Affaires courantes

Affaires courantes est le bulletin d'information mensuel d'Électricité Canada qui présente les efforts de représentation, les réussites des membres et les nouvelles concernant le secteur.

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Nouvelles 86 - février 2026

Forger l’avenir électrique du Canada

Le 26 janvier, Électricité Canada a lancé son huitième rapport annuel sur l’état du secteur canadien de l’électricité, intitulé « Forger l’avenir électrique du Canada ». Le rapport montre ce qu’il faudra faire pour doubler le réseau électrique canadien tout en équilibrant ambition, abordabilité, fiabilité et confiance. La rédaction d’Affaires courantes a rencontré le vice-président des relations gouvernementales d’Électricité Canada, Mike Powell, pour en savoir plus.

Bonjour, Mike, et merci d’avoir accepté de nous rencontrer. Cette année, le rapport sur l’état de l’industrie s’intitule « Forger l’avenir électrique du Canada ». En quoi la notion de « forger » englobe-t-elle la thématique du rapport?

[Mike montre le rapport]

Comme tu peux le voir, la photo en couverture est celle d’une usine d’acier où on crée quelque chose. Forger du métal se fait avec de la chaleur et du feu. Mais pour nous, forger se fait par une action ciblée. Il y a deux semaines, le premier ministre a prononcé à Davos un discours qui faisait valoir que le monde est en train de changer. Nous devons nous assurer que nous nous positionnons pour être le plus autosuffisants et autonomes possible. Nous devons être compétitifs et capables de bâtir différemment de ce que nous faisions auparavant. Le fond de la question, c’est que pour alimenter l’économie en répondant aux besoins des gens et des entreprises, il faut commencer par l’électricité.

Aux dernières élections, le gouvernement s’est engagé à faire du Canada une superpuissance de l’énergie propre et traditionnelle. Cela commence par l’immense succès de notre secteur de l’électricité, mais cela ne s’arrête pas là. Nous devons commencer à penser à comment forger un nouvel avenir et bâtir un système d’électricité qui répond aux besoins de demain. Pour le faire, nous aurons besoin de plus de résilience face aux différentes menaces et nous devrons travailler différemment.

Le rapport montre qu’il nous faut un réseau d’électricité intégré. Quelles possibilités s’offrent à nous et où le Canada devrait-il explorer de futures connexions?

Nous avons demandé à Deloitte d’étudier les possibilités de bâtir et d’accroître dans l’immédiat les capacités de transporter de l’électricité entre les provinces canadiennes. Les travaux ont déjà commencé par endroits! La Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick construisent déjà une nouvelle ligne qui accroîtra la fiabilité du service entre les provinces atlantiques. Dans l’Ouest canadien, il est possible de mieux relier les Prairies à la Colombie-Britannique. L’Ontario et le Québec échangent déjà de l’électricité pendant leurs saisons de pointe respectives et il serait possible de bonifier cette façon de fonctionner. Nous pourrions en effet mieux utiliser nos actifs existants.

En ce moment, tout le monde manque d’électricité. Nous devons produire plus d’électricité à moyen et long terme. Mais comment pourrions-nous échanger un peu mieux de l’électricité entre provinces et territoires pour nous assurer que nous profitons au maximum de ce que nous avons? Nous avons analysé ce que le gouvernement pourrait faire dans ce sens. Par exemple, planifier, collaborer avec les provinces, les exploitants de systèmes et les services publics pour cerner précisément les possibilités de croissance. Les projets de transport peuvent être très longs à bâtir, d’où l’importance de commencer dès maintenant.

On se félicite de la création du Bureau des grands projets du Canada comme pas important vers la construction accélérée de grands projets d’infrastructures. Mais il y a encore du travail à faire. Pourrais-tu nous parler des prochaines étapes à franchir pour que tous les projets aillent bon train en ce qui a trait aux infrastructures électriques?

Je crois que le Bureau des grands projets fait de l’excellent travail. Trouver quels sont les projets nationaux clés et les faire avancer dans le système est un exploit. Mais il y a tant de ces projets. Nous pouvons déduire quelque chose sur le secteur lorsqu’on sait que sur environ 11 premiers grands projets retenus, trois sont des projets d’électricité. Mais d’abord, nous devons regarder les leçons apprises de ce processus et comment nous pouvons accélérer les projets en général, pour que tout se déroule dans un délai de deux ans. Je crois que concrètement, il s’agira de tirer des leçons de l’expérience du Bureau, de découvrir où le bât blesse et de voir comment nous pouvons simplifier les choses dans l’ensemble.

