Affaires courantes

Affaires courantes est le bulletin d'information mensuel d'Électricité Canada qui présente les efforts de représentation, les réussites des membres et les nouvelles concernant le secteur.

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Nouvelles 58 - octobre 2023

La distribution d’électricité au Canada

Les 20 et 21 septembre dernier, le Conseil de la distribution d’Électricité Canada a tenu à Calgary, en Alberta, sa réunion annuelle en personne. Ce conseil concentre ses efforts sur les enjeux qui entourent l’acheminement de l’électricité, à une tension sécuritaire, directement aux ménages et aux entreprises. Comme les sociétés de distribution interviennent à la dernière étape qui précède la consommation, ce sont elles qui doivent mettre en place et maintenir l’alimentation en électricité.

Pour en savoir davantage à ce sujet, Affaires courantes a discuté avec Alex Kent, directeur de la distribution et des affaires réglementaires à Électricité Canada.

Bonjour Alex et merci d’avoir accepté de répondre à nos questions. Pourriez-vous nous dire quelques mots sur les activités menées par les sociétés de distribution d’électricité et sur l’importance de leur rôle dans l’optique de notre avenir carboneutre?

Les sociétés de distribution possèdent et exploitent les lignes électriques qui alimentent votre ménage ou votre entreprise. C’est pourquoi, dans le secteur, nous les appelons « fournisseurs du dernier kilomètre ».

Les lignes de transport font parvenir l’électricité des installations de production aux postes électriques du réseau de transport, puis le réseau de distribution l’achemine de ces postes aux consommateurs. Le rôle particulier que jouent les sociétés de distribution dans la préparation de l’avenir carboneutre tient au fait qu’elles fournissent de l’électricité produite sans émissions ou à émissions nulles et permettent ainsi à d’autres secteurs industriels ou à l’industrie en général de se décarboner en remplaçant par l’électricité leurs sources d’énergie à teneur élevée en carbone. On peut donc dire qu’un véhicule électrique est alimenté au moyen d’électricité fournie par le réseau de distribution.

Quelle incidence l’adoption des véhicules électriques aura-t-elle sur le réseau et les consommateurs?

Tout simplement, il faudra injecter davantage d’électricité sur l’ensemble du réseau de distribution pour compenser l’essence et le diesel que consommait auparavant le secteur des transports.

Par ailleurs, chaque véhicule électrique est une batterie géante qui peut consommer, stocker et fournir de l’énergie. En principe, si un véhicule électrique était branché chez moi lorsqu’un blizzard provoque une panne de courant, il pourrait alimenter ma maison, de sorte que je ne manquerais jamais d’électricité. On voit là une possibilité au chapitre de la fiabilité en situation d’urgence.

Il y a également une possibilité pour l’écrêtement des pointes. Pendant la journée, la demande d’électricité est faible, car les gens sont au travail ou en classe et ils n’utilisent pas d’électroménagers énergivores. La demande augmente vers 17 h lorsqu’ils rentrent chez eux et font fonctionner leur four, leur cuisinière et leur micro-ondes. Ce ne serait pas le bon moment pour que tous les voisins du quartier rechargent leur véhicule électrique.

Des membres d’Électricité Canada sont en voie de déployer un nouveau tarif d’électricité de nuit très bas, si ce n’est pas déjà fait. Ainsi, les propriétaires branchent leur véhicule électrique en rentrant du travail, mais la recharge ne débute pas avant minuit, quand la majorité des clients ont éteint les autres appareils pour la nuit. Cette façon de procéder, qui empêche de surcharger le réseau d’électricité, présente un avantage important pour les clients, car elle réduit leur facture d’électricité.

Au cours de la dernière année, nous avons produit deux rapports (Back to Bonbright et Build Things Faster) qui donnent des indications concernant la réglementation et les projets d’aménagement. Quelles sont les principales mesures que doivent prendre le gouvernement et les organismes de réglementation, alors même que nous redoublons d’efforts pour renforcer la capacité du réseau?

La grande conclusion qui ressort de Back to Bonbright, c’est que les organismes de réglementation, d’une manière ou d’une autre, appliquent les principes de Bonbright pour réglementer l’économie. En gros, ces principes constituent les règles qui nous permettent de tenir compte de l’intérêt du public lorsque nous étudions une proposition présentée par une compagnie d’électricité. Nous avons découvert que, même dans le contexte de la décarbonation, où nous n’avons pas le choix de passer à l’action, ces règles fondamentales continuent de s’appliquer

La décarbonation, qui a été amorcée sous l’impulsion du gouvernement fédéral, a des répercussions sur le coût pour la clientèle. C’est pourquoi ce gouvernement devrait appuyer d’une manière ou d’une autre la transition des compagnies d’électricité vers la carboneutralité et les organisations qui investissent dans ce type de projets.

