propre, plus résilient et plus sûr, épine dorsale de notre future économie.

Quels sont les plus grands obstacles à une hausse de la production d’électricité au Canada?

Le défi pour nos membres consiste à trouver le juste équilibre entre abordabilité, fiabilité et durabilité. On se base sur de nombreux facteurs avant de décider d’investir et il peut y avoir des obstacles à chaque étape. Avant de jeter la première pelletée de terre, il faut réaliser quelques prouesses :

Capital – Les projets de production peuvent comporter de longs délais et sont extrêmement couteux. Une entreprise doit obtenir les capitaux nécessaires avant d’investir.

Réglementation – Les nouveaux projets de production électrique doivent passer plusieurs évaluations et obtenir plus d’un permis avant d’être entamés.

Technologie – Certaines technologies de production ont pignon sur rue, mais d’autres sont des nouvelles venues. Elles arrivent avec un cortège de questions techniques et logistiques à résoudre avant d’aller de l’avant.

Accord social – Les nouveaux projets de production électrique sont des projets d’infrastructure gigantesques auxquels il faut rallier les collectivités locales et les groupes autochtones.
Logistique – Les retards dans la chaîne d’approvisionnement et les pénuries de personnel généralisés dans le secteur doivent être tenus en compte.

Comment les membres d’Électricité Canada relèvent-ils ces défis?
À notre dernière réunion du Conseil de la production, j’ai été vraiment frappée par le fait que nos membres collaborent beaucoup pour résoudre certains de ces problèmes. Ainsi, notre représentant de la Société d’énergie du Yukon a expliqué que son organisme a pu participer à une commande de composantes essentielles passée par ATCO pour avancer dans la file d’attente de l’approvisionnement. De même, mais à une échelle beaucoup plus grande, le nouveau protocole d’entente de Churchill Falls stimule la collaboration sur plusieurs plans entre Hydro-Québec et Hydro Terre-Neuve-et-Labrador, avec pour résultat une capacité accrue dans les deux provinces.

Pourquoi la sécurité énergétique est-elle aussi importante et que devons-nous faire pour que le Canada l’atteigne?
L’électricité est la base de tout ce que nous faisons et les Canadiens tiennent si souvent pour acquis qu’en activant un interrupteur, ils allumeront la lumière. Préserver cette certitude pour les familles et l’entreprise en toute circonstance signifie, à mon avis, avoir une sécurité énergétique.
Le réseau électrique nord-américain a accru notre sécurité énergétique depuis des décennies. Mais les menaces qui proviennent des États-Unis pourraient perturber le commerce électrique intégré de nos deux pays. Les Canadiens ont dû s’arrêter pour réévaluer l’état de nos systèmes énergétiques.
Face aux menaces que subit le système, nous devons renforcer notre capacité énergétique nationale pour garantir notre résilience actuelle et future. Pour commencer, nous devons bâtir afin de répondre à une future demande en électricité qui est garantie. Nous pourrions aussi en profiter pour voir grand et nous montrer créatifs face aux problèmes épineux de secteur. Par exemple, serait-il possible de fabriquer en sol canadien des composantes essentielles de l’électricité? Si oui, comment pourrions-nous y parvenir? Aussi, demandons-nous si le branchement est-ouest serait possible.

Remplis l’espace vide – Le secteur de l’électricité doit _____________ ces 10 prochaines années.
bâtir plus d’infrastructure électrique.

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Nouvelles 75 - mars 2025

Énergiser les talents

Dans le secteur de l’électricité, la croissance de la main-d’œuvre pose des défis. Sont en cause des pénuries de personnel, une main-d’œuvre vieillissante et l’évolution rapide des compétences recherchées. Avec la hausse de la consommation et de la demande énergétiques, le secteur tente d’attirer ses atouts les plus précieux – les gens. Nous avons rencontré Natasha Honey, gestionnaire de la sécurité et des ressources humaines à Électricité Canada, pour en discuter dans le cadre de sa nouvelle table ronde intitulée « Énergiser les talents ».

Bonjour, Natasha, merci d’avoir accepté de nous rencontrer. À quoi la première table ronde Énergiser les talents a-t-elle ressemblé?

La première table ronde a eu lieu le 26 février. C’était la première d’une série de conversations approfondies, mais ciblées sur les défis que pose la main-d’œuvre dans le secteur de l’électricité. Elle a porté sur la collaboration entre le gouvernement et l’industrie. Nous avons abordé l’impact des politiques actuelles sur le marché du travail, les éventuelles améliorations à apporter et la manière dont l’industrie et le gouvernement pourraient renforcer leur collaboration pour répondre aux demandes de main-d’œuvre.

Notre objectif était de tracer la voie à suivre, d’arriver à une compréhension commune des principaux défis et de trouver d’éventuelles mesures à prendre. Ce type d’échanges servira idéalement à jeter les bases d’un dialogue continu et d’une planification plus stratégique de la main-d’œuvre.