Puis, il faudra chercher des moyens de continuer à mieux aligner les processus fédéraux et provinciaux pour fonctionner avec une seule approbation nécessaire.

À l’heure actuelle, nous devons trouver tous les mégawatts possibles pour l’avenir. Nous ne pouvons pas simplement multiplier les études si ces études ne nous aident pas à nous assurer que les projets réussiront et qu’ils pourront équilibrer les besoins énergétiques futurs. Nous devons aussi savoir faire notre part que le tout s’intègre bien aux questions environnementales et sociales.

Que voudrais-tu que les gens retiennent de ce rapport?

À mon avis, c’est l’idée que nous avons beaucoup de pain sur la planche si nous voulons devenir une superpuissance énergétique. Mais nous avons déjà une bonne longueur d’avance. Plus de 80 % de notre électricité est sans émissions. Notre électricité est abordable et fiable. Elle repose sur des investissements dans d’immenses actifs que nous avons consentis comme pays, tous les ordres de gouvernement combinés, pour des générations. Mais notre travail n’est généralement pas reconnu. Maintenant, nous devons penser à comment faire reconnaître notre futur travail. Nous en sommes à notre huitième rapport sur l’état de l’industrie, mais l’appel à l’action n’a pas changé : il est urgent d’agir.

Le rapport adresse des recommandations au gouvernement. À ton avis, laquelle devrait-il mettre en pratique en premier?

Je pense à l’une d’elles, à laquelle nous travaillons depuis un certain temps : les règles de la RDEIF. C’est une limite imposée à la déduction d’intérêts. Ils ont changé la façon de calculer les impôts sur les intérêts cumulés pour les dettes. Pourtant, nous demandons aux entreprises d’investir plus dans notre pays pour bâtir des infrastructures. Avec la RDEIF, ces investissements coûtent plus cher. Cela entraîne des conséquences bien réelles pour certains de nos membres en ce qui a trait à des décisions déjà prises.

Pour la RDEIF, ce que nous voulons, c’est qu’on s’en défasse complètement ou qu’on en exempte clairement les dettes existantes et les infrastructures pour que nous puissions commencer à bâtir. Le gouvernement pourrait inclure cela dans un projet de loi budgétaire et l’adopter. Le climat d’investissement au Canada serait ainsi plus propice à la construction des projets dont nous avons besoin. Cela ne demande pas trop de paperasse et il ne s’agit pas de se mettre à bâtir des usines. Tout simplement, quelques fonctionnaires de Finances Canada spécialisés en fiscalité n’auraient qu’à apporter un changement pour que tout retourne à la situation que nous avions il a deux ans. Pour moi, c’est une tâche qu’on coche dans sa liste de tâches un lundi matin, afin de se concentrer ensuite sur les autres tâches difficiles.

Lire le rapport intégral dans notre site Web.

Écouter l’épisode de Flux Capacitor sur l’état de l’industrie canadienne de l’électricité, mettant en vedette l’équipe de la haute direction d’Électricité Canada.

Écouter Francis Bradley, président-directeur général, parler du rapport sur l’état de l’industrie canadienne de l’électricité à la Tribune de la presse parlementaire le 27 janvier 2026.

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Nouvelles 85 - janvier 2026

Une nouvelle année avec Électricité Canada

Électricité Canada amorce une autre année et nous sommes prêts à relever de nouveaux défis! La rédaction d’Affaires courantes a rencontré notre PDG, Francis Bradley, pour parler de prévisions pour 2026, des possibilités qui se profilent à l’horizon et, bien entendu, du balado Flux Capacitor.

Bonjour, Francis, et merci d’avoir accepté de nous rencontrer! Lors de notre entrevue de l’an dernier, vous aviez prévu qu’en 2025, les grands dossiers seraient les changements politiques et une demande croissante à satisfaire. Que dites-vous de ces prévisions aujourd’hui?


Je crois que ces deux dossiers ont effectivement évolué!

Au Canada, en tout début d’année, on supposait que les Conservateurs allaient remporter les élections haut la main et que tout allait changer. Mais en fin de compte, ce n’est pas ce qui s’est passé. Un autre gouvernement libéral a été élu, mais c’est un gouvernement libéral très, très différent, qui gère très différemment tous les dossiers qui nous intéressent.

