Affaires courantes

Affaires courantes est le bulletin d'information mensuel d'Électricité Canada qui présente les efforts de représentation, les réussites des membres et les nouvelles concernant le secteur.

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Nouvelles 70 - octobre 2024

L’assistance mutuelle en plein essor

En cas de météo extrême ou d’autre événement ravageur, un service public peut faire appel à un autre pour obtenir de l’aide afin de rétablir le courant. C’est ce qu’on appelle « l’assistance mutuelle ». En 2021, Électricité Canada a lancé un programme pilote pour offrir un point de contact unique qui faciliterait la coordination monumentale que nécessite une situation d’urgence. Tempête de verglas, derecho ou ouragan, quel que soit le phénomène météorologique, une aide est disponible en tout temps grâce à des ententes d’assistance mutuelle. Nous avons rencontré Shelley Levoy, gestionnaire, Distribution et Assistance mutuelle, pour discuter du passé, du présent et de l’avenir du programme.

Bonjour, Shelley, et merci d’avoir accepté de nous rencontrer. L’Ontario Mutual Assistance Group d’Électricité Canada a pris de l’expansion cette dernière année. Pourriez-vous nous parler de cette croissance?

Absolument! L’Ontario Mutual Assistance Group (OnMAG) prend de l’expansion, effectivement, et comporte maintenant 31 membres qui desservent 91 % de la clientèle ontarienne. Vu cette croissance, nous avons réorganisé le groupe en sous-régions pour plus d’efficacité et pour simplifier le rétablissement du courant.

L’Ontario s’étend sur 1 568 kilomètres et comporte trois climats distincts. À un moment donné, nous pourrions devoir rétablir le courant dans des régions de la province touchées par des phénomènes météorologiques différents. Nous voulons nous assurer que le tout est bien rodé aujourd’hui afin de pouvoir intervenir dans des situations réelles dans l’avenir.

Qu’en est-il de l’Accord canadien d’assistance mutuelle (CanMAG)?

À la fin de 2023, nous avons actualisé l’Accord canadien d’assistance mutuelle pour le rendre plus efficace. Depuis, nous avons incité tous les services publics canadiens à y participer. L’objectif? Produire un cadre qui assurera aux membres une intervention modernisée en situation de crise et supprimera les principales difficultés de coordination. Plus notre résilience nationale sera forte, plus le courant pourra être rétabli rapidement sur de grands territoires, grâce à un soutien mieux organisé.

En ce moment, nous observons que CanMAG gagne en popularité chez les membres d’OnMAG. Ainsi, le bassin de ressources disponibles pour tous nos membres s’agrandit. Par exemple, si un service public de la côte est a besoin d’aide, il ne fait pas partie d’OnMAG, un programme ontarien. Mais si ce service public fait partie de CanMAG et que les services publics ontariens en sont membres aussi, nous sommes tous liés et capables de nous venir en aide les uns les autres, peu importe où le besoin surgit!

Nous avons entendu dire qu’il pourrait y avoir un « TechMAG ». Pourriez-vous nous en parler?

Dernièrement, un peu partout, l’attention se tourne de plus en plus vers la cybersécurité. Nous savons que notre Conseil d’administration et nos membres en font une priorité. Nous sommes à élaborer une entente d’assistance mutuelle visant spécifiquement la cybersécurité, qui ressemblera un peu à l’Accord canadien d’assistance mutuelle, mais qui se le limitera à ce domaine particulier.

Nous l’appelons Groupe d’assistance mutuelle technologique, ou TechMAG. L’objectif est de dresser une liste d’experts qui peuvent venir en aide aux services publics visés par un événement ou une attaque touchant la cybersécurité. Nous espérons le lancer au printemps de 2025 et sommes à rédiger l’entente et à créer le cadre qui l’accompagnera.

Nous savons qu’un service public peut subir simultanément une attaque physique et attaque cybernétique. Il est donc prioritaire de mettre TechMAG en place. Nous avons pour objectif d’organiser des exercices afin de produire un cadre pour coordonner efficacement les interventions nécessaires et nous assurer que nous sommes prêts à confronter un scénario comportant une menace double.

Comment le milieu de l’assistance mutuelle évoluera-t-il dans la prochaine année et quel changement vous enthousiasme le plus?

