Affaires courantes

Affaires courantes est le bulletin d'information mensuel d'Électricité Canada qui présente les efforts de représentation, les réussites des membres et les nouvelles concernant le secteur.

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Nouvelles 82 - octobre 2025

Bâtissons

Le 29 octobre, le premier forum d’Électricité Canada sur les politiques qui se tiendra à Ottawa, « Bâtissons », réunira des fonctionnaires, des élus, des experts sectoriels, des chefs de file du secteur de l’électricité et des acteurs clés du milieu. L’objectif? Déterminer ce qu’il faut faire pour que le réseau électrique canadien passe à la prochaine étape de son existence. Affaires courantes a rencontré Brittany Botting, directrice de la production à Électricité Canada, pour en savoir plus.

Bonjour, Brittany, et merci d’avoir accepté de nous rencontrer. Pourquoi organiser un symposium sur cette question?

Nous voulons simplement réunir des voix diversifiées sur cette question : que faut-il faire pour bâtir l’infrastructure électrique d’aujourd’hui? Des acteurs du secteur, du gouvernement et d’ailleurs se retrouveront pour parler des gros dossiers à un moment unique où le pays souhaite bâtir de grands projets. Nous voulons galvaniser tout le monde et reconnaître le potentiel qui s’offre à nous : agrandir les réseaux électriques canadiens pour accroître notre souveraineté énergétique, répondre à la demande croissante, réduire les émissions à l’échelle de l’économie et stimuler la croissance économique.

Quels sujets seront abordés pendant le symposium?

Nous voulons vraiment nous pencher sur les possibilités actuelles du secteur, compte tenu du fait que le nouveau gouvernement veut bâtir. Nous voulons profiter de cette cadence pour penser audacieusement à la croissance économique. Comment pouvons-nous vraiment saisir cette occasion, maintenant que les Canadiens parlent tous de projets d’intérêt national? Et y a-t-il un projet d’intérêt national plus important ou plus beau qu’agrandir notre réseau électrique?

Nous allons aussi parler de technologies pour les incendies de forêt, de collaborations réussies avec des communautés autochtones touchées par des projets électriques, de ce qu’il faut faire pour réagir à la croissance de la charge qu’on observe partout au pays, et de bien d’autres choses encore!

Lorsque vous avez choisi les sujets et les orateurs, quels objectifs aviez-vous en tête?

D’abord, la conférencière principale sera Jennifer Williams, présidente-directrice générale d’Hydro-Terre-Neuve-et-Labrador, véritable pionnière de la collaboration interprovinciale. Elle va parler de l’entente de Churchill Falls conclue avec Hydro-Québec, projet qui permettra à la région de l’Atlantique de devenir mieux intégrée.

Il y aura des gens de Bruce Power et d’OPG qui pourront nous parler de la croissance actuelle du secteur nucléaire. Il y aura aussi des représentants de la Société d’énergie du Yukon qui pourront nous donner un aperçu de ce qu’est un réseau électrique nordique isolé.

En somme, nous verrons des perspectives variées et nous nous pencherons sur ce que nous voulons dire au grand réseau des parties prenantes et du gouvernement. Le secteur de l’électricité regorge d’innovations et de belles possibilités et nous voulons pouvoir parler de ces opportunités de partout au pays.

Pourriez-vous nommer deux choses que vous aimeriez que les participants retiennent de cette activité?

Je l’ai déjà dit, mais la première chose, c’est l’immense potentiel du secteur de l’électricité comme moteur économique des prochaines décennies.

Puis, je veux que les gens sentent qu’ils sont capables de trouver des solutions aux problèmes épineux qui surgissent constamment. Partout au pays et dans le secteur, nous avons des personnes compétentes, intelligentes et innovantes qui sauront composer ensemble avec certains des obstacles actuels. C’est fascinant de penser à la prochaine étape du réseau électrique et à ce à quoi elle ressemblera.

Consultez notre site Web pour en savoir plus sur « Bâtissons ».