Côté politique, nous avons cessé de parler de combien les choses allaient changer. Nous avons un gouvernement qui semble vouloir gérer certains des changements inévitables afin de relever les défis transfrontaliers.

À pareille époque l’an dernier, nous étions confrontés à d’éventuels droits de douane, car le président élu, qui n’était pas encore président, semblait envisager cette possibilité. Et bien entendu, il y a eu des droits de douane, et ils ont beaucoup affecté l’économie canadienne.

Pour ce qui est de la demande croissante en électricité, certains trimestres, elle a été moins importante, car au moins un trimestre a connu une récession. Si certains secteurs le ressentent, nous savons maintenant mieux à quoi va ressembler la croissance de l’intelligence artificielle dans le domaine de l’électricité. Nous n’en connaissons pas les menus détails, mais nous savons deux choses. Premièrement, la demande accrue générée par les centres de données et les hyperscalers sera encore plus importante que nous le croyions. Deuxièmement, à Ottawa, nous avons un gouvernement qui semble tout à fait déterminé à assurer pour le Canada un secteur d’IA souverain, chose qui était encore inédite il y a un an.

Comment cela va-t-il se répercuter sur la demande en électricité? Ces dernières années, nous avons parlé de l’importance cruciale de la fiabilité. Lorsque l’électricité répond à peine à 20 % des besoins de consommation finale d’énergie en sol canadien, la fiabilité demeure importante. Cependant, elle sera bien plus importante dans le futur, car la consommation finale d’énergie connaîtra un essor jamais vu à cause de la façon dont l’IA s’alimentera en électricité.

Donc, je crois que nous aurons besoin plus que jamais de fiabilité à cause de notre recours croissant à l’IA. Et on dirait qu’ici, à Ottawa, il existe une volonté politique pour que la souveraineté des centres de données, de l’intelligence artificielle et de notre infrastructure électronique soit assurée. Même si nous ne savons pas exactement à quoi cela va ressembler, le tout prendra des proportions inouïes.

À votre avis, quels autres dossiers seront d’actualité pour le secteur de l’électricité en 2026, à part les centres de données et les hyperscalers?

Ce sera une croissance accrue de la demande et comment nous y répondrons grâce à notre souveraineté dans des secteurs cruciaux. Nous ne parlons pas uniquement d’IA. La semaine dernière, j’étais sur la Colline parlementaire pour intervenir dans le dossier de l’acier. Chaque pays du G-7 possède un secteur de l’acier très robuste. Les défis sont de taille, mais le Canada possède tant de ressources naturelles pour alimenter un secteur comme celui-là. Certainement, des difficultés surgissent dans l’immédiat avec des mises à pied annoncées par Algoma. Mais à long terme, les perspectives sont vraiment réjouissantes.
Quant à nos défis dans le commerce international, ils demeureront à court ou moyen terme. Mais à long terme, le Canada dispose des ressources et de l’énergie voulues pour devenir ce que le gouvernement souhaite : une superpuissance dans ces domaines. Qu’il s’agisse d’électricité, de minéraux critiques ou d’autres minéraux.

Nous entendons parfois des propos sortir de la Maison-Blanche, par exemple : « Nous n’avons pas besoin de ce qu’il y au Canada. » Mais nous pouvons démontrer que cela est faux.

Le plan d’affaires d’Électricité Canada, axé sur la croissance et l’optimisation économiques, la résilience et la sécurité énergétique, est maintenant en vigueur. Comme association, comment bâtissons-nous sur ces « grands rochers »?

Nos comités du Conseil d’administration ont subi leur baptême de feu et comprennent mieux ce qui se fait dans nos conseils et comités.

Pour ces trois objectifs stratégiques, je crois qu’en 2026, ces comités émettront des directives très claires qui nous aideront à centrer et à cibler davantage nos activités. Ainsi, dans ces trois domaines que tu as mentionnés, croissance et optimisation, résilience et sécurité, nous serons plus efficaces.

Dès la fin de 2025, nous avons franchi de premières étapes. Par exemple, le Comité de la sécurité a été très actif et davantage de nos PDG ont maintenant des cotes de sécurité. En novembre, nous avons lancé une série de séances d’information classifiées pour les membres du Conseil. Le Comité de la sécurité commence d’ailleurs à ressembler à l’Electricity Sub-sector Coordinating Council (ESCC). Cet organisme américain réunit des PDG et de hauts fonctionnaires pour échanger sur les enjeux les plus cruciaux du secteur.