Dans notre rapport intitulé Build Things Faster, nous nous sommes demandé comment nous pourrions « bâtir plus rapidement » parce que, d’après l’expérience de nos membres, il faut compter de cinq à dix ans pour faire approuver un projet au Canada. Par exemple, si l’on doit attendre huit ans pour faire approuver un projet puis consacrer de trois à quatre ans à la construction des lignes de transport, ça fait douze ans en tout. Nous ne pourrions donc pas respecter l’objectif de carboneutralité du réseau d’ici 2035 prévu par la loi. Même en injectant plus d’argent pour régler le problème, ça ne nous ajouterait pas plus de temps.

Quel est le plus gros problème à venir pour le réseau de distribution?

Dans le passé, on pouvait très bien prévoir la charge nécessaire pour alimenter les utilisateurs du réseau de distribution, car les choses changeaient très peu. Du fait que nous remplaçons actuellement des sources d’énergie par d’autres, le contexte évolue très rapidement et dans des directions inattendues. Qui achètera un véhicule électrique? Est-ce que cette transition se fera de façon uniforme dans tous les quartiers d’une ville?

Maintenant, tout indique que quelques groupes socioéconomiques seront les premiers à se procurer des véhicules électriques et que ces groupes pourraient être concentrés, ou non, dans certaines portions du réseau de distribution. Il faudrait alors probablement mettre à niveau les portions du réseau en question pour répondre à cette demande accrue. Nous ne savons pas ce qui est en train de se produire ni quand les choses arriveront. Nous pouvons simplement nous fier aux meilleures hypothèses en espérant que l’organisme de réglementation approuvera les travaux qui sont nécessaires.

Quelles seront les grandes priorités du Conseil de la distribution en 2024?

Depuis quelque temps, nous discutons principalement de l’incidence des véhicules électriques sur le réseau, de l’innovation en matière de réglementation et de ce que l’on entend par des « activités centrées sur la clientèle ». La résilience du réseau est un autre sujet important. En plus de continuer à se multiplier, les phénomènes météorologiques extrêmes gagneront en intensité. Nous nous efforçons de déterminer les mesures que peuvent prendre les sociétés de distribution pour planifier en prévision de conditions météorologiques qui évoluent et empirent avec le temps.


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Nouvelles 57 - septembre 2023

Bien des gens ignorent que 31 lignes de transport d’électricité relient les réseaux des États-Unis et du Canada, assurant ainsi l’alimentation en électricité de millions d’Américains et de Canadiens. Grâce au commerce de l’électricité entre nos deux pays et à l’intégration de nos deux réseaux, les consommateurs de chaque côté de la frontière bénéficient d’une infrastructure plus résiliente, propre et abordable. Affaires courantes discute avec Robin Yee, gestionnaire, Affaires américaines à Électricité Canada, pour « faire la lumière » sur le sujet.

Bonjour Robin. Plus de 70 TWh d’électricité circulent entre les États-Unis et le Canada, ce qui représente des échanges commerciaux de plus de trois milliards de dollars. Quelles sont les plus grandes préoccupations que soulèvent ces relations bilatérales?

La transition vaste et rapide du portefeuille énergétique des deux pays figure au premier plan des préoccupations associées aux relations entre les États-Unis et le Canada.

Nous sommes passés d’une époque où les compagnies d’électricité avaient plus de latitude pour planifier et construire l’infrastructure afin de répondre aux besoins et disposaient de plus de temps pour le faire. Nous devons maintenant faire une transition et apporter une multitude changements beaucoup plus rapidement.

Le maintien de la fiabilité du réseau dans ce contexte représente un défi différent à tous les égards. Nous nous efforçons de combiner des technologies tout à fait nouvelles et novatrices pour collaborer selon des approches que nous n’avons jamais utilisées dans une telle mesure. De surcroît, nous essayons de faire cela tout en poursuivant nos objectifs d’émissions nulles. Les efforts que nous déployons en parallèle sur ces deux fronts sont complexes et étroitement liés – c’est là que se trouve le principal enjeu.

Les phénomènes météorologiques extrêmes qui se sont produits cet été ont entraîné de véritables problèmes. Comment les deux pays ont-ils concerté leurs efforts pour améliorer la résilience de leurs réseaux?

Ce n’est pas d’hier que les États-Unis et le Canada collaborent pour préserver la fiabilité de leurs réseaux. D’ailleurs, notre relation bilatérale est au cœur de cette collaboration, qui prend différentes formes.

