Affaires courantes

Affaires courantes est le bulletin d'information mensuel d'Électricité Canada qui présente les efforts de représentation, les réussites des membres et les nouvelles concernant le secteur.

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Nouvelles 63 - mars 2024

Comprendre la clientèle des membres avec Diana Dominique

Dans le secteur de l’électricité, la clientèle des membres est toujours prioritaire. Chaque année, Électricité Canada mène un sondage national sur la satisfaction de la clientèle au nom de ses services publics membres. Ainsi, ces derniers obtiennent des données et découvrent comment ils peuvent continuer à rendre l’électricité sécuritaire, durable et abordable pour les Canadiens. Pour en savoir plus sur les résultats du sondage de 2023, nous avons rencontré Diana Dominique, directrice principale des solutions pour les clients et de la durabilité.  

Bonjour, Diana, et merci d’avoir accepté de nous rencontrer. Pouvez-vous nous parler un peu de l’origine de ce sondage et de son importance pour nos membres et pour Électricité Canada?  

Nous menons ce sondage national depuis 1988. Il vise surtout la clientèle résidentielle et les membres trouvent utile la perspective nationale qu’il offre de la satisfaction de la clientèle.

Le sondage comprend des données exploitables qui montrent quels domaines nécessitent notre attention. Les membres apprécient ces données et la perspective régionale également. 

Maintenant que nous avons les résultats, pourriez-vous nous parler des grandes tendances qui se dégagent du sondage? Y a-t-il des surprises?

Il se dégage du sondage une satisfaction générale et un indice de satisfaction de la clientèle qui sont généralement stables. Ce sont de bonnes nouvelles! Ainsi, 72 % de la clientèle se dit satisfaite de son distributeur d’électricité. Chez ceux qui connaissent le système, ce pourcentage est plus élevé. Dans l’ensemble, les gens disent recevoir un bon service et une électricité fiable.

Ce sont donc de bonnes nouvelles pour le secteur. Au sein du Conseil de la clientèle et du Comité de l’électricité durable, les membres s’occupent vraiment de ces choses qui comptent pour le client. Il est très bon de voir que nos efforts des dernières années se reflètent dans les données.

Les aspects sur lesquels nous devons nous pencher sont la responsabilité sociale des entreprises et la clientèle. Ce sont deux mesures liées à la crédibilité de la marque. S’occuper de la clientèle signifie, par exemple, prendre soin du client et être transparent, tandis que la responsabilité sociale comprend des mesures comme exploiter l’entreprise d’une manière respectueuse de l’environnement et protéger la sécurité publique.

La surprise, c’est que le prix et la valeur sont restés les mêmes. Cela est très encourageant pour le secteur et nous croyons que cela pourrait s’expliquer par le fait que les taux de l’électricité n’ont pas augmenté au même rythme que l’inflation, du moins pas autant que l’essence et la nourriture, par exemple. En général, les gens sont satisfaits des prix qu’ils paient et de la valeur de l’électricité qu’ils reçoivent. Cependant, cette mesure demeurant un peu plus faible que les autres, nous avons encore du pain sur la planche dans ce domaine.

Autre surprise : la satisfaction a baissé en ce qui a trait à tous les attributs de la fiabilité et de la qualité de l’électricité, même si le nombre de pannes subies est resté le même.

En fait, ce n’est pas vraiment une surprise, car nous avons déjà constaté ce phénomène. C’est que les gens ne sont simplement pas aussi intéressés par la transition énergétique, même si les conditions météorologiques extrêmes sont plus fréquentes. Le changement climatique importe aux Canadiens, mais lorsque cela leur coûte quelque chose, cela leur importe moins.

Qu’est-ce qui compte le plus pour le client canadien et pourquoi?

Ce n’est pas nouveau de cette année : pour revenir sur ce que nous venons de sire, le prix est toujours le facteur numéro un pour le client. L’inflation joue énormément sur les finances des ménages. Selon le sondage, 67 % des clients estiment que rendre l’électricité plus abordable est une priorité absolue. Vient ensuite le renforcement du réseau électrique pour le rendre plus résistant aux événements météorologiques extrêmes et plus moderne, l’objectif étant d’offrir plus de choix au client en matière de technologie.

