Nouvelles 52 - avril 2023
Analyse, par Électricité Canada, du budget fédéral de 2023 : le financement de l’électrification est une bonne nouvelle
Le 28 mars dernier, Chrystia Freeland, vice-première ministre et ministre des Finances, a déposé le très attendu budget fédéral de 2023, intitulé Un plan canadien : une classe moyenne forte, une économie abordable, un avenir prospère. Habituellement, le texte du budget comporte quelques renvois à l’électricité éparpillés çà et là. Cette année, une section entière est consacrée à l’investissement dans l’électricité propre dans le cadre du mandat du gouvernement en matière d’énergie propre. Cet octroi de crédits reflète la place prédominante accordée à l’électricité : près d’un dollar sur chaque tranche de huit dollars de nouvelles dépenses prévues sera affecté par divers moyens aux projets d’électricité propre. |
| Ce qui est intéressant dans le cas de ce nouveau crédit d’impôt, c’est le lien que le gouvernement établit entre cette mesure incitative et une réduction du prix pour les consommateurs. Ainsi, on considère que les fonds investis par le gouvernement fédéral finiront par se rendre dans les poches des consommateurs par un mécanisme ou un autre, que ce soit par l’entremise de la conception tarifaire ou par un autre moyen. D’après moi, cela signifie que le gouvernement fédéral continuera d’investir afin d’éviter toute répercussion de ces coûts sur les factures mensuelles des clients pendant que nous travaillerons à déterminer de quelle façon nous pouvons bâtir le réseau afin de le rendre carboneutre d’ici 2035 et répondre aux besoins en matière d’électrification de l’ensemble de l’économie d’ici 2050 – alors même que nos besoins en électricité doubleront ou même tripleront. Vous avez parlé de doubler, voire de tripler la capacité du réseau d’ici 2050. Sommes-nous plus près d’accélérer la construction de l’infrastructure? Je pense que oui. Il y a deux ou trois éléments qui entrent en jeu à ce sujet. Premièrement, nos membres peuvent prendre des décisions d’investissement, y compris pour ce qui est de savoir si le moment est venu ou non de lancer les travaux. D’après moi, c’est à ça que servent les crédits d’impôt. À mon avis, les fonds supplémentaires que versera la Banque de l’infrastructure du Canada aideront à renforcer une partie du financement à cet égard. Et, à terme, grâce au Fonds de croissance du Canada et au futur régime de contrats sur différence, nos membres pourront plus facilement obtenir du financement pour ces types d’engagements à long terme. Mais le principal point qui mérite notre attention selon moi, c’est que le gouvernement a reconnu la difficulté de réaliser les grands projets et qu’il s’est engagé à se retrousser les manches pour travailler avec toutes les parties et trouver des moyens d’accélérer le rythme. En fin de compte, à mon avis, le ton du budget indique que le gouvernement s’efforce de répondre aux préoccupations que nous avons soulevées au sujet des obstacles à la construction qui relèvent du gouvernement fédéral – et on doit admettre qu’il y a beaucoup de travail à accomplir dans ce dossier. Comme le gouvernement essaie de répondre à ces préoccupations, c’est maintenant à nous de passer à l’action. Nous sommes dans une meilleure situation que nous l’étions lundi [avant la présentation du budget]! Quel est le principal élément que le secteur de l’électricité doit retenir de ce budget? Selon moi, le principal élément à retenir, c’est que le gouvernement fédéral estime qu’il a un rôle à jouer pour aider à construire les infrastructures électriques. L’électricité a toujours été considérée comme un domaine de compétence provinciale. Mais il y a bien des sphères de compétence provinciale où le gouvernement fédéral a jugé qu’il avait un rôle à jouer sur le plan du financement. C’est même prévu dans le budget : huit pages après les annonces concernant l’électricité, on trouve une carte du Canada qui met en évidence des travaux dans lesquels il investit, par exemple le doublement des voies d’une autoroute en Nouvelle‑Écosse, domaine de compétence qui a toujours relevé des provinces. Mais, à notre avis, il s’agit maintenant du type de travaux auxquels le gouvernement fédéral doit contribuer financièrement. Le transport en commun est un autre exemple. D’après moi, la grande leçon que nous pouvons en tirer, c’est que les enjeux tiendront à un fait à l’avenir : lorsque le gouvernement fédéral souhaitera accélérer la construction d’une infrastructure plus propre, il versera des fonds pour faciliter les travaux, en particulier dans l’optique de l’abordabilité pour les Canadiens. Autres histoires
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