Il y a longtemps aussi que nos deux pays s’entraident en cas de panne. Des équipes traversent la frontière pour contribuer aux efforts de rétablissement du courant déployés par leurs voisins. Un autre volet de cette collaboration est intégré dans les réseaux mêmes – c’est simplement l’interconnexion des différentes régions, qui renforce leur résilience. Par exemple, si une zone est frappée par une vague de froid ou une tempête, il est possible d’importer de l’énergie d’une autre région. Sans cette assistance mutuelle, qui peut aider à répondre à la demande accrue ou fournir un approvisionnement de remplacement, il faudrait construire des infrastructures supplémentaires. La complémentarité de nos deux réseaux est donc vraiment intéressante. C’est en partie pour cette raison que l’énergie traverse souvent la frontière canado-américaine. Les États-Unis et le Canada peuvent se fournir mutuellement un apport différent, ce qui renforce les deux pays.

Il existe aussi des tribunes, des groupes et des conseils qui travaillent ensemble pour s’assurer que nous regardons vers l’avenir afin de nous préparer à l’éventualité d’incidents graves ou que nous réagissons conjointement en tant que secteur.


En ce qui concerne les préparatifs, nous disposons d’un cadre suffisant, si l’on peut dire, de la part du gouvernement pour commencer à discuter sérieusement avec les membres afin d’obtenir un point de vue de l’ensemble du secteur sur ce que le REP signifiera. Cela nous donne le temps de nous mettre d’accord et de déterminer ce qui est le plus important et quelles valeurs doivent être reflétés dans le REP final. Il est évident que nous aimerions tous voir des chiffres plus tôt que tard, mais selon le cadre qui existe déjà, nous disposons d’un certain nombre de renseignements pour commencer à formuler une réponse.

En dehors du REP et du budget fédéral, quel est le plus grand défi auquel est confronté le monde de la production ?

Cela nous ramène à la première question. Il s’agit de l’ampleur du défi et de l’occasion d’atteindre nos objectifs pour 2035 et 2050. Le secteur a reçu beaucoup de soutien dans le cadre du budget fédéral 2023. Le Conseil de la production s’efforce donc de s’assurer que ce soutien peut nous aider à atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés. Les crédits d’impôt à l’investissement, les programmes ciblés, la Banque canadienne d’infrastructure et tout ce qui se trouve le principal enjeu.

Quel rôle notre relation avec les États-Unis joue-t-elle dans notre avenir carboneutre?

Eh bien, à l’heure actuelle, nos deux pays travaillent à se bâtir un avenir carboneutre ou à atteindre leurs objectifs d’émissions nulles. Il est important d’unir nos efforts. Une nouvelle politique a été adoptée chez nos voisins du Sud à l’échelle de l’administration fédérale et à l’échelon des États. Une politique similaire et la réglementation connexe sont en cours d’élaboration au Canada. L’électricité y jouera un rôle de premier plan, non seulement pour réduire les émissions du secteur, mais aussi pour aider d’autres industries et secteurs qui devront faire la transition vers des sources d’énergie sur lesquelles ils pourront compter. Il est donc important que la politique et la réglementation en question assurent un équilibre entre, d’une part, nos objectifs de décarbonation et, d’autre part, la nécessité absolue de préserver l’abordabilité et la fiabilité. Cet équilibre est étroitement lié à nos relations avec nos voisins américains.

Parlez-nous de la North American Electric Reliability Corporation et de la collaboration entre cet organisme et Électricité Canada.

La North American Electric Reliability Corporation – la NERC – est l’organisme de réglementation qui veille à la fiabilité du réseau électrique intégré de l’ensemble de l’Amérique du Nord. Cet organisme vraiment impressionnant et complexe élabore des normes de fiabilité, ce qui constitue forcément une tâche très technique orientée par l’expérience sectorielle. Par ailleurs, ces normes doivent être régies et appliquées de façon appropriée.

Électricité Canada s’attache à maintenir une solide relation avec la NERC au bénéfice de nos entités partenaires et entreprises membres pour s’assurer que notre point de vue national est bien représenté. Par exemple, dans le cadre de ses travaux portant sur les questions d’ordre météorologique, la NERC a pris en compte les considérations et les enjeux sur lesquels influe la géographie canadienne.

Dans le cadre des travaux que nous menons en collaboration avec la NERC, il est important de veiller au maintien d’une représentation et d’une coopération adéquates et de participer à l’élaboration et à l’orientation de la politique.

Chaque année, la NERC tient au Canada une réunion de son conseil d’administration. La plus récente, qui a eu lieu à Ottawa, réunissait plus de 100 personnes de la NERC ainsi que des représentants du secteur et des administrations publiques dans leur ensemble. Les participants ont alors discuté des grandes difficultés que présente le maintien de la fiabilité du réseau électrique et des efforts que nous déployons pour les surmonter. Il n’est pas facile de trouver des solutions, mais la NERC effectue une foule d’évaluations et d’études qui peuvent nous aider à opérer la transition.