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Nouvelles 81 - septembre 2025

Alimenter l’acier canadien

Électricité Canada et l’Association canadienne des producteurs d’acier ont cosigné un rapport qui paraîtra prochainement, Alimenter l’acier canadien. Le document montre de quelles manières nos deux industries peuvent collaborer à renforcer la croissance économique, la sécurité et la résilience. Pour en savoir davantage, nous avons rencontré un des auteurs du rapport, Jay Wilson, directeur de la sécurité énergétique à Électricité Canada.

Bonjour, Jay, et merci d’avoir accepté de nous rencontrer. Comment ce rapport a-t-il vu le jour?

L’an dernier, l’Association canadienne des producteurs d’acier nous a invités à réfléchir à l’électrification et à la croissance de la sidérurgie. Ses membres produisent de l’acier et des produits d’acier partout au Canada. Ils anticipent tous une forte croissance de leur industrie au cours des 10 à 15 prochaines années. La sidérurgie est énergivore et les membres de l’association savent qu’ils auront besoin de beaucoup plus d’électricité – 430 % de plus d’ici 2050 – pour alimenter cette croissance.

Le secteur de l’électricité voit les choses du même œil. Il s’attend à ce que la construction de nouvelles infrastructures et les investissements connexes doivent augmenter massivement pour répondre à la demande. Et ce n’est pas uniquement le seul secteur de l’acier qui est en cause. Nous avons donc décidé de collaborer pour comprendre comment le secteur de l’électricité pourra contribuer à la construction des infrastructures sidérurgiques qui s’imposent.

Le projet est fascinant. D’abord, nos deux secteurs sont plus imbriqués qu’on pourrait le croire. Plusieurs des composants physiques qui produisent et fournissent de l’électricité sont fabriqués dans des usines d’acier qui utilisent de l’électricité pour faire fondre l’acier et forger des produits utiles. Et comme le Canada possède l’un des systèmes électriques les plus propres au monde, l’acier fabriqué avec notre électricité est plus propre que la plupart de celui qu’on trouve dans le marché. Par ailleurs, les consommateurs d’acier tiennent à ce que cette empreinte écologique soit réduite.

Si on pense à l’électrification du secteur de l’acier, quelles difficultés et possibilités l’avenir lui réserve-t-il?

Dans le secteur de l’électricité, les grandes infrastructures prennent beaucoup de temps à construire et nécessitent d’importants investissements. Prenons une ligne de transport majeure ou un projet hydroélectrique. L’obtention du permis nécessaire peut prendre 10 ans, ce qui n’est pas très intéressant pour les investisseurs. Ainsi, attendre jusqu’à une décennie pour pouvoir amorcer les travaux entraîne d’importants retards dans les mises à niveau. Autrement dit, les coûts du système électrique dans leur ensemble peuvent être plus élevés et la construction peut accuser des retards évitables.

L’usine d’acier qui souhaite produire plus d’acier propre doit collaborer avec son service public d’électricité afin d’accroître sa consommation électrique pour alimenter les nouveaux équipements. Mais s’il faut de 5 à 10 ans pour obtenir le permis nécessaire à la mise à niveau de la ligne de transport branchée à l’usine, cela n’est utile à personne – ni à ceux qui ont besoin de l’électricité, ni à quiconque a besoin d’une électricité fiable et abordable.

Dans ce contexte, l’octroi ou le refus des permis nécessaires dans un secteur finit par affecter tous les autres secteurs. Toute industrie qui souhaite prendre de l’expansion et croître devra utiliser plus d’électricité pour mieux servir sa clientèle. C’est un fait universel. Il s’agit d’une cause commune, car toutes les parties intéressées veulent la même chose. Les entreprises veulent plus d’électricité, une électricité la plus propre, la plus fiable et la plus abordable possible, et c’est ce que le secteur de l’électricité veut offrir. Nous sommes sur la même longueur d’onde.

Comment la situation politique avec les États-Unis affectera-t-elle l’électrification du secteur de l’acier?

Chaque année, des centaines de milliards de dollars de produits traversent la frontière, y compris de l’acier et de l’électricité. De bonnes relations commerciales des deux côtés de la frontière sont importantes, mais les droits de douane imposés cette année ont perturbé ces relations et semé beaucoup d’incertitude. Évidemment, le défi est de taille et il sera crucial d’arriver à une entente. Les gouvernements ont un rôle à jouer pour atténuer certaines des difficultés, et nous trouvons encourageant de voir que déjà, un soutien a été promis aux industries.