Selon les résultats de 2023, à quoi devrions-nous nous attendre en 2024? 

  Les choses peuvent changer rapidement en 2024, mais je crois que l’inflation et l’abordabilité demeureront les grands enjeux. Ce sera l’élément clé pour notre secteur. Je crois que les résultats reflèteront ce dont je parlais plut tôt. Ces prochaines années, des hypothèques arriveront à échéance et les personnes à faible revenu et vulnérables seront les plus durement touchées en ce qui concerne l’abordabilité, et même les Canadiens de la classe moyenne. Nous surveillerons ce dossier.

Nous avons aussi remarqué que les clients ne pensent pas tellement à l’électricité, sauf en cas de panne ou lorsqu’ils reçoivent leur facture. Comme secteur, nous devons vraiment mieux communiquer la valeur de l’électricité à notre clientèle.

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Nouvelles 62 - février 2024

Le nouveau prix Figures de l’industrie célèbre des personnes du secteur de l’électricité

À compter du Mois national de l’électricité de cette année (juin), Électricité Canada célébrera les personnes qui innovent et qui dirigent le secteur de l’électricité par sa nouvelle campagne et son nouveau prix « Figures de l’industrie ».

Nous savons tous qu’il y a dans le secteur de l’électricité des personnes parmi les plus talentueuses. Il y a des innovateurs, des visionnaires, des leaders et même des héros. Nous avons créé ce prix parce que nous devons célébrer ces talents. Le secteur de l’électricité, ce n’est pas que des entreprises : ce sont des gens. Le prix Figures de l’industrie permettra de mettre un visage sur le travail que notre secteur réalise maintenant.

Ce printemps, Électricité Canada primera six personnes du secteur de l’électricité comme Figures de l’industrie. C’est vous qui proposerez ces lauréats.

Ils feront partie de la campagne d’Électricité Canada dans les médias sociaux à l’occasion du Mois national de l’électricité en juin. Ils participeront aussi à des événements pendant ce mois.

Nous prions nos entreprises membres de mettre en candidature des personnes présentes dans tous les volets du secteur de l’électricité, allant du travail sur les lignes à l’ingénierie, de la sécurité à la construction, et à tout le reste. Ces candidats auront à leur actif des réalisations exceptionnelles dans leur domaine et auront fait preuve d’innovation et de leadership.

Le formulaire de mise en candidature se trouve dans notre site Web. La date limite est le 15 mars 2024.

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Nouvelles 61 - janvier 2024

Y a-t-il un meilleur moment pour commencer à penser à l’avenir qu’en tout début d’année?

Affaires courantes a rencontré Dan Gent, directeur du Transport et de la Fiabilité, pour faire le point sur les conditions atmosphériques.

Bonjour, Dan, et merci de nous rencontrer. Les conditions météorologiques extrêmes ont beaucoup occupé les membres d’Électricité Canada en 2023. Des incendies de forêt ont détruit plus de 3 000 poteaux électriques, il y a eu des tornades et des ouragans, des tempêtes de verglas à la mi-avril; il a fait chaud, il a fait froid, il a plu et il y a eu de la sécheresse… Quelle météo s’annonce pour 2024?

J’ai beaucoup entendu parler d’incendies de forêt l’an dernier et pour être honnête, nous devrions nous attendre à d’autres incendies de forêt cette année. Mais nous espérons qu’ils ne couvriront pas encore 18 millions d’hectares, un record canadien. Des milliers de poteaux ont été détruits et certains incendies ont provoqué des pannes dans de grands centres urbains. Quant aux autres conditions météorologiques, bien que je ne sois pas un expert, je crois que nous pouvons nous attendre à une autre année mouvementée. El Niño, le phénomène d’air plus sec et plus chaud que nous avons actuellement, devrait se poursuivre jusqu’à la fin de février et certains disent même jusqu’en mars. Puis, avec El Niño, le reste de l’année devrait être chaud. Chaleur est synonyme de choses comme des sécheresses et des incendies de forêt, ce qui se répercutera sur le réseau électrique.

Toujours à cause d’El Niño, je crois que nous verrons plus d’ouragans dans l’Atlantique, où ils ont déjà été nombreux depuis quelques années.

Comment nos membres se préparent-ils à ce genre de météo chaque année? Et si quelque chose se brise, comment pouvons-nous le réparer?