De plus, au sein de deux autres comités, des PDG s’impliquent désormais dans ces dossiers. Ainsi, nous sommes plus fixés et mieux en mesure de défendre clairement les intérêts de notre secteur.

2026 regorge à la fois de défis et de possibilités. Quels défis sont à surveiller et quelles possibilités vous emballent-elles?
À mon avis, le plus grand défi du côté des politiques fédérales tient aux manières dont le gouvernement pourrait ou devrait nous aider à bâtir en vue de la demande future. Va-t-il atténuer ou non les défis que pose le choix de l’emplacement des projets? Je crois que le projet de loi C-5 (Unité de l’économie canadienne) ne laisse aucun doute que ce gouvernement est déterminé à réaliser de grands projets. Mais quelques problèmes persistent. Pour commencer, le projet de loi C-5 ne vise qu’un petit nombre de projets jugés d’importance nationale. D’abord, si nous voulons relever les défis de l’avenir, au lieu de dépendre d’un petit nombre de grands projets, nous devons dépendre d’un grand nombre de moyens et petits projets, comme la réfection d’installations existantes.

Ensuite, il faut résoudre les difficultés fondamentales qui découlent du choix d’emplacements et au dédoublement de la réglementation au sein de différents ministères. Il y a encore des lois et des règlements qui empêchent nos membres d’avancer dans leurs projets. Je pense au Règlement sur l’électricité propre, à la Loi sur les pêches, à la Loi sur l’évaluation d’impact et à la Loi sur les eaux navigables canadiennes.

Quant aux possibilités, eh bien nous savons que la demande va augmenter et continuera d’augmenter, même si les États-Unis prennent du recul en matière de protection de l’environnement et de décarbonation. Nous savons aussi que le client continue d’électrifier, qu’il s’agisse de transports, de chauffage domestique ou d’une automatisation accrue. Dans notre secteur en croissance, les possibilités sont réelles. Je vois l’avenir dans une optique positive, car un secteur de l’électricité en croissance s’harmonise très bien avec un gouvernement fédéral qui dit vouloir faire avancer des projets plus rapidement. Cela montre que nous verrons une véritable accélération des projets dans notre secteur.

Donnez-nous un aperçu de ce que le Flux Capacitor nous réserve en 2026.
Nous terminons 2025 avec 130 épisodes du balado et en 2026, nous célébrons le 135e anniversaire d’Électricité Canada! Je crois qu’en 2026, l’auditeur peut s’attendre à un retour aux échanges en personne et à moins de conversations par Zoom.
En 2025, j’ai réalisé quelques épisodes en personne et j’ai trouvé que les échanges étaient meilleurs. Comme Allan Danroth et moi en discutions pendant le 130e épisode, nous avons passé les cinq dernières années et demie devant nos écrans d’ordinateur et cela fait toute la différence de pouvoir converser et nouer des liens en personne et en temps réel.

J’espère aussi qu’on me recommandera d’autres lectures. Pendant la dernière année, nous avons reçu 22 excellentes recommandations. La première, qui est venue de Ross Johnson en début d’année, était le livre Ministry of the Future. J’ai lu cet ouvrage percutant, fantastique et effrayant. La dernière recommandation venait d’Allan : Vimy, de Pierre Berton. Je n’ai pas encore commencé à le lire, mais j’ai bien hâte de le faire, et de recevoir d’autres suggestions en 2026.

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Nouvelles 84 - décembre 2025

Une année d'événements d'Électricité Canada

2025 a été une année bien remplie pour Électricité Canada! Des conférences animées aux moments de réseautage mémorables, nous revenons sur les événements qui ont rassemblé notre industrie. Current Affairs s’est entretenu avec Faran Mirza, directeur du développement commercial et des événements, afin d’évoquer les moments forts, les leçons apprises et les perspectives pour 2026.

Bonjour Faran, merci de vous joindre à nous! Dans votre rétrospective de 2025, quels événements d’Électricité Canada mettez-vous en avant, et pourquoi?

Par où commencer? Cette année a été marquée par plusieurs grandes premières, et nous avons été particulièrement enthousiastes à propos des événements organisés en 2025. Je commencerais probablement par notre événement « Bâtissons », tenu en octobre dernier au Centre national des Arts à Ottawa, où nous avons réuni des représentants du milieu des relations gouvernementales, ainsi que nos membres et nos entreprises partenaires. Nous avons discuté de ce qui est nécessaire pour lancer la construction d’infrastructures électriques et de la manière dont le gouvernement et nos membres peuvent saisir cette occasion pour stimuler la croissance économique.