En fin de compte, qu’il y ait ou non des difficultés commerciales, l’acier est un besoin, tout comme l’électricité. Les entreprises canadiennes qui produisent de l’acier ont besoin d’énergie, de croître ou de produire le type d’acier dont les clients ont besoin.

Pourrais-tu nommer une chose que tu as apprise pendant la rédaction de ce rapport?

L’automne dernier, j’ai fait une visite de l’usine d’Algoma Steel à Sault Ste. Marie, en Ontario. Ce fut toute une découverte : voir de mes propres yeux les différentes façons de fabriquer de l’acier et d’en faire des produits.

Nous avons fait une visite des locaux où les nouveaux fours à arc électrique seraient installés. C’était fascinant de voir de près l’immensité des locaux, les équipements et l’infrastructure qui apportent des matières premières et de l’énergie là où on en a besoin. Les compétences et l’expertise démontrées dans une installation de ce genre sont omniprésentes. Je n’oublierai jamais avoir vu ces machines transformer en un clin d’œil un métal chauffé au rouge en feuilles et en tiges.

Écoutez l’épisode 118 du balado Flux Capacitor pour entendre une entrevue exclusive avec Catherine Cobden, présidente-directrice générale de l’Association canadienne des producteurs d’acier.

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Nouvelles 80 - août 2025

La fiabilité de la distribution

Le Comité de la fiabilité de la distribution d’Électricité Canada a récemment publié son rapport annuel. Le document renferme des données sur les interruptions de courant survenues en 2024. Il précise la durée de la panne moyenne, sa fréquence et bien plus! Affaires courantes a rencontré Dan Gent, directeur du transport et de la fiabilité, pour en savoir plus sur les effets de ces interruptions sur le client.
À quoi servent les données sur la fiabilité que renferme ce rapport?

Quand on y pense, c’est comme si c’était un rapport de référence. Un service public peut consulter le rapport et comparer sa performance à celle de tous les participants qui siègent au Comité de la fiabilité de la distribution d’Électricité Canada. Grâce au rapport, on peut savoir quels facteurs sont le plus en cause, par entreprise, lorsque survient une panne.
Lorsqu’on sait ce qui cause la plupart des pannes (arbres, météo, animaux, etc.), on peut déterminer comment utiliser ses ressources. Le rapport montre des tendances croissantes et permet aux services publics de justifier, dans leurs demandes tarifaires, la hausse de leurs investissements d’immobilisations.

Pourriez-vous décrire les indicateurs nationaux et ce qu’ils représentent?

Il y a plusieurs indicateurs nationaux, mais je vais parler des plus populaires, soit SAIDI et SAIFI. Ce sont des normes mondiales. Donc, si vous allez en France, au Brésil ou en Allemagne, ils mesurent tous la performance de cette manière. Les gouvernements et les organismes de réglementation s’en servent aussi pour déterminer la performance du système d’électricité.

SAIDI, c’est l’acronyme de System Average Interruption Duration Index. Cet indice correspond au nombre de minutes pendant lesquelles le client moyen manque de courant.

SAIFI, c’est l’acronyme de System Average Interruption Frequency, c’est-à-dire, le nombre d’occasions où les clients ont manqué d’électricité.

Pour avoir une vision d’ensemble, on calcule l’indice CAIDI (Customer Average Interruption Duration Index). À l’échelle nationale, il s’agit du nombre d’heures pendant lesquelles un seul client moyen a manqué d’électricité.

Le rapport de cette année comportait-il des faits amusants?

Depuis quelques années, les arbres ont été la première cause des interruptions de courant. En termes de durée des pannes, ils arrivent en première place à 33 % en 2024. Si un arbre tombe sur une ligne électrique, c’est une question de sécurité : il faut mettre la ligne électrique hors tension et s’assurer que la zone est sécuritaire pour que le service public puisse l’enlever. Il faut aussi tenir compte des débris provenant de l’arbre et des choses qu’il a frappées en tombant, en plus d’identifier les arbres tombés ou qui sont sur le point de tomber. Les chutes d’arbres ne se produisent pas seulement pendant les tempêtes. Il tombe aussi des branches lorsque le ciel est bleu. Replacer la ligne électrique et rétablir le courant prend un peu plus de temps.