Dans le cadre de CanMAG, nous commençons à collaborer avec nos partenaires américains situés près de la frontière pour améliorer l’assistance mutuelle transfrontalière. En ce moment, les exigences diffèrent d’un passage frontalier à l’autre, ce qui peut ralentir les interventions pour rétablir le courant en cas d’urgence. Nous sommes à normaliser les processus pour que les équipes et le matériel puissent passer la frontière sur terre, dans les airs et sur l’eau et que le travail commence sans tarder.

Autre nouvelle tournure intéressante : notre rencontre avec Hydro Ottawa le mois dernier. Nous avons discuté, entre autres, de la normalisation des ressources et des pratiques exemplaires. Par exemple, normaliser la nomenclature de l’équipement d’une entreprise à l’autre facilitera le partage efficace des ressources. Nous voulons aussi uniformiser les processus à l’arrivée des équipes d’entraide. Elles doivent posséder une information exacte, des permis et des avis locaux afin de pouvoir se mettre au travail dès leur arrivée. C’est une question d’améliorer la communication et de s’assurer que tout le monde est à la même page.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre travail dans le milieu de l’assistance mutuelle?

Les gens. La réponse est peut-être bébête, mais je vais vous donner un peu de contexte. J’ai passé bien des années de ma carrière en financement et j’ai fait la connaissance de bien des personnes qui font du bon travail. Dans le milieu de l’assistance mutuelle, toutes les personnes que j’ai connues savent de quoi elles parlent et sont confiantes dans leur travail. Dans l’exercice de leurs fonctions, elles font preuve de patience et de compréhension et elles savent bien expliquer les choses.

Elles visent l’efficacité sans compromettre la sécurité, et ce, pour réaliser deux grands objectifs : s’assurer que tout le monde rentre chez soi et prendre note des manières dont nous pouvons toujours nous améliorer.

Pour en savoir plus sur le programme d’assistance mutuelle d’Électricité Canada, veuillez écrire à info@electricity.ca.

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Nouvelles 69 - septembre 2024

Le Canada a besoin d’une réglementation sur l’électricité qui fonctionne dans le monde réel

Le projet de Règlement sur l’électricité propre (le Règlement) a été publié en août 2023. Depuis, Électricité Canada et ses membres n’ont cessé d’intervenir auprès du gouvernement fédéral au sujet du règlement proposé, de sa modélisation et de ses répercussions possibles sur le secteur de l’électricité et sur l’économie en général.

Fin août, le président-directeur général d’Électricité Canada, Francis Bradley, a été interviewé par le Globe and Mail au sujet des inquiétudes majeures de l’industrie sur l’application de la réglementation dans certaines régions. Nous avons également publicisé nos préoccupations et lancé une campagne publicitaire en ligne pour sensibiliser la population aux éventuels problèmes de fiabilité et d’abordabilité que pourrait entraîner une réglementation finale irréalisable. Affaires courantes s’est entretenu avec Michael Powell, vice-président des relations gouvernementales d’Électricité Canada, au sujet de l’importance de viser juste avec ce nouveau règlement.

Bonjour Mike, merci d’être des nôtres. Pourquoi le Règlement sur l’électricité propre est-il important, non seulement pour le secteur de l’électricité, mais aussi pour les Canadiens en général?

Le Règlement sur l’électricité propre limitera la quantité d’électricité pouvant être produite à partir de sources émettrices en 2035 et au-delà. Aujourd’hui, le réseau électrique canadien est composé à plus de 84 % de sources non émettrices; nous partons donc d’un bon pied. Mais les 16 % restants seront les plus difficiles à réduire, surtout si nous nous efforçons de doubler, voire de tripler la taille du réseau d’ici 2050.

C’est dans certaines provinces que ce règlement aurait le plus d’impact : Nouvelle-Écosse, Nouveau-Brunswick, Ontario, Alberta et Saskatchewan. Les sources de production émettrices continuent de jouer un rôle clé dans la fourniture d’électricité de base dans ces provinces. C’est pourquoi il est vraiment important de bien définir le règlement. Il sera essentiel de prévoir la flexibilité voulue pour garantir le maintien de la fiabilité et de l’abordabilité au-delà de 2035.

Il est également important que le Règlement sur l’électricité propre soit bien conçu, car notre capacité d’électrifier avec succès l’économie canadienne et de réduire les émissions globales en dépendra. Bien que le secteur de l’électricité ne représente que 47 Mt d’émissions de carbone, le Conseil consultatif canadien de l’électricité a souligné que nous avons le potentiel de réduire de 268 Mt les émissions de carbone provenant d’autres secteurs d’ici 2050. Cela ne sera possible que si l’électricité reste abordable et fiable.