Je voudrais également souligner notre événement « AMP Talks » qui s’est tenu à Toronto, dans le légendaire El Mocambo, une salle où les Rolling Stones, Blondie et bien d’autres artistes célèbres se sont produits à l’époque, de la fin des années 50 jusqu’aux années 70. Aujourd’hui, c’est plutôt un musée, où l’on peut encore admirer d’incroyables artefacts du rock and roll. Comme nous avons l’habitude de réunir nos collaborateurs dans une salle de conférence ou un environnement de bureau fermé, c’était vraiment sympa de sortir de ce cadre traditionnel. Le format de l’événement lui-même était également très original. Nous avons organisé un événement de type « TED Talk » et offert à huit entreprises partenaires l’occasion de présenter à nos membres leurs innovations et leurs solutions pour la modernisation du réseau électrique, le tout sous forme de brefs exposés ou présentations de 12 minutes. Autant nos membres que nos entreprises partenaires ont tous deux apprécié ce format concis.

Et si je devais en choisir un troisième, je mentionnerais notre symposium sur les drones à Montréal, organisé en collaboration avec Hydro-Québec, qui était, je pense, le premier du genre! Ce symposium d’une journée portait exclusivement sur les drones et les technologies qui y sont liées, ainsi qu’à la manière dont ils sont utilisés pour résoudre des défis tant en santé et sécurité que dans le domaine des technologies électriques.

À quoi les membres et les entreprises partenaires d’Électricité Canada peuvent-ils s’attendre l’an prochain?
Nous comptons apporter plusieurs nouveautés, tout en poursuivant sur notre lancée. Nous voulons faire preuve de davantage de créativité dans la façon dont nous organisons nos rencontres et nos événements. Nous explorons de nouveaux lieux et de nouveaux espaces pour tenir nos rencontres et maintenir l’enthousiasme autour de nos événements.

Comme je l’ai mentionné, j’aimerais sortir nos participants du cadre traditionnel des salles de conférence. Cela dit, une chose ne changera pas : notre volonté de maintenir des liens solides entre nos membres et nos entreprises partenaires. Cela passe par des occasions privilégiées de se rencontrer, de discuter et d’échanger sur leurs enjeux et problèmes communs et sur les solutions possibles.

L’intégration de démonstrations concrètes est également devenue un élément clé. Lors de notre symposium sur les drones et de notre événement « Dynamiser les partenariats », nous avions environ 10 kiosques d’entreprises partenaires et huit présentations de projets du Centre d’excellence, et ces formats ont été très bien reçus. Les participants aiment pouvoir circuler, voir les choses de manière tangible et interagir avec les experts en la matière. C’est un aspect que nous souhaitons développer davantage.

Quelle est la principale leçon que vous avez retenue cette année concernant la gestion d’événements?

Je pense que le plus important, c’est l’expérience des membres et celle des entreprises partenaires. Nous veillons à ce que cela reste notre priorité, pour que chacun apprécie et que celui-ci favorise un climat propice au réseautage. En parlant de réseautage, j’ai appris à sortir des sentiers battus et à être plus créatif dans la manière d’organiser les événements pour encourager les gens à entrer en contact les uns avec les autres. L’objectif, c’est que tout le monde y trouve son compte, tout en vivant une expérience différente et stimulante.

Oh, et ne sous-estimez jamais l’impact d’un parapluie arborant votre marque!

Complétez la phrase suivante : En 2026, j’ai hâte de _______.

Créer des expériences encore plus marquantes pour l’ensemble de notre public, qu’il s’agisse de partenaires, de membres, de représentants gouvernementaux ou d’autres parties prenantes, et de créer des expériences uniques qui feront dire : « Cet événement organisé par Électricité Canada en 2026 était exceptionnel. Nous aimerions beaucoup y participer à nouveau en 2027. » J’ai également hâte d’entendre les impressions de nos membres et de nos entreprises partenaires, et de leur offrir davantage d’occasions de rencontrer de nouvelles personnes et de renouer avec d’anciens collègues.

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Nouvelles 83 - novembre 2025

Énergiser l’économie

Comment parviendrons-nous à énergiser l’économie? Le prochain sommet Dynamiser les partenariats, organisé par Électricité Canada à Vancouver, réunit des experts de tout le pays et de tout le secteur de l’électricité pour échanger précisément sur cette question. La rédaction d’Affaires courantes a rencontré Julia Muggeridge, vice-présidente des communications et de la durabilité, et Graeme Burk, directeur des communications à Électricité Canada pour savoir à quoi les participants à ce plus grand événement sectoriel de l’année peuvent s’attendre.