Trois mots. Planifier, planifier et planifier. Dans notre secteur, les entreprises doivent planifier pour le pire. Un service public fait de l’analyse prédictive de la météo qui touche le réseau afin de repérer les points faibles et de les renforcer avant l’arrivée de la tempête. Ainsi, nous pouvons analyser les lieux qui seront touchés et la force de frappe, et envisager le recours à du renfort comme l’assistance mutuelle au besoin.

Nous devons nous assurer que nous avons des pièces de rechange, car nous ne pouvons pas nous permettre d’obsolescence. Électricité Canada parle depuis un bon moment de la nécessité de faire complètement disparaître les poteaux de services publics traités au pentachlorophénol. Nous devons faire preuve de créativité et trouver des solutions pour remplacer l’équipement endommagé et brisé lorsque nous ne pouvons pas compter sur la chaîne d’approvisionnement. Nous devons aussi nous assurer que nous disposons du savoir-faire et du personnel nécessaire pour relever les défis d’aujourd’hui et de demain.

Point de vue réglementation, qu’est-ce qui doit changer pour faciliter les choses?

Excellente question. Les organismes de réglementation provinciaux jouent surtout un rôle de « régulateur économique ». Ils veulent que les tarifs soient abordables et que le réseau soit fiable, avec tout le fardeau que cela représente pour les services publics en matière de production de rapports pour la prise de décisions.

Il serait merveilleux que les organismes de réglementation se demandent ce qu’ils pourraient faire de plus afin de renforcer la fiabilité et la résilience pour les fournisseurs d’électricité. Peuvent-ils créer un programme de recherche et développement sur les techniques d’atténuation des incendies de forêt, comme en Australie?

Les organismes de réglementation pourraient peut-être envisager pour les services publics de nouveaux programmes d’amélioration de la fiabilité et collaborer avec eux à créer un projet pilote. Nous ne pouvons plus continuer à faire les mêmes choses. Le changement climatique a changé la donne pour de bon. Dans notre secteur, tous les acteurs doivent s’adapter et résoudre les problèmes différemment.

En 1998, une tempête de verglas s’est abattue sur des parties du Québec et de l’Ontario pendant plus d’une semaine. Cela pourrait-il se produire aujourd’hui et, en l’occurrence, sommes-nous prêts?

Ah oui, 1998 me rappelle des souvenirs. On a décrété l’état d’urgence, on a eu recours aux forces armées, la glace et les arbres tombés ont écrasé des tours de transport. À certains endroits, il a fallu au moins 6 semaines pour rétablir l’électricité. Ce fut une période très difficile pour beaucoup.

Pour répondre à votre question, il ne faut jamais dire jamais.

Je crois que le réseau actuel est plus fort grâce aux nouvelles normes en place. Les tours de transport peuvent maintenant supporter plus de poids et nous avons de nouveaux outils et de nouvelles technologies. Nous avons tiré beaucoup de leçons de la tempête de verglas de 1998. Je ne crois pas que cela ne pourra jamais se reproduire en cette ère de tempêtes persistantes. Mais je crois que nous sommes mieux préparés et plus résilients que jamais.

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Nouvelles 60 - décembre 2023

Bilan de l’année avec Francis Bradley

Après le symposium Dynamiser les partenariats et la réunion du conseil d’administration qui ont eu lieu en novembre, Électricité Canada s’installe en décembre, réfléchit à une année incroyable et se prépare à ce qui se profile à l’horizon! Affaires courantes s’est entretenu avec le président-directeur général, Francis Bradley, pour une récapitulation de 2023.

Bonjour Francis, merci de vous joindre à nous. Cette année a déjà été marquante, en commençant par les investissements du budget fédéral dans l’électrification et en terminant par le projet de Règlement sur l’énergie propre. Qu’est-ce qui vous a le plus enthousiasmé?