Quels sont, selon vous, les plus grands problèmes à résoudre en ce qui concerne le Règlement et le secteur de l’électricité?

Nous craignons que le gouvernement, lorsqu’il fixera ce règlement, soit trop strict. Il serait alors difficile, voire impossible, pour les exploitants de réseaux de maintenir la fiabilité du système pour les Canadiens.

Ce que nous voulons voir, c’est un Règlement final qui soit suffisamment flexible pour qu’un exploitant de système n’importe où au pays puisse savoir quelle voie emprunter sans compromettre la fiabilité ni l’abordabilité. Le Règlement doit fonctionner avec les outils et les technologies dont nous disposons aujourd’hui, et il doit le faire d’une manière raisonnable pour les clients. Nous continuerons à intervenir et à apporter notre point de vue. L’enjeu est trop grand pour laisser place à l’erreur.

Chaque province et territoire du Canada part d’un point différent en ce qui concerne la décarbonation du système. Certaines provinces auront une plus grande marge de manœuvre simplement en raison des ressources naturelles dont elles disposent. À l’heure actuelle, nous craignons que si la réglementation finale n’est pas suffisamment souple, des pannes d’électricité et des baisses de tension risquent de se produire à ces endroits.

Les publicités en ligne lancées par Électricité Canada le 23 août affirment que le Règlement sur l’électricité propre entraînera des problèmes de fiabilité et d’abordabilité. Comment cela se produira-t-il?

Tout d’abord, il est important de rappeler que le Règlement n’a pas encore été finalisé. Nous menons une campagne pour nous assurer que le public canadien et les décideurs fédéraux sont conscients des risques qu’ils courent si le Règlement n’atteint pas la cible.

Atteindre la cible signifie que les exploitants de réseaux indépendants et les services publics de toutes les provinces peuvent envisager comment respecter le règlement. Ils sont les experts qui construisent le système et fournissent de l’électricité tous les jours de l’année. Leur voix est essentielle.

Nous travaillons tous à bâtir un réseau électrique plus propre. D’importants travaux sont en cours dans tout le Canada : projets nucléaires, remise en état et ajout d’hydroélectricité, croissance des énergies éolienne et solaire, ajout de batteries. Ces travaux sont passionnants et importants pour notre avenir énergétique. Toutefois, nous devons être attentifs à ce qui est faisable dans ces délais serrés tout en veillant à ce que tous les Canadiens aient de l’électricité. Nous connaissons un taux de croissance de la demande d’électricité le plus élevé depuis deux générations. Ce sont des problèmes importants qui méritent qu’on s’y arrête et qui nécessitent un équilibre.

Si nous voulons réussir, nous devons vraiment nous assurer que nous avons des outils disponibles, répartissables, flexibles et abordables. Tout en construisant l’avenir et en investissant dans les technologies propres échelonnables, nous devons comprendre qu’il faudra du temps pour arriver au but. Sur la voie vers cet avenir, nous devrons nous assurer que tous les foyers canadiens continuent à recevoir de l’électricité.

Dans sa version actuelle, le Règlement ne permettra peut-être pas aux provinces qui ont les plus grands défis à relever d’assurer un service fiable pour tous.

Quelles étapes devons-nous franchir maintenant pour que le Règlement fonctionne?

Le gouvernement du Canada prendra une décision dans les prochains mois sur la forme que prendra le Règlement définitif. Dans l’intervalle, notre secteur restera propre et le deviendra de plus en plus.

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Nouvelles 68 - août 2024

Le client canadien

Le secteur canadien de l’électricité innove sans cesse et ses clients s’attendent donc à ce que leurs services publics leur offrent davantage. Le nouveau rapport d’Électricité Canada intitulé « Vision d’ensemble du client : un secteur qui cherche à autonomiser le client » décrit comment les données existantes peuvent servir à mettre en valeur les interactions avec le client et à bâtir la confiance. Affaires courantes a rencontré Dan Gent, directeur, Transport et Fiabilité, pour en discuter.Bonjour Dan et merci de nous rencontrer. Qu’est-ce qu’une « vision d’ensemble du client » et pourquoi son adoption dans le secteur de l’électricité est-elle aussi importante?

La vision d’ensemble du client est un outil qui vous donne un bon aperçu du client, de moment où il s’inscrit auprès du service public jusqu’à la fin. Avec cette vision d’ensemble, le service public possède de l’information sur le début du service ou le branchement du client, le nombre de pannes qu’il subit ou les factures qu’il reçoit, ou encore les programmes auxquels il s’inscrit, comme les programmes d’efficacité énergétique.