Qui était présent?

Nous avons réuni des dirigeants de tout le secteur de l’électricité, de la fonction publique et d’organisations syndicales afin d’avoir des perspectives diversifiées.

Des délégués de Ressources humaines, industrie électrique du Canada et du Congrès du travail du Canada étaient à la table. Du côté de nos membres, nous avons accueilli des représentants de Hydro One et d’Ontario Power Generation. Emploi et Développement social Canada a délégué des membres de son personnel, tout comme l’Université d’Ottawa, la Toronto Metropolitan University et la Fraternité internationale des ouvriers en électricité.

Quels sont certains des défis que pose la main-d’œuvre dans le secteur énergétique?

L’un des défis les plus urgents à relever est la pénurie de main-d’œuvre. D’ici 2028, selon des études sur le marché du travail, notre secteur devrait être à court de plus de 20 000 travailleurs. De plus, 17 % de la main-d’œuvre actuelle est censé prendre sa retraite bientôt. Ainsi, la main-d’œuvre est gravement déstabilisée et la planification de la relève devient très difficile.

En revanche, notre secteur évolue à la vitesse de l’éclair. Les nouvelles technologies abondent : production d’hydrogène, systèmes réseau avancés, énergies renouvelables intégrées, etc. Ces technologies nécessitent des compétences que les travailleurs actuels ne possèdent pas. La formation ne suit pas la cadence.

Pour ce qui est des dossiers plus complexes, nous parlons de programmes gouvernementaux qui visent à faire sauter les obstacles administratifs à la croissance de la main-d’œuvre nécessaire pour répondre aux besoins du secteur.

Quelles possibilités la main-d’œuvre du secteur de l’électricité offre-t-elle?

Je crois qu’il y a beaucoup de place à l’amélioration en ce qui a trait à la collaboration publique-privée, thème de la première table ronde. En collaborant, nous pouvons nous assurer que nos politiques et nos programmes de ressources humaines répondent mieux aux besoins du secteur et aident à réduire les pénuries de main-d’œuvre. Nous voulons que le soutien de la main-d’œuvre et de la formation soit plus accessible et souhaitons tracer des cheminements plus clairs pour les personnes qui entrent dans le secteur et qui y évoluent.

Autre avenue à explorer, de nouvelles données et informations permettent de prévoir les travailleurs et les compétences recherchés. Cela facilite une planification plus stratégique de la main-d’œuvre.

De plus, nous pouvons attirer des travailleurs sous-représentés dans le secteur de l’électricité, comme les nouveaux arrivants, les femmes et les Autochtones. Nous pouvons vraiment diversifier l’industrie, projet que je trouve très motivant.

Selon toi, qu’est-ce que les participants peuvent retirer de ces conversations?

J’aimerais que tout le monde reparte en comprenant mieux comment le gouvernement et l’industrie peuvent collaborer davantage pour relever les défis de main-d’œuvre. Plutôt que de donner des normes à suivre, ce que nous voulons avec cette table ronde, c’est découvrir les domaines où nous pouvons apporter plus de soutien et jeter les bases d’éventuelles interventions. En fait, nous espérons lancer ainsi une conversation ouverte qui se poursuivra à mesure que le secteur évoluera.

As-tu des idées pour la prochaine table ronde?

Elle portera probablement sur notre collaboration avec des établissements d’enseignement de tous les nouveaux pour attirer et retenir des talents. Nous voulons que les élèves et les étudiants comprennent le fonctionnement de l’industrie et qu’ils sachent qu’ils peuvent y faire une longue et fructueuse carrière. C’est très important.

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Nouvelles 74 - février 2025

Le commerce de l'électricité en Amérique du Nord

Début février, les États-Unis ont mis en place de nouveaux droits de douane de 25 % sur la plupart des produits canadiens et de 10 % sur les sources d'énergie en provenance du Canada. Le Canada a réagi en imposant des droits de douane similaires sur les produits américains. Le 3 février, ces mesures ont été « suspendues » par les deux pays, et ce, pour un mois. Cependant, des questions subsistent quant aux effets que ces droits de douane pourraient avoir sur le réseau électrique des deux pays s’ils étaient réimposés.

Le commerce d'électricité entre le Canada et les États-Unis dure depuis plus d'un siècle. Le réseau intégré donne aux deux pays un sentiment de sécurité et de flexibilité quant à leur consommation d'énergie, et ils peuvent compter l'un sur l'autre pour maintenir l'approvisionnement électrique en cas de besoin. Current Affairs s'est entretenu avec Robin Yee, responsable des affaires américaines, pour discuter des occasions et des défis potentiels à venir en matière de politique énergétique avec la nouvelle administration.

Bonjour Robin. Merci de vous joindre à nous. Pouvez-vous nous expliquer comment le commerce d'électricité transfrontalier a traditionnellement fonctionné depuis les 100 dernières années, et ce, jusqu'à aujourd'hui?