Aussi, en 2024, 15 % des pannes ont été causées par un bris d’équipement. Aujourd’hui, les vents violents et les tempêtes de verglas sont plus fréquents, ce qui use l’équipement et les infrastructures plus rapidement. Combien de fois une ligne ou un poteau de distribution peuvent-ils résister à des vents de 120 km/h? Ou combien de fois une ligne électrique peut-elle supporter deux tonnes de glace avant de se rompre? Elle pourrait peut-être rester intacte la première fois, mais après trois fois, elle se brisera.

Les données montrent donc que nous devons penser à l’âge de l’équipement et à son usure d’année en année.

Si le réseau électrique est fiable 99,9286 % du temps, comment se fait-il que des personnes soient privées de courant pendant des semaines, et d’autres, pendant seulement quelques minutes?

Eh bien, l’indice de fiabilité est calculé en fonction de la population totale. On fait la somme des heures de pannes et des heures où les gens sont branchés au réseau électrique.

Vous êtes branché au réseau électrique 8 760 heures par année, mais vous pouvez subir une panne d’un mois. Alors, on divise les 720 heures du mois par 8 760, ce qui correspond en fait à moins de 10 %. Lorsqu’on inverse les choses, la disponibilité ou la fiabilité du branchement au réseau correspond en réalité à 92 %.

On tient compte de TOUTE la population et de CHAQUE panne, qu’elle dure une minute ou une semaine, sur 8 760 heures. Pour le client touché, l’impact est important. Mais du point de vue de la disponibilité du système, c’est très peu.

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Nouvelles 79 - juillet 2025

Chaque ligne compte — célébrons la Journée nationale de reconnaissance des monteurs de lignes!

Chaque année, le 10 juillet, Électricité Canada rend hommage aux monteurs de lignes de tout le pays, qui travaillent sans relâche à s’assurer que l’électricité se rend dans nos foyers, nos écoles, nos hôpitaux et nos entreprises. Ces hommes et ces femmes spécialisés installent et entretiennent le réseau électrique d’un littoral à l’autre et réparent une infrastructure essentielle à notre réception d’électricité. Affaires courantes a rencontré Fatima Khan, graphiste à Électricité Canada, pour en savoir plus sur la campagne « Chaque ligne compte » dans les médias sociaux.

Bonjour, Fatima, et merci d’avoir accepté de nous rencontrer! Parle-nous un peu de la Journée nationale de reconnaissance des monteurs de lignes et explique-nous pourquoi elle est importante.

Électricité Canada célèbre chaque année la Journée nationale de reconnaissance des monteurs de lignes le 10 juillet. Nous reconnaissons ainsi l’engagement des monteurs de lignes de tout le pays qui s’assurent que notre quotidien continue d’être énergisé. Ces hommes et femmes travaillent souvent dans un milieu dangereux et dans des conditions météorologiques extrêmes. En plus de tâcher de rétablir le courant, ils doivent travailler de façon sécuritaire et efficacement en équipe. Je crois que c’est important de leur témoigner reconnaissance et respect pour le rôle central qu’ils jouent dans notre secteur de l’électricité.

Pourquoi le slogan « Chaque ligne compte » et comment l’as-tu trouvé?

C’était pour la campagne de médias sociaux de l’an dernier que j’ai trouvé ce slogan. J’avais déjà emprunté la voie de l’illustration l’année d’avant et je voulais rester sur cette voie. Mais pour varier un peu, j’ai décidé d’inclure de l’animation pour rendre les choses plus interactives et intéressantes.

J’ai décidé de dresser un trait continu pour illustrer des monteurs de lignes et j’ai regardé différentes manières de l’animer, afin que notre auditoire voie l’image du début à la fin. C’est de là qu’est venu « Chaque ligne compte ». L’idée, c’est que si une ligne électrique est coupée, des gens et des services sociaux importants sont sans électricité. Le monteur de lignes fait tout ce qu’il peut pour que les lignes restent connectées.