Quel est le dossier auquel vous avez le plus hâte de vous attaquer?

D’après moi, ce qui est le plus intéressant, c’est vraiment de nous assurer que les personnes concernées se parlent. Le secteur de l’électricité est tellement intégré que cela a une incidence sur bien des aspects de la société. Il y a non seulement le gouvernement, les décideurs, les organismes de réglementation et le secteur, mais aussi les utilisateurs dont les besoins diffèrent et qui commencent maintenant à produire eux-mêmes de l’électricité. Nous nous attachons à favoriser le dialogue entre tous ces groupes – et c’est un défi réellement emballant et intéressant.

Pourquoi la relation dans le secteur nord-américain de l’électricité est-elle aussi importante?

Cette relation est primordiale parce qu’elle est à la base de la façon dont nous avons essentiellement bâti notre société à l’échelle de l’Amérique du Nord. Et elle repose vraiment sur cette coopération entre les régions, qui permet d’assurer la robustesse, la résilience et la fiabilité du réseau pour ceux qui dépendent de l’électricité. Au début, l’électrification au sein de la société se faisait à une échelle très régionale et localisée. En assurant une collaboration entre les différentes régions au lieu de construire une infrastructure en surplus dans une région donnée simplement pour répondre à la demande de pointe, on pouvait travailler avec les voisins afin d’atteindre un équilibre où chacun trouvait son compte. C’est grâce au maintien de cette collaboration que notre société peut bénéficier des avantages considérables de l’électricité.


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Nouvelles 56 - août 2023

Production d’électricité au Canada

Les 12 et 13 juillet, des représentants du Conseil de la production d’Électricité Canada se sont réunis à Calgary, en Alberta, pour leur réunion annuelle. Le Conseil de la production se concentre sur les questions relatives à la production d’électricité, notamment ce qui concerne l’intégration énergétique, l’innovation, l’atténuation des changements climatiques et l’adaptation à ceux-ci, la gestion de l’environnement et les affaires autochtones. Affaires courantes s’est entretenu avec Brittany Botting, directrice de la production, afin d’explorer ces questions et leurs incidences sur le secteur. Bonjour, Brittany, merci de vous joindre à nous !

Le budget fédéral a annoncé en mars qu’il y aurait d’incroyables possibilités d’augmenter la production d’électricité au Canada. Quel sera le plus grand défi à relever pour le financer ?

Le plus grand défi, à mon avis, sera l’ampleur des investissements nécessaires dans l’atteinte des objectifs de carboneutralité d’ici 2035 et 2050. Des milliards, voire des billions de dollars d’investissements seront requis au cours des trois prochaines décennies, dans le domaine de la production, et dans la transmission et la distribution, afin de décarboniser le réseau électrique, en plus des besoins d’électrification de l’ensemble de l’économie. Le défi est gigantesque. Il est positif de constater dans le budget de 2023 des investissements ainsi qu’un soutien du gouvernement fédéral pour aider les compagnies d’électricité à relever ce défi.

La plus grande priorité du Conseil de la production dans le plan d’affaires d’Électricité Canada pour le premier trimestre était le Règlement sur l’électricité propre (REP) qui fournira des directives importantes sur la façon dont la décarbonisation du réseau sera mise en œuvre. Nous sommes maintenant au troisième trimestre et nous n’avons toujours pas vu les règlements. Pensez-vous que nous y aurons accès bientôt ? Comment pouvons-nous nous préparer à des règlements qui n’ont pas encore été publiés ?


Nous nous attendons à ce que le règlement sur l’électricité propre soit transmis dans les prochaines semaines. Le gouvernement ne cesse de nous le faire savoir. J’espère que nous verrons au moins un premier projet de règlement en août ou en septembre, puisque sur le plan de la préparation, plus il y a de retard dans la publication de règles claires, plus il est difficile pour le secteur d’atteindre les objectifs de 2035.

Je pense qu’il est plus important que nous ayons des règles réalisables, flexibles et reflétant nos réalités, que le secteur peut ensuite mettre en œuvre. Donc, si le gouvernement prend le temps d’examiner ces réglementations parce qu’elles sont très importantes, c’est forcément une bonne chose.

En ce qui concerne les préparatifs, nous disposons d’un cadre suffisant, si l’on peut dire, de la part du gouvernement pour commencer à discuter sérieusement avec les membres afin d’obtenir un point de vue de l’ensemble du secteur sur ce que le REP signifiera. Cela nous donne le temps de nous mettre d’accord et de déterminer ce qui est le plus important et quelles valeurs doivent être reflétés dans le REP final. Il est évident que nous aimerions tous voir des chiffres plus tôt que tard, mais selon le cadre qui existe déjà, nous disposons d’un certain nombre de renseignements pour commencer à formuler une réponse.