Cela vous donne aussi une bonne idée de la place du client dans le marché. Est-il instruit ou touche-t-il un revenu élevé? Quelle est la taille de son foyer? Est-il propriétaire d’entreprise? A-t-il plusieurs emplacements?

Tous ces facteurs entrent en jeu. Avec ces renseignements, les services publics peuvent diviser leur clientèle en segments.

Parlez-nous un peu des personnes qui ont participé à la rédaction du rapport.

L’an dernier en juin, le Conseil de la clientèle et le Comité de la technologie d’Électricité Canada se sont réunis chez ENMAX à Calgary. Ils ont donné des exposés et échangé ouvertement sur les solutions futures pour la clientèle et sur la vision d’ensemble du client, y compris les façons de créer cette vision.

Des notes exhaustives de cette réunion ont été remises au sous-groupe de la stratégie en matière de données pour qu’il produise un modèle et un cadre afin de donner vie à cet outil.

Les entreprises de services publics veulent nouer des liens avec leurs clients. Quels défis rencontrent-ils et quelle technologie peut leur venir en aide?

Les services publics possèdent déjà beaucoup de données! Nous avons tous des données techniques sur les clients comme celles qui portent sur leur utilisation, leurs niveaux de tension électrique, la fréquence de leurs pannes, etc. Ce sont là des « points de contact » entre l’entreprise et le client. Mais nous devons nous pencher davantage sur cette information pour comprendre ce que le client pense. Et souvent, cette information se cache derrière toute l’information technique dont nous disposons. En catégorisant les choses et en les analysant du point de vue du marketing, vous pouvez vraiment créer un profil exact des personnes qui utilisent vos services et de leurs besoins.

Si on y pense, une personne qui possède déjà un véhicule électrique est probablement en train de réfléchir à d’autres aspects de sa vie qu’elle peut électrifier. Elle devient ainsi un client qui sera intéressé par des programmes ou des produits qui peuvent l’aider dans ce sens. L’intelligence artificielle sera un outil important pour organiser toutes ces données et pour automatiser la prise de décisions.

Dans notre secteur, notre façon de voir le client a beaucoup changé. Pourquoi pensez-vous que les Canadiens s’intéressent tant aux origines de leur électricité et à ses modes de production?

Il est bien certain que la mentalité du client a changé dans le secteur de l’électricité. Beaucoup de gens veulent savoir d’où vient leur électricité et réduire leur empreinte carbone. De plus en plus de gens s’instruisent à ce sujet à cause des changements climatiques.

Mais un autre dossier qui évolue est celui de la numérisation ou de la technologie numérique. Les gens veulent des solutions personnalisées comme celles qu’ils trouvent dans d’autres secteurs. Si le service public peut leur servir de conseiller énergétique et leur fournir des outils personnalisés, c’est très bien.

Comment voyez-vous les interactions avec le client dans l’avenir?


Je crois qu’elles seront beaucoup plus personnalisées et que le service public fera preuve de plus d’empathie. Ainsi, une fois que vous avez décroché le téléphone et appelé au centre d’appels, la personne au bout du fil saura probablement déjà qui vous êtes et de quoi vous avez besoin, elle comprendra mieux votre situation pour vous aider.

Les interactions avec le client iront au-delà du contenu de la facture. Le client dispose de plus d’information et veut des solutions écologiques qui vont plus loin que le compteur, des solutions intégrées à la fine pointe de la numérisation.

Qu’y a-t-il de plus utile dans le rapport?

Eh bien, le rapport contient beaucoup de recommandations que les services publics peuvent appliquer. Mais à mon avis, ce qui va encore plus loin et est encore plus important, c’est la vision d’ensemble du client et le fait que l’entreprise doit placer le client davantage au centre de ses activités. Il faut mettre encore plus en valeur le service à la clientèle et une culture centrée sur le client. C’est probablement l’aspect le plus important du rapport.

Lire le rapport Vision d’ensemble du client. Le billet de blogue intitulé Les besoins du client : évolution et définition porte sur des recommandations clés sur le maintien d’une relation positive avec la clientèle dans un monde en évolution.