Quel type de contenu peut-on s’attendre à voir dans nos chaînes de médias sociaux pendant la campagne de cette année et comment Électricité Canada tente-t-elle d’impliquer ses membres?

Le contenu qu’on peut s’attendre à voir dans nos chaînes (LinkedIn, Facebook et Instagram) cette année est certaines des belles illustrations linéaires et animations de l’an dernier. Parmi les quatre illustrations que nous avons affichées, signalons que deux sont tirées de photos reçues de nos entreprises membres. Comme nous avons reçu de bons commentaires l’an dernier, nous avons communiqué avec nos membres pour leur demander de nous soumettre des photos de leurs employés qu’ils aimeraient voir illustrer, que ce soit un monteur de lignes sur un poteau électrique, un camion-nacelle ou une tour de transport, ou une photo d’une équipe sur le terrain. Dans cette campagne, nous voulons représenter le plus grand nombre possible de nos membres et montrer à tout le monde les gens dans les coulisses qui composent le secteur de l’électricité.

Nous avons entendu parler d’un cahier d’activités sur le thème des monteurs de lignes. Peux-tu nous en parler?

Oui! En plus des illustrations et des animations, nous voulions trouver une autre idée pour les mettre en valeur. Julia, notre vice-présidente des communications, a pensé au cahier d’activités. Dans ce cahier, il y aura des pages à colorier, des mots croisés, des mots mystères et des « relie les points », le tout en conformité avec le thème de la Journée nationale de reconnaissance des monteurs de lignes. Nous allons imprimer le cahier et en envoyer des exemplaires à nos membres, en plus de leur remettre le fichier électronique pour qu’ils puissent le faire parvenir à des collègues, à des amis et à des membres de leur famille. C’est un projet créatif qui permet de nouer un lien avec les jeunes pour les inspirer au sujet de l’industrie qui électrise leur monde.

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Nouvelles 78 - juin 2025

Figures de l’industrie donne le coup d’envoi au Mois national de l’électricité

Électricité Canada annonce avec fierté les lauréats du deuxième prix annuel Figures de l’industrie. Le prix met en valeur le travail de six personnes de partout au pays qui se sont distinguées dans le secteur par leur leadership et leur innovation. Dans le cadre du Mois national de l’électricité en juin, Électricité Canada racontera leurs histoires inspirantes dans tous les médias sociaux. Affaires courantes a rencontré Graeme Burk, directeur des communications d’Électricité Canada, pour découvrir ce qui rend le prix de cette année spécial.

Bonjour, Graeme, et merci d’avoir accepté de nous rencontrer. Qu’est-ce que le prix Figures de l’industrie et pourquoi est-il important pour notre secteur?

Le prix Figures de l’industrie est une nouvelle distinction lancée l’an dernier pour répondre à un besoin au sein de notre association. Nous avions tendance à remettre des prix à des entreprises. Le secteur se compose peut-être d’entreprises, mais il comporte aussi des personnes. Elles représentent un éventail de rôles, allant du service à la clientèle au travail sur les lignes, en passant par les cadres supérieurs.

Nous voulions un prix qui représente toute la gamme de ce qui se fait dans le secteur de l’électricité et des personnes qui le composent. D’où le prix Figures de l’industrie.

Qui sont les Figures de l’industrie de cette année?

Cette année, nous avons un groupe de lauréats incroyables. Ils représentent à peu près tous les domaines du secteur de l’électricité.
Il y a deux ingénieurs qui font un travail très, très similaire, mais différent.

Mohamed ElNohazy, de la SIERE, s’occupe d’électromagnétique transitoire et est à la fine pointe de la modélisation dans ce domaine. C’est un processus qui va aider les technologies d’électricité intermittente comme les énergies renouvelables à intégrer le réseau électrique de manière plus fiable.

En Nouvelle-Écosse, Joy Brake s’occupe de la stratégie qui vise à mettre fin d’ici 2030 à la production au charbon dans sa province. Elle connaît les secrets du métier et a appris pendant sa carrière en planification des systèmes des choses utiles pour réaliser cet objectif.