En dehors du REP et du budget fédéral, quel est le plus grand défi auquel est confronté le monde de la production ?


Cela nous ramène à la première question. Il s’agit de l’ampleur du défi et de l’occasion d’atteindre nos objectifs pour 2035 et 2050. Le secteur a reçu beaucoup de soutien dans le cadre du budget fédéral 2023. Le Conseil de la production s’efforce donc de s’assurer que ce soutien peut nous aider à atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés. Les crédits d’impôt à l’investissement, les programmes ciblés, la Banque canadienne d’infrastructure et tout ce qui se trouve entre les deux y sont inclus.

Quelle est la plus grande occasion ?


La plus grande occasion constitue également le plus grand défi, n’est-ce pas ? La demande d’électricité augmentera considérablement, doublant ou triplant d’ici 2050. C’est une chance énorme pour nos membres de s’emparer d’une plus grande part du marché de l’énergie.

Sur quel projet avez-vous le plus hâte de travailler avec les membres ?


Probablement le REP. Il aura une incidence considérable sur la gouvernance du secteur au cours des 12 ou 13 prochaines années. Je suis impatient d’aborder ce sujet avec les membres.

Quelles sont les prochaines étapes ?


Le Conseil de la production a décidé de prendre quelques mesures pour commencer à préparer la réponse du REP, notamment l’élaboration d’un document d’orientation qui présente certaines recommandations applicables au secteur afin de proposer des options positives au gouvernement. De plus, nous élaborons des messages communs, et espérons qu’ils seront utilisés par le secteur afin que nous puissions nous entendre.

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Nouvelles 55 - juillet 2023

Fiabilité du réseau électrique canadien

Électricité Canada publiera bientôt un rapport sur la continuité du service qui révèle certaines données intéressantes concernant la fiabilité de notre réseau électrique. Peu importe leur ampleur – qu’elles soient attribuables à des phénomènes météorologiques extrêmes ou à des perturbations causées par un écureuil –, toutes les interruptions de service sont consignées et classées par catégories. Cette mesure vise à permettre aux compagnies d’électricité de trouver des moyens d’atténuer les répercussions subies par la clientèle et de maintenir la stabilité du réseau.

Affaires courantes a interviewé Daniel Gent, directeur du transport et de la fiabilité, et Lakshmi Venugopal, analyste de données, pour discuter de ce qu’ils ont appris.

Bonjour Daniel et Lakshmi. J’aimerais que vous nous parliez en quelques mots du rapport sur la continuité du service et du type de renseignements qui ont été recueillis à cette fin.

DG : Le rapport couvre deux années – 2021 et 2022. Il porte sur l’essence même de la fiabilité.

LV : Il présente cinq indicateurs. Le premier est le SAIFI (system average interruption frequency index), qui mesure la fréquence moyenne des interruptions au cours d’une année donnée. Il y a aussi le SADI (system average interruption duration index), qui montre la durée moyenne des interruptions au cours d’une année donnée.

Le CAIDI (customer average interruption duration index) reflète la durée moyenne des interruptions subies par les clients. Nous avons également l’IKM (interactions per kilometer), qui indique le nombre d’interactions pour un kilomètre et le CIKM (customer hours of interruption per kilometer), qui mesure la durée des interruptions en heures-clients pour un kilomètre.

Les compagnies d’électricité se servent de ce type de rapport pour comparer leur propre rendement avec celui de leurs homologues canadiens et élaborer des programmes d’amélioration. Les entreprises savent ainsi combien elles devraient investir dans un type particulier d’équipement qui est en défaillance et les éléments qui nécessitent un entretien.

DG : Les entreprises s’inspirent aussi de ce rapport pour élaborer les demandes tarifaires qu’elles présentent aux organismes de réglementation. Elles le consultent pour connaître la situation concernant les pannes au sein du secteur et comparer leur rendement avec la moyenne nationale. Cette information est utile pour adapter leurs tarifs dans une optique d’amélioration de la fiabilité.

LV : De plus, notre rapport indique clairement l’incidence de tous les phénomènes météorologiques majeurs auxquels les compagnies d’électricité ont fait face au cours d’une année donnée. Nous y communiquons des renseignements tels que la durée des interruptions de service et le nombre de clients touchés.