Cette année, Dynamiser les partenariats a pour thème énergiser l’économie. D’où vient l’idée de ce thème et comment se rapporte-t-il à l’actualité du secteur de l’électricité?

Graeme : L’idée nous est venue de BC Hydro! Je crois que c’est un thème pertinent, car au cours des 25 prochaines années, nous allons devoir électrifier l’économie plus que jamais. Le système d’électricité est soumis à tant de pressions et il y a tant d’infrastructures à bâtir. Mais nous allons nous buter à bien des obstacles. La question est donc de savoir ce que nous devons faire pour lancer les travaux et réussir à énergiser l’économie. Autrement dit, comment faire en sorte que cela se concrétise?

Julia : Notre PDG, Francis Bradley, dit toujours que « l’électricité, c’est le premier milliard ». Autrement dit, on ne peut pas vraiment parler d’une économie sans électricité. En somme, il faut d’abord s’occuper de l’électricité.

Qui devrions-nous voir à ce sommet?

Julia : C’est tout le secteur de l’électricité qui sera là! Des acteurs du milieu de l’énergie, le gouvernement de la Colombie-Britannique et le personnel de BC Hydro. Aussi, beaucoup de membres d’Électricité Canada y représenteront les technologies de production. Il y aura des chefs des finances, nos membres qui ont la désignation Électricité durable et bien sûr, nos entreprises partenaires.

Graeme : Les tables rondes et les échanges seront intéressants. Nous avons réuni des sommités en santé et sécurité qui se pencheront sur la sécurité des systèmes électriques, grâce à l’entreprise partenaire Engine Room. De plus, une table ronde portera sur les projets d’intérêt national et comptera deux membres autochtones en plus d’une personne de GT and Company. Pour former ces tables rondes, nous sommes allés chercher la crème chez nos entreprises partenaires et chez nos membres à l’échelle du pays.

Lorsque vous avez choisi les sujets et les orateurs, quels objectifs aviez-vous en tête?

D’abord, la conférencière principale sera Jennifer Williams, présidente-directrice générale d’Hydro-Terre-Neuve-et-Labrador, véritable pionnière de la collaboration interprovinciale. Elle va parler de l’entente de Churchill Falls conclue avec Hydro-Québec, projet qui permettra à la région de l’Atlantique de devenir mieux intégrée.

Il y aura des gens de Bruce Power et d’OPG qui pourront nous parler de la croissance actuelle du secteur nucléaire. Il y aura aussi des représentants de la Société d’énergie du Yukon qui pourront nous donner un aperçu de ce qu’est un réseau électrique nordique isolé.

En somme, nous verrons des perspectives variées et nous nous pencherons sur ce que nous voulons dire au grand réseau des parties prenantes et du gouvernement. Le secteur de l’électricité regorge d’innovations et de belles possibilités et nous voulons pouvoir parler de ces opportunités de partout au pays.

Pourriez-vous nommer deux choses que vous aimeriez que les participants retiennent de cette activité?

Je l’ai déjà dit, mais la première chose, c’est l’immense potentiel du secteur de l’électricité comme moteur économique des prochaines décennies.

Puis, je veux que les gens sentent qu’ils sont capables de trouver des solutions aux problèmes épineux qui surgissent constamment. Partout au pays et dans le secteur, nous avons des personnes compétentes, intelligentes et innovantes qui sauront composer ensemble avec certains des obstacles actuels. C’est fascinant de penser à la prochaine étape du réseau électrique et à ce à quoi elle ressemblera.

Consultez notre site Web pour en savoir plus sur « Bâtissons ».

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Nouvelles 82 - octobre 2025

Bâtissons

Le 29 octobre, le premier forum d’Électricité Canada sur les politiques qui se tiendra à Ottawa, « Bâtissons », réunira des fonctionnaires, des élus, des experts sectoriels, des chefs de file du secteur de l’électricité et des acteurs clés du milieu. L’objectif? Déterminer ce qu’il faut faire pour que le réseau électrique canadien passe à la prochaine étape de son existence. Affaires courantes a rencontré Brittany Botting, directrice de la production à Électricité Canada, pour en savoir plus.