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Nouvelles 67 - juillet 2024

Électricité Canada publie un nouveau rapport intitulé Toujours branchée

Ce n’est un secret pour personne que le réseau électrique canadien subit de grands changements, plus rapidement que jamais. La nouvelle publication d’Électricité Canada intitulée L’électricité au Canada : toujours branchée, traite de la nouvelle définition de la fiabilité et de son incidence sur la transition énergétique, de l’électrification au vieillissement de l’infrastructure. Joe McKinnon, gestionnaire, Réglementation économique et normes, à Électricité Canada, s’entretient avec Affaires courantes à ce sujet.

Pourquoi la fiabilité est-elle si importante?

La fiabilité est l’un des éléments de ce que nous appelons le « trilemme énergétique ». Nous visons un réseau décarboné et agrandi pour atteindre nos objectifs de zéro émission. Nous devons donc réfléchir à la manière de parvenir à la fiabilité, à l’abordabilité et à la durabilité, c’est-à-dire au trilemme.

Ces dernières années, c’est la durabilité qui est devenue le mot le plus à la mode dans ce trilemme, en ce qui concerne les politiques qui se répercutent sur le secteur de l’électricité. Cependant, les fournisseurs d’électricité n’ont pas oublié l’importance de la fiabilité. Il s’agit d’une question urgente qui est systématiquement intégrée dans la modélisation et la planification des investissements des fournisseurs de services. Mais les priorités des services publics, des organismes de réglementation et des responsables des politiques ne correspondent pas. Cette situation, ainsi que l’évolution rapide du paysage énergétique, a conduit à reléguer la fiabilité au second plan. En fin de compte, tout le monde doit comprendre que la priorité fondamentale des fournisseurs d’électricité est de veiller à ce que l’électricité soit « toujours branchée »!

Qui a participé à la production de ce rapport et pourquoi?

Tom Chapmen et Kathleen Spees, Ph. D., du groupe Brattle, ont rédigé le rapport en s’appuyant sur des recherches primaires menées auprès de nos membres. Le contenu est le fruit de l’expertise industrielle du réseau d’Électricité Canada. Grâce aux connaissances pratiques de nos membres, les auteurs du groupe Brattle ont été en mesure d’amener des concepts théoriques à un niveau pratique.

De quoi les services publics ont-ils le plus besoin de la part des organismes de réglementation pour que le réseau soit prêt pour la carboneutralité?

La carboneutralité est un défi énorme. Des politiques propulsent ce changement massif de notre économie, qui modifie considérablement le paysage énergétique. Le secteur de l’électricité doit faire preuve d’une grande capacité d’investissement et d’innovation, mais des cadres réglementaires dépassés et rigides ne facilitent pas le changement au rythme requis.

Les organismes de réglementation du pays doivent offrir aux entreprises de services publics une plus grande flexibilité lorsqu’il s’agit de soumettre et de concevoir leurs tarifs. De plus, ils doivent en venir à comprendre ce qui devrait être considéré comme un investissement raisonnable pour le recouvrement des coûts par le biais de la base tarifaire. Si les principes qui sous-tendent la conception des tarifs au Canada sont encore pertinents, les interprétations de ces principes peuvent ne plus l’être.

Pour investir dans les énergies propres, il faut aussi souvent investir davantage dans la fiabilité, au-delà du coût de la capacité de remplacement habituelle. Il faut donc que les périodes d’application soient flexibles afin que les services publics puissent gérer l’évolution des tendances dans l’offre et la demande. Nous avons également besoin de plans de revenus pluriannuels avant-gardistes et assortis de mécanismes de partage des profits et des pertes. Ainsi, les entreprises de services publics pourraient mieux gérer les risques considérables que comportent les investissements qu’exigent les besoins futurs.

Outre la flexibilité, nous avons besoin de clarté. Les organismes de réglementation doivent fournir des orientations claires aux entreprises de services publics qui souhaitent investir dans la modernisation du réseau et acquérir des capacités d’exploitation de systèmes distribués.

Quelles sont les principales recommandations formulées dans le rapport Toujours branchée?

Toujours branchée démontre l’importance d’accorder la priorité à la fiabilité dans la planification de notre avenir énergétique.

Voici quelques-unes des principales conclusions :

· Nous avons besoin d’une plus grande coordination entre les services publics, les responsables des politiques et les organismes de réglementation pour définir une orientation stratégique qui optimise le modèle d’affaires des services publics. Il faut renforcer la participation de l’industrie à la planification et à la mise en œuvre des politiques. Il doit aussi y avoir des possibilités d’accroître la planification régionale. La mobilisation précoce et active du secteur pour l’élaboration des politiques permet non seulement d’orienter les politiques et les objectifs de planification vers des cibles réalisables, mais aussi de réduire un fardeau réglementaire inefficace.