Le commerce transfrontalier est né de forces et de besoins naturels qui se sont complétés. Au lieu de forcer une région à surconstruire pour répondre à sa demande maximale tout au long de l'année, elle peut se coordonner avec ses voisins et puiser dans leur excédent lorsque l'électricité n'est pas utilisée. Par exemple, les Canadiens ont généralement tendance à consommer plus d'électricité en hiver (pour le chauffage), alors qu'aux États-Unis, la demande est plus forte en été (pour la climatisation). Plutôt que de construire pour se préparer à un pic qui ne se produira que quelques semaines dans l'année, nous pouvons faire preuve de stratégie et trouver un équilibre entre les deux.

Si, comme ils en ont été menacés, les États-Unis imposent des droits de douane sur les produits canadiens, y compris l'électricité, quelles en seraient les conséquences?

Tout d'abord, l'ensemble du système électrique a été construit sur la base d'un commerce de l'électricité sans droits de douane, de sorte que l'imposition de droits de douane causerait de grandes perturbations. Les décisions commerciales ont été prises en fonction de l’abordabilité et de la disponibilité de l'électricité, et pas seulement pour notre secteur, mais aussi aux États-Unis pour les industries qui consomment beaucoup d'énergie. L'imposition de droits de douane a un effet d'entraînement, mais l’impact le plus évident est économique.

Si les États-Unis imposent des droits de douane sur l'électricité canadienne, cela signifie que leurs consommateurs et leurs fabricants paieront l'électricité plus cher. Les États-Unis importent de l'électricité du Canada pour des raisons de rentabilité. Et l'électricité n'est pas un produit que l'on peut facilement se procurer à l'étranger!

Ces mêmes droits de douane pourraient également entraîner une augmentation des factures au Canada. C'est contre-intuitif, mais une baisse des exportations pourrait se traduire par une réduction des revenus à l’échelle nationale. L'électricité vendue est souvent de l'électricité excédentaire, qui n’est pas nécessaire à ce moment-là. En période de surplus de production, comme de l'énergie éolienne ou hydroélectrique, vendre à nos voisins est une solution bénéfique pour tous.

Par ailleurs, même si le Canada est un exportateur net, nous continuons à importer de l’électricité des États-Unis, et ces importations sont importantes dans les régions où elles sont utilisées. La Colombie-Britannique traverse un cycle de sécheresse et a dû accroître ses importations d'électricité ces dernières années. Si les coûts de l'électricité augmentent aux États-Unis, le prix des exportations américaines vers le Canada augmentera également.

Nous surveillons également l'impact sur l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement. Là encore, on parle de perturbations, et pour un secteur réglementé qui a de longs délais de planification, d'approbation et d'approvisionnement, les droits de douane apportent beaucoup d'incertitudes dans la chaîne d'approvisionnement en ce qui concerne les coûts et la disponibilité. Cela affecte non seulement les nouveaux projets, mais également la maintenance et la modernisation.

En plus des droits de douane, quels sont les autres aspects des relations entre les États-Unis et le Canada qui nous préoccupent actuellement?

Nous suivons également l’orientation que prendra la politique énergétique des États-Unis. Le nouveau gouvernement a des priorités nettement distinctes de celles du gouvernement précédent, et se concentre davantage sur le développement de la production nationale de pétrole et de gaz. Une grande partie de la politique menée au cours des quatre dernières années sera suspendue ou annulée. L'incertitude réglementaire est importante et je pense que cela constitue un élément majeur à surveiller : des changements auront-ils lieu dans les structures du marché ou dans les hypothèses réglementaires?

Quelles actions avez-vous menées, vous et les membres de l'équipe des relations gouvernementales d'Électricité Canada?

Nous avons été bien occupés! Nous sommes en discussion avec trois groupes principaux. Le premier est constitué de nos membres, en particulier ceux œuvrant dans la commercialisation énergétique, les relations gouvernementales ou la chaîne d'approvisionnement. Nous devons comprendre leurs préoccupations et leurs priorités face à l'évolution du paysage américain.

Nous avons également échangé avec des représentants clés du gouvernement canadien pour partager des informations sur l'industrie et mieux comprendre la réflexion derrière la planification d'une réponse, et la manière dont nous pouvons informer et soutenir cette démarche d'une manière unifiée. Ceci est très important.

Nous avons aussi transmis le message directement aux États-Unis, en rencontrant des dirigeants d'associations industrielles et des parties prenantes. Alors que le nouveau gouvernement s'installe, nous rencontrerons également les responsables de la politique énergétique, comme nous le faisons depuis des années. Le commerce de l'électricité est un élément fonctionnant si bien, depuis des décennies, dans la relation transfrontalière, que cela passe inaperçu pour beaucoup. Mais dans l’ensemble, je constate qu'une fois que l'on examine les avantages que les deux pays en retirent, les gens en comprennent vraiment l’enjeu et la valeur.

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