L’année 2022 a marquée par des tempêtes violentes, par exemple un dérécho ici même à Ottawa et l’ouragan Fiona en Nouvelle-Écosse. Quelle a été l’incidence de ces phénomènes météorologiques sur les données de cette année‑là? Quelles leçons pouvons-nous en tirer?

DG : En 2022, nous avons constaté que les phénomènes météorologiques majeurs sont en hausse, ce qui ressortir encore davantage cette nouvelle réalité. Les pannes survenues cette année‑là sont principalement attribuables à trois phénomènes météorologiques : le dérécho, l’ouragan Fiona et la tempête d’avant Noël.

Les interruptions de plus de 220 millions d’heures-clients enregistrées en 2022 représentent le nombre de pannes étendues et d’interruptions de service le plus élevé depuis 998. Si l’on fait abstraction des phénomènes majeurs, le nombre d’heures-clients revient à la normale. Et c’est là que réside le problème : lorsque ces phénomènes se produisaient dans le passé, nous disions : « Oh, ce genre de tempête survient une seule fois par siècle. » Maintenant, nous y faisons face tous les trois ans.

En plus des phénomènes météorologiques majeurs, quelles sont les principales causes des pannes de courant? Y a-t-il des choses qui nous étonneraient?

LV : Le nombre d’interruptions attribuables aux contacts avec des arbres a augmenté de 27 % en 2022 par rapport à 2021. Mis à part les phénomènes météorologiques majeurs, ce problème constitue l’une des principales préoccupations des membres d’Électricité Canada.

DG : Des arbres tombent carrément sur les lignes électriques, des branches ou des arbres entiers heurtent ces lignes ou endommagent d’autres pièces d’équipement, comme les isolateurs ou les transformateurs sur poteau. En fait, les arbres sont à l’origine d’une panne sur cinq. En 2022, ils ont été en cause dans plus de 90 millions d’heures d’interruption de courant.

Quant aux autres causes, le mauvais temps peut fluctuer d’une année à l’autre. De façon générale, la défaillance de l’équipement est en hausse : les tempêtes à récurrence de 100 ans s’abattent tous les trois ans sur notre réseau vieillissant!

Que souhaitez-vous que les gens sachent concernant la fiabilité de notre réseau électrique?

DG : Sa fiabilité est tout de même vraiment bonne.

LV : Oui, c’est exactement ce qui ressort des données. L’indice de fiabilité dépasse toujours 95 %.

DG : Même avec des interruptions de 220 millions d’heures-clients en 2022, l’indice de fiabilité a atteint 99,98 % en 2022. Certains voudraient bien que nous en arrivions à quatre « neuf » (99,99 %) mais, compte tenu de ce qui s’est passé cette année-là, je me contenterai de 99,98 %.

Et dernière question : Est-ce que les écureuils endommagent le réseau?

DG : Contrairement à ce qu’affirment de populaires adeptes des théories du complot, les écureuils provoquent des pannes. Ces rongeurs peuvent se poser sur une pièce d’équipement, se pencher et… provoquer immédiatement une panne de courant qui ne durera que quelques minutes jusqu’au réenclenchement automatique. Les écureuils vont à des endroits où ils ne devraient pas aller. C’est là le problème!

Le rapport d’Électricité Canada sur la continuité du service sera publié à la fin de juillet.

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Nouvelles 54 - juin 2023

Conversation avec Jay Wilson au sujet de Build Things Faster, le plus récent rapport publié par Électricité Canada

Les années cibles de 2035 et de 2050 sont importantes pour le secteur canadien de l’électricité de même que pour l’industrie en général. Ces deux années ont été fixées comme cible pour assurer la carboneutralité respectivement du secteur de l’électricité et de l’économie. Bon nombre d’innovations voient le jour pour aider le secteur de l’électricité à devenir carboneutre d’ici 2035, mais il y a des obstacles de taille à surmonter pour y parvenir. Le plus récent rapport publié par Électricité Canada, intitulé Build Things Faster, vise à rendre cette transition plus efficace que jamais. Nous avons discuté avec Jay Wilson, directeur de la carboneutralité et de l’électrification à Électricité Canada, pour en savoir plus concernant ce nouveau rapport très intéressant.

Alors, qu’entendez-vous par « bâtir plus rapidement »?

Comme vous le savez, nous nous efforçons d’assurer la carboneutralité du secteur de l’électricité d’ici 2035 et celle de l’économie d’ici 2050. Le principal moyen de réussir cette transition, c’est l’électrification. À cette fin, nous devons doubler notre capacité – les installations de production et l’effectif – ou améliorer notre chaîne d’approvisionnement.