Je pense que, de mon point de vue, c’est le budget fédéral et ses investissements qui sont en tête de liste. C’est la première fois que le gouvernement du Canada apporte un soutien réel et substantiel aux investissements dans l’électricité propre. C’est absolument historique! Depuis de nombreuses années, nous affirmons que la décarbonisation par l’électrification est un bien public. Il s’agit d’une priorité nationale et d’une expansion du système électrique pour concrétiser cette aspiration pancanadienne. Comme il s’agit d’un bien public, les coûts supplémentaires de la réduction des gaz à effet de serre à laquelle nous aspirons devraient être assumés par la société dans son ensemble, et pas seulement par les consommateurs d’électricité, car le secteur de l’électricité est censé décarboniser le reste de l’économie. Par conséquent, nous devons voir comment nous finançons ce dossier, afin de le financer correctement.

Un dollar sur huit dans le budget est destiné à des investissements dans l’électricité propre. C’est une excellente nouvelle. Cela ne va pas tout régler d’un coup, mais c’est un début. C’est un premier pas très important qui montre la volonté du gouvernement fédéral de joindre le geste à la parole, pour reprendre les mots du ministre de l’Environnement, Steven Guilbeault, le soir du budget.

Nous venons d’organiser l’un de nos plus grands événements de l’année, Dynamiser les partenariats, dont le thème a été « L’avenir de… » et qui a porté sur le Nord, la technologie, l’intelligence artificielle, le transport, l’électricité et l’avenir des gens. Selon vous, à quoi ressemble l’avenir d’Électricité Canada en tant qu’organisme?

En tant qu’association, nous sommes le noyau du secteur de l’électricité depuis plus de 132 ans. Je suis ici depuis 37 ans. Ce que j’ai constaté au cours de mon mandat, c’est que nous avons réussi en tant qu’organisme parce que nous sommes capables de nous réinventer sans cesse et comme l’industrie que nous représentons, nous sommes sommes assez agiles pour le faire.

Lorsque j’ai commencé à travailler à Électricité Canada, ou devrais-je dire lorsque j’ai commencé à travailler ici avant que nous changions deux fois de nom, lorsque nous étions l’Association canadienne de l’électricité, notre principal objectif était opérationnel : il s’agissait d’échanger des renseignements techniques et de faire de la recherche d’ordre technique. Nous avons évolué et nous avons changé en fonction de ce que l’industrie attend d’une association nationale. Nous sommes ainsi devenus une organisation de défense des intérêts. Depuis notre dernier plan stratégique, nous nous concentrons de plus en plus sur l’avenir, sur les questions émergentes et sur les changements politiques, législatifs et réglementaires qu’il nécessitera.

Je pense que Dynamiser les partenariats était un excellent exemple de cette orientation vers l’avenir. C’était le point culminant des changements que nous avons apportés à l’association au cours des dernières années pour nous assurer que nous étions clairement tournés vers l’avenir.

Quels seront les principaux défis et possibilités du secteur de l’électricité en 2024?

Il s’agira avant tout de fiabilité, d’abordabilité et de décarbonisation. Certes, dans l’année qui vient, mais pas uniquement. En fait, il s’agira toujours de fiabilité, d’abordabilité et de décarbonisation jusqu’en 2050 – et d’équilibrer ces trois éléments. Nous devons déterminer de quelles politiques nous avons besoin pour concrétiser nos aspirations à réaliser une économie de carboneutralité en 2050.

En 2024, la prochaine étape consistera donc à déterminer comment construire de bons projets et comment les construire plus rapidement.

Nous devons également simplifier le processus d’approbation et nous débarrasser des processus qui se chevauchent, ainsi que des doubles emplois entre les différents ordres de gouvernement.

En outre, pour réaliser tout cela, nous aurons besoin de personnes pour mener à bien la transition énergétique. Malheureusement, rien n’indique qu’en 2024, nous aurons soudainement une solution à la pénurie de compétences et de personnel. Beaucoup cherchent à résoudre ce problème, y compris nos membres et nos partenaires de Ressources humaines, industrie électrique du Canada.

Une autre chose qui me préoccupe, les chaînes d’approvisionnement. Les délais pour les équipements essentiels s’allongent en fait – j’ai entendu dire par plusieurs de nos membres que ces délais ne diminuent pas. Il y a aussi la concurrence d’autres secteurs qui ont des besoins très similaires et qui sont également en croissance, comme les transports et les télécommunications. Et il y a la concurrence des États-Unis à cause de leur loi sur la réduction de l’inflation.