· Nous devons répondre aux besoins énergétiques à toutes les heures, et pas seulement aux heures de pointe. Afin de déterminer les besoins en ressources adéquates, de nouvelles évaluations seront nécessaires pour s’assurer que toutes les perturbations potentielles du réseau sont prises en compte.

· Les organismes de réglementation doivent mettre au point des mécanismes de financement plus souples qui permettent aux entreprises de services publics de faire approuver et de recouvrer les coûts engagés prudemment pour la transition vers la carboneutralité.

· Les organismes de réglementation et les entreprises de services publics doivent atténuer de manière proactive les risques que posent les conditions météorologiques extrêmes en facilitant les investissements de renforcement du réseau. Ces investissements doivent être basés sur des projections à long terme, plutôt que sur des événements historiques.

· Un financement ciblé est nécessaire pour répondre aux contraintes financières des services publics, faciliter les investissements dans les infrastructures et soutenir les économies provinciales les plus touchées. Récemment, les cadres de financement actuels, qui incitent fortement à l’efficacité et à l’utilisation maximale des actifs, ont empêché des services publics d’obtenir les capitaux nécessaires aux investissements pour la fiabilité à long terme. Un financement public ciblé peut combler ce manque de capitaux.

Par où commencer?

Les organismes de réglementation et les responsables des politiques doivent offrir davantage de possibilités d’innovation, d’expérimentation et de flexibilité dans la réglementation. Pour ce faire, ils peuvent mettre en place des groupes de travail sur la réglementation et des « laboratoires » d’innovation afin de coordonner les préférences, la réglementation et les besoins des services publics en matière de politiques.

Dans tous les territoires et provinces, les organismes de réglementation et les responsables des politiques devraient établir des cadres tarifaires qui reconnaissent que les investissements en matière pour la fiabilité sont « utilisés et utiles », ce qui permet aux entreprises de services publics de recouvrer plus facilement leurs coûts.

Un financement ciblé de la part des gouvernements doit être mis à la disposition des services publics, étant donné les contraintes financières qui nuisent aux investissements pour la carboneutralité. Un réseau plus vaste et décarboné, favorisé par des politiques gouvernementales, doit être soutenu par de nombreuses mesures incitatives gouvernementales.

Lire la suite.

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Nouvelles 66 - juin 2024

Présentation des Figures de l’industrie

Le lundi 29 avril, Électricité Canada a accueilli les six lauréats du premier prix Figures de l’industrie lors d’une réception au centre-ville d’Ottawa. Choisies par un jury indépendant, ces personnes provenaient de toutes les régions du Canada et représentaient tous les secteurs de l’industrie de l’électricité. Graeme Burk, directeur des communications d’Électricité Canada, s’est entretenu avec la rédaction d’Affaires courantes et nous explique comment ces lauréats sont mis en valeur pendant le Mois national de l’électricité.

Bonjour, Graeme, et merci de nous avoir accordé un entretien. Racontez-nous comment est né le prix Figures de l’industrie et en quoi il diffère de tout ce qu’Électricité Canada a fait auparavant.

Électricité Canada décerne chaque année un grand nombre de prix pour la durabilité, la fiabilité, la santé et la sécurité au travail, pour n’en citer que quelques-uns. Lorsque nous avons examiné ces prix, nous avons remarqué qu’ils étaient tous décernés à des entreprises : ils concernaient principalement ce que nos membres avaient accompli en tant qu’organisme. Nous y avons vu une lacune, car le secteur de l’électricité dans son ensemble regorge de personnes très talentueuses. Et nous voulions célébrer cela.

Nous travaillons dans un secteur qui englobe tout, des ingénieurs aux personnes qui travaillent avec les clients, en passant par celles qui innovent dans les domaines de la science et de la biologie et celles qui s’occupent des communications – tout cela fait partie du travail. Nous avons pensé qu’un prix célébrant des réalisations individuelles dans le secteur de l’électricité serait une très bonne chose.

Qui sont les Figures de l’industrie de cette année et qu’est-ce qui les rend uniques?

Nous avons une telle diversité de personnes!

Nous avons un premier vice-président chargé de l’innovation, Gary Smith, de Fortis Inc., qui a 40 ans d’expérience dans le secteur.

Kim Griffin, responsable du développement durable et de la communication chez Maritime Electric, a été le visage et la voix de la société lors de l’ouragan Fiona.