D’où l’importance de ce rapport : il est primordial de bâtir l’infrastructure rapidement pour pouvoir répondre à la demande croissante d’électricité d’ici 2035 et 2050. Par ailleurs, nous devons aussi bâtir davantage pour atteindre nos objectifs de carboneutralité. Mais il y a énormément d’infrastructures à bâtir et d’obstacles à surmonter. C’est dans cette optique que nous avons produit le rapport intitulé Build Things Faster.

Tout d’abord, notre rapport fait état des principaux obstacles que nous devrons franchir à mesure que nous bâtirons l’infrastructure pour atteindre la carboneutralité. Nous avons mené de nombreuses entrevues avec des parties prenantes afin de cerner et de documenter ces obstacles, ce qui nous amène au deuxième objectif, à savoir formuler des recommandations sur la façon de bâtir plus rapidement. Nous nous sommes demandé comment nous pouvions éliminer ces obstacles pour être en mesure de rendre l’économie carboneutre. À cette fin, nous avons formulé trois recommandations principales et plusieurs recommandations secondaires.

Quelles sont les recommandations les plus importantes qui figurent dans le rapport?

Nous avons formulé trois recommandations principales sur la façon de surmonter les obstacles. Premièrement, nous proposons de simplifier le processus de construction en mettant en œuvre le cadre « un projet, une approbation ». À l’heure actuelle, les constructeurs qui travaillent à une nouvelle infrastructure doivent obtenir plusieurs autorisations et approbations pour faire quoi que ce soit. Deuxièmement, nous recommandons de coordonner les processus fédéraux d’autorisation et d’approbation en mettant en place un guichet unique fédéral. Pour le moment, chaque fois que l’on bâtit quelque chose, il faut traiter avec plusieurs ministères et organismes qui ont chacun des exigences et des règlements différents. Enfin, nous réclamons un renforcement des capacités des organismes de réglementation économique. En ce moment, aucun de ces organismes n’est en mesure d’assumer sa charge de travail. Si le gouvernement dote ces organismes de capacités accrues, les décideurs pourront prendre plus rapidement en considération les objectifs de carboneutralité dans le processus d’approbation des grands projets d’infrastructure.


D’après vous, qu’est-ce que les lecteurs devraient retenir de ce rapport?

La portée du rapport Build Things Faster est vaste. À nos yeux, il est manifeste que nous avons besoin d’une stratégie pour définir la marche à suivre afin d’atteindre nos objectifs de carboneutralité pour 2035 et 2050. Je pense que nos recommandations représentent un très bon départ dans la voie menant à l’atteinte de cet objectif. Les mesures proposées permettront de surmonter la plupart de ces difficultés, mais nous devons nous mettre au travail dès maintenant. Le temps presse! Ça demandera beaucoup de travail, mais c’est faisable.

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Nouvelles 53 - mai 2023

Activation d’OnMAG pour aider les compagnies d’électricité touchées par la tempête de verglas printanière

La violente tempête de verglas qui s’est abattue sur l’Ontario le mercredi 5 avril dernier a privé de courant un grand nombre de clients et à peu près tout recouvert d’une épaisse couche de glace. On croyait au départ que les températures plus clémentes feraient fondre la glace sur les arbres. Malheureusement, comme cette fonte se faisait attendre, les arbres ont commencé à se briser et à causer davantage de pannes que prévu.

Le Groupe d’assistance mutuelle ontarien (OnMAG) a été activé le jeudi 6 avril pour aider les compagnies d’électricité locales à rebrancher leurs clients. Pour en savoir plus, Affaires courantes a discuté avec Shelley Levoy, qui coordonne ce groupe administré par l’entremise d’Électricité Canada.

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Bonjour Shelley. Pourriez-vous nous décrire l’assistance mutuelle en quelques mots?

À mon avis, l’assistance mutuelle est un concept que nous avons l’habitude de voir dans des situations d’urgence ayant une dimension sociale : partage de ressources par les banques alimentaires, prêt d’équipement par les hôpitaux et centres communautaires convertis en refuges. Dans le cas d’OnMAG, c’est un peu le même principe, mais il s’agit de coordonner les efforts que déploient les compagnies pour aider leurs homologues à rebrancher leurs clients le plus efficacement possible durant une panne.

Les compagnies d’électricité qui fournissent des services d’assistance mutuelle expliquent parfois dans les médias ou par voie de communiqué qu’elles collaborent aux efforts de rétablissement du courant. Le but est de faire savoir à leur clientèle qu’elles travaillent avec la plus grande efficacité possible pour restaurer l’alimentation en électricité. Les gens sont agréablement surpris de voir les équipes des collectivités voisines réparer les pannes.

Comment OnMAG a-t-il vu le jour?