En 2024, ces défis constitueront une priorité absolue pour nous. Mais ce sont aussi des occasions à saisir. En fait, je pense qu’il y a d’énormes possibilités lorsque nous parlons de construire un avenir plus propre, plus brillant et meilleur.

Nous avons la possibilité de créer et de mettre en œuvre des technologies et des solutions qui vont améliorer la vie grâce à une économie plus propre, à plus de confort et à plus de commodité pour les clients. Nous avons également la possibilité de le faire de manière équitable et d’utiliser la croissance massive que nous allons observer dans le secteur de l’électricité comme moyen de réconciliation avec les peuples autochtones, car notre secteur les accueille de plus en plus comme des partenaires.

Passons à autre chose. Vous en êtes presque au 90e épisode de Flux Capacitor. Qui serait l’invité de vos rêves lorsque vous atteindrez les 100 épisodes et pourquoi ?

Si je pouvais utiliser ma machine à remonter le temps de Flux Capacitor, je retournerais en 1891 et je ferais venir J.J. Wright, le fondateur de cet organisme. Je l’installerais dans la DeLorean et je l’emmènerais dans le futur pour qu’il regarde autour de lui et je soupçonne que sa première réaction serait d’être stupéfait par tout ce qui s’est passé et de voir à quel point la société est différente en raison de l’électrification. D’un autre côté, il serait peut-être déçu de passer de 1891 à 2023, de regarder autour de lui et de se demander où est la voiture volante.

Si je devais choisir une personne vivante... j’inviterais Bill Gates à participer au balado. Il serait absolument fascinant de parler de lui, en raison de tout ce qu’il a fait au long de sa carrière et des grandes répercussions des nombreuses technologies qu’il a mises en place. J’aimerais approfondir avec lui le livre qu’il a écrit il y a quelques années, How to Avoid a Climate Disaster (Comment éviter une catastrophe climatique).

C’était une lecture fascinante, et bien que cela traitait d’une catastrophe climatique imminente, c’était très optimiste. Je ne sais pas si quelqu’un a un ami qui connaît Bill Gates, mais voilà.

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Nouvelles 59 - novembre 2023

Le symposium annuel d’Électricité Canada, Dynamiser les partenariats, se profile à l’horizon!

Cet événement réunit des membres d’un océan à l’autre avec des chefs de la direction et des cadres supérieurs, des entreprises partenaires, des intervenants du secteur de l’électricité et des élus pour discuter des sujets d’actualité de l’industrie et apprendre des conférenciers d’honneur. Affaires courantes s’est entretenu avec Julia Muggeridge, vice-présidente, Communications et Durabilité, pour discuter de l’approche de cette année et de l’avenir du secteur de l’électricité.

Bonjour Julia, merci de vous joindre à nous. Dynamiser les partenariats est l’événement le plus important de l’année pour Électricité Canada. Qu’est-ce qui fait la particularité de ce symposium par rapport aux années précédentes ?

Dynamiser les partenariats a été conçu il y a cinq ans pour rassembler des intervenants gouvernementaux, des partenaires commerciaux et des entreprises membres. Cet événement est entièrement planifié et réalisé par une petite équipe d’Électricité Canada. Si vous assistez à Dynamiser les partenariats, vous verrez les leçons tirées de cinq années d’expérience, qui se sont traduites par une programmation de premier ordre, une magnifique cérémonie de remise de prix et de nombreuses possibilités de réseautage.

Comment le thème de cette année, « L’avenir des… », a-t-il été choisi et que pensez-vous qu’il signifie pour l’industrie ?

Comme la plupart des bonnes idées à Électricité Canada, celle-ci a commencé par un article d’un collègue! Le New York Times avait publié un article sur l’intelligence artificielle (IA), qui faisait valoir que, si l’IA peut faire peur, elle peut aussi être utilisée pour améliorer le sort de l’humanité. J’ai commencé à penser que tous les différents avenirs auxquels nous réfléchissons à Électricité Canada sont intrinsèquement bons. Ils sont bons parce que les gens – qui façonneront l’avenir – sont bons. Avec cette approche optimiste, notre équipe a élaboré un programme qui voit le bon dans la technologie, le transport, l’IA, mais surtout dans les gens.

Cette année, vous êtes passés de tables rondes d’experts de l’industrie à des conférences données par des leaders d’opinion. Qui figure sur la liste des invités et qu’apporteront-ils ?