Lara Ludwig, qui travaille aux relations avec les parties prenantes chez SaskPower, et son équipe ont mobilisé environ 60 000 personnes pour aider SaskPower à déterminer quelles seraient les prochaines étapes de la transition énergétique.

Keyra Hawley est notre passionnée d’oiseaux autoproclamée. Elle travaille chez ATCO en tant que spécialiste de l’environnement et veille à ce que les lignes électriques soient sans danger pour la faune et, par conséquent, pour les humains.

Il y a aussi Rick Putman, qui est une sorte de légende. Il a travaillé pour Hydro One pendant de nombreuses années et est l’un des architectes de l’assistance mutuelle au Canada.

Nous avons également un ingénieur réseau d’Hydro-Québec, Barmak Khosravi, qui a innové dans le domaine des télécommunications dans le secteur de l’électricité.

Il y a eu plus de 50 candidatures, c’est ce que vous attendiez?

Je pense qu’au moment où nous avons fait cela, nous espérions recevoir 12 candidatures et que chaque candidat aurait ainsi au moins une chance sur deux de gagner! Nous avons été très impressionnés par le nombre de candidatures que nous avons reçues. Je pense que cela montre à quel point les gens du secteur de l’électricité étaient enthousiastes à l’idée d’un prix célébrant une réalisation individuelle.

Le comité de sélection indépendant n’a pas eu la tâche facile, car les 50 candidatures étaient toutes excellentes. Nous avons tant de choses à célébrer dans le secteur et il était incroyable de lire toutes les histoires. Après avoir examiné attentivement chaque candidature, notre comité de sélection en a retenu six.

Qu’est-ce qui vous inspire le plus chez les lauréats du prix Figures de l’industrie?

C’est leur attitude qui m’inspire le plus. Ils sont tous très déterminés à assurer la meilleure expérience possible pour les clients et à réaliser le meilleur travail possible pour le secteur de l’électricité. Fondamentalement, c’est l’innovation et l’engagement qui font que le secteur de l’électricité est le meilleur possible pour tout le monde.

À quoi les Canadiens peuvent-ils s’attendre pendant la campagne du Mois national de l’électricité de cette année?

Eh bien, il s’agira de la plus grande campagne de médias sociaux qu’Électricité Canada ait menée depuis un certain temps. Nous publierons du contenu tous les jours pendant le Mois national de l’électricité sur Instagram, LinkedIn, Facebook et YouTube. Nous sommes très reconnaissants à tous les lauréats d’avoir pris le temps de venir à Ottawa et de nous rencontrer, et ils nous ont accordé des entrevues très intéressantes et bien pensées. Nous sommes également en train de réaliser un court documentaire à ce sujet!

Le Mois national de l’électricité est quelque chose que nous devrions vraiment célébrer. Et ce que Figures de l’industrie a fait, c’est nous rappeler que le secteur de l’électricité au Canada est composé de personnes. Notre mot-clic est « We Are Electricity » et nous voulons que les gens comprennent qu’ils sont à l’origine de tout ce qui concerne l’électricité. Il ne suffit pas d’ouvrir un interrupteur : l’électricité est le fruit du génie et du talent des personnes que vous voyez ici dans nos Figures de l’industrie.

Pour en savoir plus sur le Mois national de l’électricité et les Figures de l’industrie, restez à l’écoute d’Électricité Canada sur Instagram et LinkedIn.

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Nouvelles 65 - mai 2024

Électricité Canada commente le budget fédéral de 2024

Le 16 avril, le budget fédéral de 2024, Une chance équitable pour chaque génération, a été publié. Il y avait des annonces importantes pour le secteur de l’électricité, y compris le programme de garantie de prêts pour les Autochtones, les crédits d’impôt à l’investissement et l’amélioration du processus d’obtention des approbations. La rédaction d’Affaires courantes a rencontré le gestionnaire des relations gouvernementales Will Greene pour discuter de ce que cela signifie pour notre avenir énergétique propre.

Bonjour Will, merci de vous joindre à nous. Quelles ont été les grandes avancées du budget de 2024 pour le secteur de l’électricité?

Le budget de 2024 comporte quelques éléments notables pour le secteur. Tout d’abord, nous avons vu l’annonce de 5 milliards de dollars pour une garantie de prêts pour les Autochtones pour les projets d’énergie et de ressources naturelles. Cela contribuera à la création d’infrastructures électriques construites et détenues par des Autochtones et garantira que les communautés autochtones sont des partenaires à part entière dans la transition vers une économie carboneutre.