Bonjour, Brittany, et merci d’avoir accepté de nous rencontrer. Pourquoi organiser un symposium sur cette question?

Nous voulons simplement réunir des voix diversifiées sur cette question : que faut-il faire pour bâtir l’infrastructure électrique d’aujourd’hui? Des acteurs du secteur, du gouvernement et d’ailleurs se retrouveront pour parler des gros dossiers à un moment unique où le pays souhaite bâtir de grands projets. Nous voulons galvaniser tout le monde et reconnaître le potentiel qui s’offre à nous : agrandir les réseaux électriques canadiens pour accroître notre souveraineté énergétique, répondre à la demande croissante, réduire les émissions à l’échelle de l’économie et stimuler la croissance économique.

Quels sujets seront abordés pendant le symposium?

Nous voulons vraiment nous pencher sur les possibilités actuelles du secteur, compte tenu du fait que le nouveau gouvernement veut bâtir. Nous voulons profiter de cette cadence pour penser audacieusement à la croissance économique. Comment pouvons-nous vraiment saisir cette occasion, maintenant que les Canadiens parlent tous de projets d’intérêt national? Et y a-t-il un projet d’intérêt national plus important ou plus beau qu’agrandir notre réseau électrique?

Nous allons aussi parler de technologies pour les incendies de forêt, de collaborations réussies avec des communautés autochtones touchées par des projets électriques, de ce qu’il faut faire pour réagir à la croissance de la charge qu’on observe partout au pays, et de bien d’autres choses encore!

Lorsque vous avez choisi les sujets et les orateurs, quels objectifs aviez-vous en tête?

D’abord, la conférencière principale sera Jennifer Williams, présidente-directrice générale d’Hydro-Terre-Neuve-et-Labrador, véritable pionnière de la collaboration interprovinciale. Elle va parler de l’entente de Churchill Falls conclue avec Hydro-Québec, projet qui permettra à la région de l’Atlantique de devenir mieux intégrée.

Il y aura des gens de Bruce Power et d’OPG qui pourront nous parler de la croissance actuelle du secteur nucléaire. Il y aura aussi des représentants de la Société d’énergie du Yukon qui pourront nous donner un aperçu de ce qu’est un réseau électrique nordique isolé.

En somme, nous verrons des perspectives variées et nous nous pencherons sur ce que nous voulons dire au grand réseau des parties prenantes et du gouvernement. Le secteur de l’électricité regorge d’innovations et de belles possibilités et nous voulons pouvoir parler de ces opportunités de partout au pays.

Pourriez-vous nommer deux choses que vous aimeriez que les participants retiennent de cette activité?

Je l’ai déjà dit, mais la première chose, c’est l’immense potentiel du secteur de l’électricité comme moteur économique des prochaines décennies.

Puis, je veux que les gens sentent qu’ils sont capables de trouver des solutions aux problèmes épineux qui surgissent constamment. Partout au pays et dans le secteur, nous avons des personnes compétentes, intelligentes et innovantes qui sauront composer ensemble avec certains des obstacles actuels. C’est fascinant de penser à la prochaine étape du réseau électrique et à ce à quoi elle ressemblera.

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Nouvelles 81 - septembre 2025

Alimenter l’acier canadien

Électricité Canada et l’Association canadienne des producteurs d’acier ont cosigné un rapport qui paraîtra prochainement, Alimenter l’acier canadien. Le document montre de quelles manières nos deux industries peuvent collaborer à renforcer la croissance économique, la sécurité et la résilience. Pour en savoir davantage, nous avons rencontré un des auteurs du rapport, Jay Wilson, directeur de la sécurité énergétique à Électricité Canada.

Bonjour, Jay, et merci d’avoir accepté de nous rencontrer. Comment ce rapport a-t-il vu le jour?

L’an dernier, l’Association canadienne des producteurs d’acier nous a invités à réfléchir à l’électrification et à la croissance de la sidérurgie. Ses membres produisent de l’acier et des produits d’acier partout au Canada. Ils anticipent tous une forte croissance de leur industrie au cours des 10 à 15 prochaines années. La sidérurgie est énergivore et les membres de l’association savent qu’ils auront besoin de beaucoup plus d’électricité – 430 % de plus d’ici 2050 – pour alimenter cette croissance.