Nous sommes ravis d’accueillir à Dynamiser les partenariats six conférenciers principaux aux parcours variés. La liste des invités comprend des experts en électricité (bien sûr !), en technologie, en transport et en intelligence artificielle. L’accent étant mis sur la manière dont les personnes interagissent avec les technologies et les transports du futur, nous commencerons et terminerons la journée avec deux conférences axées sur les personnes. Notre discours d’ouverture portera sur le Nord et sur la manière dont nous pouvons mieux collaborer avec les habitants de cette grande région et mieux penser à eux. Notre discours final clôturera la journée et abordera l’avenir… des gens : quelle est notre place dans l’avenir, au travail, à la maison, en interaction avec la technologie ? Vous pourrez voir par vous-même ce qui est prévu en consultant la liste complète des intervenants!


Le programme du symposium comprend six présentations interactives : l’avenir du Nord, l’avenir de la technologie, l’avenir de l’intelligence artificielle, l’avenir des transports, l’avenir de l’électricité et l’avenir des gens. Pensez-vous que nous sommes prêts pour ce qui nous attend?

J’espère qu’à la fin de la journée du 21 novembre, nous aurons une idée claire de la place qui sera accordée aux gens dans les 30 à 50 prochaines années. Mais, comme vous l’avez probablement remarqué, j’ai tendance à être optimiste dans ce domaine.

Quel est l’enseignement que vous souhaitez que le public retienne à l’issue du symposium ?

L’avenir est électrique, lumineux et bon.

Pour en savoir plus sur Dynamiser les partenariats, visitez le site web d’Électricité Canada.

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Nouvelles 58 - octobre 2023

La distribution d’électricité au Canada

Les 20 et 21 septembre dernier, le Conseil de la distribution d’Électricité Canada a tenu à Calgary, en Alberta, sa réunion annuelle en personne. Ce conseil concentre ses efforts sur les enjeux qui entourent l’acheminement de l’électricité, à une tension sécuritaire, directement aux ménages et aux entreprises. Comme les sociétés de distribution interviennent à la dernière étape qui précède la consommation, ce sont elles qui doivent mettre en place et maintenir l’alimentation en électricité.

Pour en savoir davantage à ce sujet, Affaires courantes a discuté avec Alex Kent, directeur de la distribution et des affaires réglementaires à Électricité Canada.

Bonjour Alex et merci d’avoir accepté de répondre à nos questions. Pourriez-vous nous dire quelques mots sur les activités menées par les sociétés de distribution d’électricité et sur l’importance de leur rôle dans l’optique de notre avenir carboneutre?

Les sociétés de distribution possèdent et exploitent les lignes électriques qui alimentent votre ménage ou votre entreprise. C’est pourquoi, dans le secteur, nous les appelons « fournisseurs du dernier kilomètre ».

Les lignes de transport font parvenir l’électricité des installations de production aux postes électriques du réseau de transport, puis le réseau de distribution l’achemine de ces postes aux consommateurs. Le rôle particulier que jouent les sociétés de distribution dans la préparation de l’avenir carboneutre tient au fait qu’elles fournissent de l’électricité produite sans émissions ou à émissions nulles et permettent ainsi à d’autres secteurs industriels ou à l’industrie en général de se décarboner en remplaçant par l’électricité leurs sources d’énergie à teneur élevée en carbone. On peut donc dire qu’un véhicule électrique est alimenté au moyen d’électricité fournie par le réseau de distribution.

Quelle incidence l’adoption des véhicules électriques aura-t-elle sur le réseau et les consommateurs?

Tout simplement, il faudra injecter davantage d’électricité sur l’ensemble du réseau de distribution pour compenser l’essence et le diesel que consommait auparavant le secteur des transports.

Par ailleurs, chaque véhicule électrique est une batterie géante qui peut consommer, stocker et fournir de l’énergie. En principe, si un véhicule électrique était branché chez moi lorsqu’un blizzard provoque une panne de courant, il pourrait alimenter ma maison, de sorte que je ne manquerais jamais d’électricité. On voit là une possibilité au chapitre de la fiabilité en situation d’urgence.