Deuxièmement, nous avons vu une série de mesures visant à clarifier et à réduire les délais pour les grands projets, en particulier la création d’un nouveau coordonnateur fédéral des permis, qu’Électricité Canada a identifié comme un élément essentiel de son rapport Build Things Faster. Le budget prévoit des échéances et des objectifs pour que le gouvernement fédéral fasse preuve de transparence et de responsabilité dans le cadre des grands projets qui seront cruciaux pour atteindre la carboneutralité.

Troisièmement, nous avons obtenu des détails supplémentaires concernant les crédits d’impôt à l’investissement, le plus notable étant une mise à jour de la conditionnalité pour le crédit d’impôt à l’investissement dans l’électricité propre. Aucun des crédits d’impôt à l’investissement n’a encore commencé à être bénéfique pour des projets, d’où l’importance pour le gouvernement de procéder minutieusement à la création et à la consultation qui s’imposent. L’objectif premier de chaque crédit d’impôt à l’investissement devrait être de débourser les fonds aux projets qui en ont besoin maintenant pour favoriser l’abordabilité et l’énergie propre.

Comment le budget de cette année se compare-t-il à celui de l’année dernière?

Bien que ce budget n’ait pas été aussi important que celui de l’année dernière pour notre secteur, il y a eu quelques développements importants pour l’électricité. Le budget de 2023 a représenté une étape fondamentale pour le programme d’électricité du gouvernement fédéral. Un dollar sur huit a été affecté à l’énergie propre. Pour une grande partie de ce financement, nous continuons d’attendre qu’il se traduise par des lois et une réglementation afin d’arriver à un aboutissement. Pendant ce temps, nous continuons d’insister sur la clarté, la conditionnalité et la rapidité qui pourraient faciliter la construction de projets d’envergure.

Il ne s’agit pas de faire fi du budget de 2024, car il ne faut pas s’attendre à ce que chaque budget fédéral accorde des dizaines de milliards au secteur — même si j’aimerais bien que ce soit le cas! Cette année, l’objectif a plutôt été de simplifier la réglementation au sein des ministères et de peaufiner de nombreuses mesures déjà annoncées.

Quelle annonce pourrait avoir le plus grand impact sur le secteur de l’électricité?

Je pense que la garantie de prêts pour les Autochtones et la simplification des approbations ont toutes deux le potentiel de changer la donne. Tout dépendra de la rapidité avec laquelle ces mesures pourront être mises en œuvre pour que les projets produisent des bénéfices dès que possible. Nous avons beaucoup de délais à respecter.

Qu’est-ce qui vous préoccupe le plus dans le budget fédéral de cette année?

L’une de nos principales préoccupations est l’absence d’exemption pour les services publics réglementés en ce qui concerne les limites de déductibilité des intérêts. Pour simplifier une mesure fiscale très compliquée, sans une exemption pour les organismes publics réglementés (dans le projet de loi C-59), les clients de l’électricité devront assumer des frais additionnels de dizaines de millions de dollars supplémentaires, selon leur lieu de résidence. Ni le client ni le secteur ne bénéficieront de cette mesure. Pourtant, le budget de 2024 a accordé une exemption au secteur de la construction de logements locatifs, selon la même logique d’intérêt public que faisait déjà valoir le secteur de l’électricité.

Nous pensons que la décision de ne pas exempter les services publics réglementés va à l’encontre des objectifs de ce gouvernement. Au lieu de s’attaquer aux problèmes d’abordabilité et de faciliter la construction de bons projets, ces mesures augmenteront les coûts pour les Canadiens et rendront encore plus difficile la construction d’une infrastructure d’électricité propre.

Dans l’ensemble, ce budget nous fait-il progresser vers la carboneutralité?

Je vais me contenter de répondre que nous devrons attendre de voir ce que l’avenir nous réserve. Le budget de 2024 est-il favorable à la réconciliation économique, à l’avancement des crédits d’impôt à l’investissement et à une construction plus rapide? Oui. Toutefois, nous ne saurons pas si ces mesures feront progresser la carboneutralité tant qu’elles n’auront pas été mises en œuvre et que des chantiers de construction n’auront pas vu le jour.

En revanche, des mesures telles que les limites de déductibilité des intérêts pour les services publics réglementés rendront presque certainement la carboneutralité plus difficile, car il y aura moins d’argent dans les poches des Canadiens et moins d’argent à la disposition des services publics pour construire des projets d’envergure.

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