La création d’un programme d’assistance mutuelle ontarien a été proposée en 2019. Toronto Hydro et Hydro One ont alors approché Électricité Canada pour lancer l’idée de coordonner les efforts déployés par la soixantaine de compagnies d’électricité de la province dans le cadre d’un programme d’assistance mutuelle. Lancé comme projet pilote en 2020, ce programme est devenu permanent en décembre 2021. OnMAG reproupe actuellement plus de la moitié des compagnies d’électricité ontariennes et accueille de nouveaux membres chaque fois qu’il est activé par suite d’une tempête.

Jusqu’à présent, nous avons activé le programme sept fois, dont deux au cours du premier trimestre de 2023. OnMAG, auquel les membres ont recours de plus en plus souvent, répond à un besoin avéré.

Quels type de ressources les membres s’offrent-ils mutuellement? Comment la coordination se fait-elle?

La compagnie d’électricité qui a besoin d’assistance nous envoie une demande en précisant ce dont elle a besoin et la zone touchée. Elle nous indique les ressources humaines qui sont nécessaires, par exemple des monteurs de ligne ou des arboriculteurs. L’entreprise énumère aussi les pièces d’équipement particulières qu’elle recherche, par exemple des camions à flèche radiale, des camions d’évacuation ou des camions à nacelle simple.

La beauté d’un groupe régional comme OnMAG réside dans le fait que, puisqu’il s’étend à l’échelle de l’Ontario, aucune demande n’est trop grande ou trop petite. Les membres qui sollicitent de l’aide sont toujours les bienvenus.

Après avoir réuni tous ces renseignements, la compagne d’électricité communique avec nous par la ligne d’urgence d’OnMAG. Nous relayons ensuite sa demande aux autres membres du groupe.

Suivant le processus établi, les membres vérifient leurs stocks et précisent le soutien qu’ils peuvent fournir. Nous organisons alors un appel de coordination auquel participent l’entreprise et toutes celles qui lui offrent leur aide. C’est à ce moment que l’entreprise en question accepte telle ou telle aide selon ses besoins.

Une seule conférence téléphonique permet ainsi à tous les intervenants concernés d’apporter rapidement un soutien efficace.

J’ai participé à quatre événements d’activation depuis décembre 2022. Je dois dire que nous travaillons dans le cadre d’OnMAG avec un groupe très spécial de gestionnaires des urgences. Il y a souvent plus d’une compagnie d’électricité qui demande de l’aide durant un tel événement. De façon générale, les « bons samaritains » offrent davantage de ressources que nécessaire. On détermine ensuite les offres qui conviennent le mieux.

Pourriez-vous nous expliquer, étape par étape, le processus que vous avez suivi lors de la tempête de verglas du mois dernier?

Les météorologues nous avaient avertis de l’arrivée de cette tempête, qui a touché terre le mercredi. Nous suivions déjà sa progression depuis le lundi. Par ailleurs, nous avions communiqué avec Environnement et Changement climatique Canada pour nous assurer de recevoir les plus récents bulletins météo. Le mardi, nous nous sommes réunis pour vérifier quelles compagnies pourraient dépêcher des équipes supplémentaires et lesquelles prévoyaient manquer de ressources. Nous avons vraiment fait de notre mieux pour prévoir qui pourrait avoir besoin d’aide et sous quelle forme.

Nous avons déclenché l’activation tôt le jeudi matin. Deux compagnies d’électricité ont sollicité des ressources, principalement des arboriculteurs et des équipes affectées à la gestion de la végétation. Les travailleurs ont été à l’œuvre pendant toute la longue fin de semaine, ce qui a permis de rebrancher pour le souper du dimanche de Pâques tous les clients privés de courant.

La fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes augmente en raison des changements climatiques. Qu’est-ce que cela signifie pour OnMAG et les autres programmes d’assistance mutuelle en place ailleurs au pays?

Bien sûr, les changements climatiques augmentent l’occurrence de ces phénomènes. La plupart des pannes majeures survenues au cours des dernières années ont été causées par des phénomènes météo. En prenant en considération ces deux faits, nous constatons que les pannes attribuables aux intempéries sont à la fois plus nombreuses et plus intenses. N’importe quand, une compagnie d’électricité pourrait avoir besoin d’équipements particuliers ou d’équipes supplémentaires pour la gestion de la végétation. Tant sur le plan des finances que sur celui des ressources humaines, il est impossible que chaque compagnie d’électricité possède tout l’équipement spécialisé nécessaire ou que son effectif compte toutes les équipes spécialisées dont elle a besoin pour entreprendre des travaux considérables de rétablissement du service d’électricité. L’accès à des travailleurs supplémentaires constitue un moyen terriblement efficace de renforcer une équipe en lançant un seul appel. C’est le type d’assurance qu’offrent les programmes d’assistance mutuelle comme OnMAG.

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