Il y a également une possibilité pour l’écrêtement des pointes. Pendant la journée, la demande d’électricité est faible, car les gens sont au travail ou en classe et ils n’utilisent pas d’électroménagers énergivores. La demande augmente vers 17 h lorsqu’ils rentrent chez eux et font fonctionner leur four, leur cuisinière et leur micro-ondes. Ce ne serait pas le bon moment pour que tous les voisins du quartier rechargent leur véhicule électrique.

Des membres d’Électricité Canada sont en voie de déployer un nouveau tarif d’électricité de nuit très bas, si ce n’est pas déjà fait. Ainsi, les propriétaires branchent leur véhicule électrique en rentrant du travail, mais la recharge ne débute pas avant minuit, quand la majorité des clients ont éteint les autres appareils pour la nuit. Cette façon de procéder, qui empêche de surcharger le réseau d’électricité, présente un avantage important pour les clients, car elle réduit leur facture d’électricité.

Au cours de la dernière année, nous avons produit deux rapports (Back to Bonbright et Build Things Faster) qui donnent des indications concernant la réglementation et les projets d’aménagement. Quelles sont les principales mesures que doivent prendre le gouvernement et les organismes de réglementation, alors même que nous redoublons d’efforts pour renforcer la capacité du réseau?

La grande conclusion qui ressort de Back to Bonbright, c’est que les organismes de réglementation, d’une manière ou d’une autre, appliquent les principes de Bonbright pour réglementer l’économie. En gros, ces principes constituent les règles qui nous permettent de tenir compte de l’intérêt du public lorsque nous étudions une proposition présentée par une compagnie d’électricité. Nous avons découvert que, même dans le contexte de la décarbonation, où nous n’avons pas le choix de passer à l’action, ces règles fondamentales continuent de s’appliquer

La décarbonation, qui a été amorcée sous l’impulsion du gouvernement fédéral, a des répercussions sur le coût pour la clientèle. C’est pourquoi ce gouvernement devrait appuyer d’une manière ou d’une autre la transition des compagnies d’électricité vers la carboneutralité et les organisations qui investissent dans ce type de projets.

Dans notre rapport intitulé Build Things Faster, nous nous sommes demandé comment nous pourrions « bâtir plus rapidement » parce que, d’après l’expérience de nos membres, il faut compter de cinq à dix ans pour faire approuver un projet au Canada. Par exemple, si l’on doit attendre huit ans pour faire approuver un projet puis consacrer de trois à quatre ans à la construction des lignes de transport, ça fait douze ans en tout. Nous ne pourrions donc pas respecter l’objectif de carboneutralité du réseau d’ici 2035 prévu par la loi. Même en injectant plus d’argent pour régler le problème, ça ne nous ajouterait pas plus de temps.

Quel est le plus gros problème à venir pour le réseau de distribution?

Dans le passé, on pouvait très bien prévoir la charge nécessaire pour alimenter les utilisateurs du réseau de distribution, car les choses changeaient très peu. Du fait que nous remplaçons actuellement des sources d’énergie par d’autres, le contexte évolue très rapidement et dans des directions inattendues. Qui achètera un véhicule électrique? Est-ce que cette transition se fera de façon uniforme dans tous les quartiers d’une ville?

Maintenant, tout indique que quelques groupes socioéconomiques seront les premiers à se procurer des véhicules électriques et que ces groupes pourraient être concentrés, ou non, dans certaines portions du réseau de distribution. Il faudrait alors probablement mettre à niveau les portions du réseau en question pour répondre à cette demande accrue. Nous ne savons pas ce qui est en train de se produire ni quand les choses arriveront. Nous pouvons simplement nous fier aux meilleures hypothèses en espérant que l’organisme de réglementation approuvera les travaux qui sont nécessaires.

Quelles seront les grandes priorités du Conseil de la distribution en 2024?

Depuis quelque temps, nous discutons principalement de l’incidence des véhicules électriques sur le réseau, de l’innovation en matière de réglementation et de ce que l’on entend par des « activités centrées sur la clientèle ». La résilience du réseau est un autre sujet important. En plus de continuer à se multiplier, les phénomènes météorologiques extrêmes gagneront en intensité. Nous nous efforçons de déterminer les mesures que peuvent prendre les sociétés de distribution pour planifier en prévision de conditions météorologiques qui évoluent et empirent avec le temps.


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