En Saskatchewan, Dan Irvine est spécialiste de l’approvisionnement. Il est à l’avant-garde des chaînes d’approvisionnement et s’assure qu’elles se répercutent favorablement sur les collectivités locales et les communautés autochtones.

Et puis, il y a Jeff, ingénieur des lignes électriques, qui a laissé sa trace dans un domaine auquel je n’avais jamais réfléchi. Il a vu des lacunes dans la sécurité des monteurs de lignes et a trouvé une façon d’y remédier. Il a remarqué que ces travailleurs utilisaient des cordes d’escalade, ce qui n’est pas l’idéal dans un environnement énergisé. Il a donc créé des cordes qui conviennent mieux à un milieu électrique, ce qui est plutôt incroyable!

Sandra Haskins, chef des finances à Capital Power, excelle dans les marches de capitaux et a amassé 3 milliards de dollars pour des projets d’infrastructures.

Et la dernière, mais non la moindre, Jennifer Williams, PDG à Hydro Terre-Neuve-et-Labrador. Elle a réussi à faire signer une entente qui, essentiellement, va changer du tout au tout le développement hydroélectrique au Labrador et au Québec.

C’est donc un excellent groupe qui représente tous les volets du secteur, toutes les régions du pays, et qui montre la vaste de gamme de talents que nous avons dans le secteur de l’électricité.


Électricité Canada en est à sa deuxième édition du prix Figures de l’industrie. Comment cette année se distingue-t-elle de 2024?

Pour être franc, nous avons moins paniqué! Je crois qu’il est intéressant d’inventer quelque chose, puis de se demander comment les lauréats seront choisis, comment les réunir, comment créer le contenu pour les médias sociaux à l’occasion du Mois national de l’électricité, etc. Cette année, nous n’avions plus à nous poser ces questions dans l’ensemble, alors nous n’avions qu’à exécuter le projet.

Cette année, la remise des prix s’est faite pendant une réception dans le hall d’entrée du siège social d’Électricité Canada à Ottawa et c’était vraiment beau et significatif. Je crois que les gagnants s’y sont sentis vraiment très appréciés et c’était très bien.

Je crois que nous sommes arrivés à bien comprendre que le tout consiste à produire une campagne de médias sociaux pour le Mois national de l’électricité. Nous voulons seulement faire de ce mois le meilleur possible pour le secteur de l’électricité. C’est dans cette optique que nous avons administré le programme des prix de cette année et nous allons obtenir de bons résultats à cause de cela.

À quoi va ressembler le Mois national de l’électricité?

Eh bien, il y aura beaucoup d’excellent contenu! Nous avons des publications pour Instagram, pour LinkedIn, pour YouTube ; nous avons du contenu pour les médias aussi. Nous avons de la matière sur des personnes vraiment excellentes qui ont une merveilleuse perspective. Alors, allez dans nos chaînes de médias sociaux pour voir ce qu’il y a. Je crois que le mois vous réserve de belles surprises.

Pour en savoir plus sur nos lauréats des prix Figures de l’industrie, consultez notre site Web.

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Nouvelles 77 - mai 2025

Atténuer le risque d’investissement par la réglementation économique

Le forum annuel d’Électricité Canada sur la réglementation réunit des experts de tout le secteur de l’électricité et porte sur les pratiques exemplaires et les grands enjeux de la réglementation de l’électricité. Ayant pour thème « gérer et atténuer le risque d’investissement dans notre avenir énergétique », le forum de cette année traitera des défis et des possibilités de l’agrandissement de notre réseau électrique. Affaires courantes a rencontré Joe McKinnon, gestionnaire de la réglementation et des normes économiques à Électricité Canada, pour en savoir davantage.

Bonjour Joe, et merci d’avoir accepté de nous rencontrer. Parlez-nous du forum annuel sur la réglementation et de ce qu’il réserve aux participants cette année.