Le secteur de l’électricité voit les choses du même œil. Il s’attend à ce que la construction de nouvelles infrastructures et les investissements connexes doivent augmenter massivement pour répondre à la demande. Et ce n’est pas uniquement le seul secteur de l’acier qui est en cause. Nous avons donc décidé de collaborer pour comprendre comment le secteur de l’électricité pourra contribuer à la construction des infrastructures sidérurgiques qui s’imposent.

Le projet est fascinant. D’abord, nos deux secteurs sont plus imbriqués qu’on pourrait le croire. Plusieurs des composants physiques qui produisent et fournissent de l’électricité sont fabriqués dans des usines d’acier qui utilisent de l’électricité pour faire fondre l’acier et forger des produits utiles. Et comme le Canada possède l’un des systèmes électriques les plus propres au monde, l’acier fabriqué avec notre électricité est plus propre que la plupart de celui qu’on trouve dans le marché. Par ailleurs, les consommateurs d’acier tiennent à ce que cette empreinte écologique soit réduite.

Si on pense à l’électrification du secteur de l’acier, quelles difficultés et possibilités l’avenir lui réserve-t-il?

Dans le secteur de l’électricité, les grandes infrastructures prennent beaucoup de temps à construire et nécessitent d’importants investissements. Prenons une ligne de transport majeure ou un projet hydroélectrique. L’obtention du permis nécessaire peut prendre 10 ans, ce qui n’est pas très intéressant pour les investisseurs. Ainsi, attendre jusqu’à une décennie pour pouvoir amorcer les travaux entraîne d’importants retards dans les mises à niveau. Autrement dit, les coûts du système électrique dans leur ensemble peuvent être plus élevés et la construction peut accuser des retards évitables.

L’usine d’acier qui souhaite produire plus d’acier propre doit collaborer avec son service public d’électricité afin d’accroître sa consommation électrique pour alimenter les nouveaux équipements. Mais s’il faut de 5 à 10 ans pour obtenir le permis nécessaire à la mise à niveau de la ligne de transport branchée à l’usine, cela n’est utile à personne – ni à ceux qui ont besoin de l’électricité, ni à quiconque a besoin d’une électricité fiable et abordable.

Dans ce contexte, l’octroi ou le refus des permis nécessaires dans un secteur finit par affecter tous les autres secteurs. Toute industrie qui souhaite prendre de l’expansion et croître devra utiliser plus d’électricité pour mieux servir sa clientèle. C’est un fait universel. Il s’agit d’une cause commune, car toutes les parties intéressées veulent la même chose. Les entreprises veulent plus d’électricité, une électricité la plus propre, la plus fiable et la plus abordable possible, et c’est ce que le secteur de l’électricité veut offrir. Nous sommes sur la même longueur d’onde.

Comment la situation politique avec les États-Unis affectera-t-elle l’électrification du secteur de l’acier?

Chaque année, des centaines de milliards de dollars de produits traversent la frontière, y compris de l’acier et de l’électricité. De bonnes relations commerciales des deux côtés de la frontière sont importantes, mais les droits de douane imposés cette année ont perturbé ces relations et semé beaucoup d’incertitude. Évidemment, le défi est de taille et il sera crucial d’arriver à une entente. Les gouvernements ont un rôle à jouer pour atténuer certaines des difficultés, et nous trouvons encourageant de voir que déjà, un soutien a été promis aux industries.

En fin de compte, qu’il y ait ou non des difficultés commerciales, l’acier est un besoin, tout comme l’électricité. Les entreprises canadiennes qui produisent de l’acier ont besoin d’énergie, de croître ou de produire le type d’acier dont les clients ont besoin.

Pourrais-tu nommer une chose que tu as apprise pendant la rédaction de ce rapport?

L’automne dernier, j’ai fait une visite de l’usine d’Algoma Steel à Sault Ste. Marie, en Ontario. Ce fut toute une découverte : voir de mes propres yeux les différentes façons de fabriquer de l’acier et d’en faire des produits.

Nous avons fait une visite des locaux où les nouveaux fours à arc électrique seraient installés. C’était fascinant de voir de près l’immensité des locaux, les équipements et l’infrastructure qui apportent des matières premières et de l’énergie là où on en a besoin. Les compétences et l’expertise démontrées dans une installation de ce genre sont omniprésentes. Je n’oublierai jamais avoir vu ces machines transformer en un clin d’œil un métal chauffé au rouge en feuilles et en tiges.

Écoutez l’épisode 118 du balado Flux Capacitor pour entendre une entrevue exclusive avec Catherine Cobden, présidente-directrice générale de l’Association canadienne des producteurs d’acier.

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