Le forum se tient immédiatement après un congrès annuel CAMPUT, qui met en évidence les défis que pose la réglementation pour l’industrie des services publics. Cela permet à Électricité Canada de mettre en valeur nos propres solutions de réglementation économique du secteur de l’énergie. Nous voulons diffuser un message cohésif qui s’accompagne de stratégies pour la réforme de la réglementation économique et comporte des mesures à prendre pour renforcer le secteur dans le futur. Cette année, nous aurons d’excellentes tables rondes sur trois volets distincts de notre thématique : l’électrification et la croissance de la charge, l’adaptation climatique et la résilience. Nous voulons connaître l’avis de nos services publics membres, mais aussi de nos fournisseurs et d’autres acteurs de l’industrie.

Pendant le forum, nous lançons notre rapport annuel sur la réglementation, qui a pour thème le risque et l’incertitude entourant l’investissement dans notre avenir énergétique.

Pourquoi le thème de cette année est-il si important?

Le thème de cette année est important parce que les politiques et la politique dans le monde, au pays et dans les provinces apportent tant d’incertitude aux marchés et aux chaînes d’approvisionnement.

En ce moment, la charge ne cesse d’augmenter. Cette tendance devrait se poursuivre dans un avenir prévisible dans certains territoires et provinces. Il faut investir beaucoup pour accommoder cette croissance et l’électrification future. À mesure que le réseau électrique prend de l’expansion et change, les préférences du client changent aussi et la modernisation du réseau fait partie intégrante de ce paysage. Cela exige des dépenses d’exploitation et d’immobilisations, mais certaines de nos structures de réglementation ne sont pas conçues pour optimiser les mesures qui incitent à investir.

Quant à l’adaptation climatique et à la résilience, il y a des tempêtes et des incendies de forêt. En somme, le risque climatique augmente. Il faut investir pour assurer au cours des prochaines décennies l’abordabilité de l’électricité pour le client, la résilience etla fiabilité, de même que la sécurité et la durabilité du réseau électrique.

Quelles sont les trois grandes difficultés auxquelles se butent les investisseurs?

Le premier défi, c’est que les décideurs, les organismes de réglementation et les services publics ne sont pas sur la même page lorsqu’il s’agit d’assurer à long terme l’adéquation des ressources, la résilience du réseau électrique, la fiabilité et la sécurité. Par ailleurs, l’électricité doit demeurer abordable pour le consommateur. Nous devons trouver le juste équilibre entre tous ces facteurs.

Le deuxième défi, c’est que les organismes de réglementation ne fournissent pas assez d’orientation, de flexibilité et de mesures qui incitent à investir pour réaliser les objectifs sectoriels et stratégiques. Dans l’ensemble, la croissance de la charge prévue est une source d’incertitude. Nous savons qu’il y a une croissance, mais nous ne savons pas comment elle évoluera ni où investir. Ce sont d’importantes questions à résoudre. Pendant ce temps, les politiques n’ont plus les mêmes répercussions qu’auparavant. À mesure que changent les administrations, d’anciennes politiques cèdent la place à de nouvelles, et cela aussi contribue à l’incertitude généralisée.

Enfin, il y a aussi une incertitude commerciale. Et nous avons commencé à rédiger ce rapport bien avant les problèmes commerciaux actuels! Dans l’ensemble, investir dans l’industrie pose des défis.

Même si l’organisme de réglementation n’a pratiquement pas de contrôle sur ces facteurs, la réglementation économique peut aider à réduire au minimum ces répercussions sur le risque dans son ensemble.

Pendant le forum, le nouveau rapport « Réglementation et risque : surmonter l’incertitude » sera lancé. Que voulez-vous que ses lecteurs en retirent?

Il n’est pas nécessaire de changer du tout au tout le cadre de réglementation actuel des services publics. Les réformes peuvent se faire sans l’intervention officielle des décideurs ou du gouvernement. Elles sont essentielles pour réduire l’incertitude et le risque et pour permettre les investissements nécessaires afin d’assurer la fiabilité, la sécurité et la durabilité ces prochaines décennies.

L’organisme de réglementation a à sa disposition une série d’outils et de mesures pour améliorer les choses. Leur application peut varier selon l’organisme dont il s’agit, mais l’objectif est de réduire l’hésitation et l’incertitude. Même si aucun organisme de réglementation n’adoptera tous ces outils, chacun trouvera son compte dans ce rapport. De petits changements peuvent avoir un impact durable.


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